L’affaire Duhamel n’est pas un phénomène isolé !

« Un adulte sur 20, dans notre entourage a subi des violences sexuelles intra familiales dans son enfance » selon la sociologue Alice Debauche. L’inceste est la plus grande trahison à laquelle une personne peut faire face durant sa vie.

Selon une étude américaine réalisée en 2014 (étude ACE) plus les traumatismes dans l’enfance s’accumulent et plus les conséquences à l’âge adulte sont graves. L’inceste étant un acte souvent répété, les conséquences sont à la fois psychologiques et physiques et peuvent apparaître dans la suite de sa vie. La peur des gens, le sentiment de devoir constamment se protéger, perdre confiance dans son entourage proche ou éloigné. À la suite d’un tel évènement, la victime a bien souvent le sentiment que ses proches ne pourraient pas la croire et décide de garder le secret. Ce qui altère, bien évidemment, son bien être tout au long de sa vie. Elle pourrait vivre avec de la tristesse, ou bien se couper de ses émotions. Son mal être est compréhensible. Un membre de sa famille a commis des gestes incestueux sur elle ! Le seul coupable, et à 100%, c’est celui qui l’a agressé sexuellement. Mais comment vivre avec cet évènement ?

Comment vivre après un tel évènement ? Est-ce vraiment possible ? La première réaction pour de nombreuse victime est de se taire. D’ailleurs, « Qui pourrait me croire ? ». Il y a, également, la possibilité du déni. Puis un jour, c’est toute une vie qui s’effondre, « Les souvenirs remontent à la surface sans prévenir » et c’est une catastrophe.

La personne qui, dans son enfance, a vécu un inceste ne peut rien changer à l’horrible trahison dont elle a fait l’objet par le passé. Mais elle peut changer le rapport qu’elle entretient avec cet évènement, modifier les conséquences sur le cours de sa vie, reconsidérer les relations avec son entourage et tout particulièrement avec le reste de sa famille.

C’est, accompagnée d’une aide psychologique et avec du temps, que la victime d’inceste va pouvoir engager des changements personnels. Ce temps si précieux est nécessaire pour reconnaitre et surmonter le traumatisme, pour reconnaitre et exprimer ses émotions, et raviver l’espoir.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous propose de lire l’article de Yann Thompson de France Info.

Faites de 2021 une meilleure année !

Voici que nous entrons à peine en 2021 et bon nombre d’entre nous, quittons 2020 sans regret. Cette nouvelle année qui débute est une opportunité merveilleuse car elle offre les conditions idéales pour décider de certaines transformations relationnelles avec notre entourage. Cette perspective peut sembler effrayante et réjouissante à la fois car l’objectif vous paraît important à relever. Je vous propose de le faire ensemble et de faire de 2021 votre meilleure année !

Que révèle le succès des thèses complotistes ?

Il faut se rendre à l’évidence. La COVID-19 est une réalité et les thèses complotistes à son sujet également. Ces pratiques ne sont pas nouvelles, mais alors comment en expliquer l’essor dans des moments de crises ? Qu’elles sont les motivations des personnes qui les répandent ? Pour en savoir plus, suivez le lien ici.

Un article de Benoît Zagdoun et Louis San de France Télévision

« J’ai perdu ma mère »

Un article de Benoît Zagdoun de France Télévision

Depuis l’arrivée de la pandémie de COVID-19, les thèses complotistes n’ont pas cessé de se multiplier. Une vraie épidémie de fausses nouvelles qui font les gorges chaudes des réseaux sociaux. Mais que révèlent-elles de nos fragilités, de nos peurs et de nos croyances. Comment expliquer l’essor de ce phénomène ? La crise relationnelle se répand jusqu’à diviser non seulement l’opinion mais aussi l’intérieur des familles. Dans cet article de Benoît Zagdoun de France Télévision, des personnes témoignes des ravages des thèses complotistes dans leurs relations aves leurs proches. Pour lire l’article cliquez ici.

Dois-je continuer ma thérapie pendant le confinement ?

Alors que le second confinement vient tout juste d’être mis en place en France, nombreux sont les patients qui se demandent s’ils pourront continuer leur thérapie comme avant. C’est aussi une question que nous nous posons en tant que psychothérapeute.

Aujourd’hui et après l’expérience du précédent confinement, nous sommes nombreux, en tant que psychothérapeutes à avoir repensé notre façon de travailler pour assurer la continuité de nos séances auprès de nos patients. Habitué à les recevoir dans mon cabinet, fort est de constater que ce que je pensais momentané, semble s’installer pour une durée indéterminée, et m’oblige à transformer mon quotidien en tant que citoyen mais aussi en tant que professionnel.

Une chose est sûre, je ne pourrai plus exercer mon métier comme avant la COVID. Il y aura un avant et un après. J’ai du me réinventer tout en assurant un accompagnement de qualité pour mes patients. Heureusement les solutions sont nombreuses et le numérique est devenu un outil indispensable dans ma pratique. Evidement il ne remplacera jamais le présentiel, mais la séance « digitale », par téléphone ou bien par Skype, participe à la continuité de la thérapie et au « bien-être » du patient dans ce contexte anxiogène et répétitif. Ces nouvelles méthodes révèlent de biens belles surprises pour le patient et son thérapeute.

Pour compléter cet article et aller plus loin dans votre réflexion sur la question, je vous invite à lire le premier article que j’ai écrit en cliquant ici et puis d’écouter l’interview de la psychanaliste Geneviève Morel, sur la Chaine du Parlement en cliquant ici.

