Une constante sentimentale : la quête de l’amour à tout prix. Mais aujourd’hui, quelle est notre conception du couple ? Le célibat peut-il être une revendication ? Peut-on penser d’autres formes d’alliance ?
Avec
- Adila Bennedjaï-Zou Productrice de documentaires sonores
- Irène Théry Sociologue spécialisée dans la sociologie du droit, de la famille et de la vie privée, directrice d’étude à l’EHESS
Etre célibataire ?
« Je ne suis pas une militante du célibat. Le célibat tel que je le vis est à moitié subi, à moitié choisi. Ce qui m’a amené à produire la série « Ex-ologie, une vie de célibataire » est une interrogation sur mon célibat qui dure depuis 17 ans et dans lequel je tente d’y répondre avec mes ex passés. J’essaie de comprendre cet état de célibataire qui est assez discret. Il y a peu de militants du célibat. Aux Etats-Unis, il y a un mouvement qui dénonce une forme de célibatisme : des célibataires dénoncent la violence que l’on ferait aux célibataires. En France, c’est plus discret. Je voulais voir ce qu’était concrètement la condition de célibataire aujourd’hui. Il se trouve que nous sommes tous plus ou moins des intermittents du célibat et donc du couple » explique Adila Bennedjaï-Zou.
À lire aussi : Ex-ologie, une vie de célibataire
« Le mot de célibataire n’a plus le même sens, avant cela désignait quelqu’un qui n’était pas marié. Aujourd’hui, on est en couple si l’on se déclare en couple. Un couple peut être cohabitant ou non cohabitant par exemple. Un célibataire n’est pas forcément seul ou non-marié. (…) La grande opposition entre être en couple ou être célibataire n’existe plus. Il y a des parcours dans lesquels il y a plusieurs phases » analyse Irène Théry.
L’art d’aimer
« Le couple est en train de se transformer mais reste la base de notre vision de l’amour » selon Adila Bennedjaï-Zou. Irène Théry analyse que « l’art d’aimer aujourd’hui est l’art des transitions imperceptibles entre le coup d’un soir et l’amour de toujours. Ce qui a changé est que nous ne sommes plus dans l’idéal du couple d’autrefois » propose Irène Théry. Un podcast de Radio France de 58′
Bibliographie
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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