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P).

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P)

Qu’est-ce que c’est ?

<p class="has-small-font-size" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80">L’objet de cette activité est de <strong>parler collectivement sur sa pratique professionnelle</strong>. Organisé sous forme de groupe de paroles, le Groupe d'Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) analyse et facilite la compréhension des relations professionnelles du participant avec ses collègues ainsi qu’avec l’usager. L’objectif est de parler de soi en tant que professionnel.L’objet de cette activité est de parler collectivement sur sa pratique professionnelle. Organisé sous forme de groupe de paroles, le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) analyse et facilite la compréhension des relations professionnelles du participant avec ses collègues ainsi qu’avec l’usager. L’objectif est de parler de soi en tant que professionnel.

Pour qui ?

Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P) est destiné aux professionnels dont l’activité comporte une forte dimension relationnelle et humaine et qui auraient besoin d’un espace de paroles et de réflexions autour de leur travail. On retrouve souvent le GA2P dans les secteurs médico-sociaux tel que éducateurs, infirmières, aides soignant(e)s, assistantes sociales, enseignants.

Pour quoi ?

« L’intention préfigure l’action et la volonté de changement ». Vous désirez organiser un GA2P car il s’agit pour vous de favoriser l’amélioration des pratiques de vos collaborateurs, voire leur changement. Votre intention est d’aider à la transformation de pratiques professionnelles qui s’avèrent poser problème au bon fonctionnement de votre structure.

Un article du journal « Le Monde » sur l’après COVID-19

« On redoute un effondrement du système » : après la Covid-19, la crainte d’une « vague psychiatrique »

Par Faustine Vincent (Lecture 7′).

Le secteur psychiatrique estime que 10 % des malades ont été perdus de vue pendant le confinement et voit affluer de nouveaux patients sans antécédents.

Gilles Rapaport

La « vague psychiatrique » que redoutent les professionnels de santé depuis le début de la crise liée au Covid-19 commence déjà à monter par endroits et devrait déferler à la rentrée. « En psychiatrie, les effets ne dessinent pas une courbe en cloche comme dans les pandémies. Les conséquences vont se manifester dans les mois qui viennent, sur toute l’année »,prévient Thierry Baubet, psychiatre à l’hôpital Avicenne de Bobigny et pilote de la cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP) de Seine-Saint-Denis.

« A partir de septembre, on va voir tous les stress post-traumatiques, les épisodes dépressifs, les burn-out, ceux qui ont perdu un membre de leur famille… Les traumas psychiques vont arriver à la rentrée, c’est clair », confirme Dominique Januel, psychiatre à l’hôpital de Ville-Evrard (Seine-Saint-Denis) et pilote d’une étude d’évaluation clinique du confinement dont les résultats sont prévus en septembre.

Les pédopsychiatres s’attendent également à voir arriver les enfants abusés pendant le confinement, qui auront retrouvé un lieu où pouvoir parler en dehors du cercle familial avec la reprise de l’école. Interrogé mercredi 8 juillet à l’Assemblée nationale, le ministre de la santé, Olivier Véran s’est d’ailleurs engagé à « mettre le paquet sur la pédopsychiatrie », qualifiant d’« inacceptables » les difficultés d’accès aux soins sur certains territoires.

Consultations à distance.

La téléconsultation

LE BOOM DE LA CONSULTATION À DISTANCE

– Nouvelle époque, nouvelles pratiques –

<p class="has-text-align-center has-small-font-size" value="<amp-fit-text layout="fixed-height" min-font-size="6" max-font-size="72" height="80"><strong><strong>©-12 Mai 2020 / Michel Akrich</strong> / </strong>Temps de lecture: 6'©-12 Mai 2020 / Michel Akrich / Temps de lecture: 6′

Durant le confinement, la CONSULTATION À DISTANCE s’est révélée être un outil d’une grande utilité pour le patient et aussi pour le psychothérapeute. Composée de différentes « formules », la consultation à distance, divisait il n’y a pas si longtemps en France les professionnels de la thérapie. Aujourd’hui, elle est devenue à l’occasion de l’apparition du COVID-19, une pratique en pleine explosion. Mais est-elle suffisante pour accompagner efficacement mes patients dans leur parcours thérapeutique, et comment envisager l’avenir de ma pratique avec ce nouvel outil ? Retours d’expériences.

Le déconfinement enfin ! Entre peur et libération. Quelle attitude choisir ?

Après 55 jours de confinement nous allons « déconfiner ». Mais comment s’y préparer ? Certes, nous éprouvons un fort sentiment de libération et pourtant nous ne sommes pas totalement rassurés. Alors mieux vaut savoir ce qui peut nous attendre et comment y faire face. Comment surmonter les effets de ce moment si particulier ?

Le déconfinement est pour le 11 mai. Et malgré tout, il faut l’avouer, nous ne sommes pas tout à fait tranquille. Tout d’abord parce que nos inter-actions sociales vont soudainement augmentées et que nous nous sentirons exposés aux dangers du coronavirus. Nombreux seront stressés à l’idée de sortir dans les rues, les commerces, les restaurants. Et nous ne nous sentirons pas très à l’aise à l’idée de laisser nos enfants à l’école et celle de recommencer à travailler. La cause, la peur des autres et aussi la peur d’un « ennemi » invisible et tueur, j’ai nommé le coronavirus. Lorsque nous avons la sensation de ne pas pouvoir maitriser une situation, il n’est pas rare d’avoir des comportements, des sentiments et des pensées contradictoires.