LNDT: @624. Épisode 1/13. Présentation – Le couple : récits intimes, mythe universel

Un podcast de Radio France (4′)

Le couple est à la fois une construction historique et un territoire intime. À travers des émissions de 1951 à 1987, ce programme d’archives fait entendre chercheurs, écrivains, psychanalystes et témoins anonymes pour éclairer les mythes, les tensions et les réalités vécues de la vie à deux.

Si le couple est le résultat d’un très long conditionnement social, souvent teinté d’une certaine misogynie et d’une perception archaïque des rôles de genre, le couple est aussi un espace clos, unique, où deux personnes créent un univers singulier qui n’appartient qu’à eux, qui n’aurait pu être généré que par la rencontre de leurs deux subjectivités propres. Cette Nuit « Le couple : récits intimes, mythe universel » propose d’explorer la dualité inhérente au couple, dans sa construction sociale et dans la pratique.

Aux origines du couple

Pour ouvrir cette Nuit, un épisode de 1957 de la série « La femme et le couple » se penche sur l’histoire du couple et en interroge la place centrale qu’il occupe à la fois symbolique, culturelle et matérielle dans l’organisation sociale. Dans un deuxième temps,  Claude Lévi-Strauss et Max-Pol Fouchet en explorent les formes à travers le monde, montrant combien cette structure, sous des visages multiples, semble universelle.

Le quotidien et ses épreuves

La série Enfer et bonheur du couple (1951) à travers trois épisodes, s’attache à la coexistence quotidienne, aux amitiés extraconjugales et à la place des enfants, horizon présenté comme incontournable. Ces émissions du début des années 50 révèlent une société encore fortement marquée par des rôles de genre stéréotypés.

Mythes, histoire et littérature

En 1966, Le couple, mythe et réalité analyse le poids des images et des récits dans la construction de l’amour moderne. Françoise d’Eaubonne, ainsi que des historiens et philosophes, évoquent les couples célèbres de l’histoire et de la littérature comme modèles fondateurs de notre imaginaire amoureux.

Paroles intimes

À partir de la fin des années 1970, les voix se font plus personnelles. Récits croisés, montages de témoignages et d’apports psychanalytiques composent une nouvelle façon de dire le couple, ses espoirs et son fatalisme au plus près de l’expérience vécue. C’est ce que nous propose les Nuits magnétiques d’abord en 1978 avec la série « Le couple d’aujourd’hui » de Nitzia Faloci et en 1987 avec « Histoires de couples » de Francesca Piolot.

Briser le tabou de la violence dans le couple

Dans un entretien de 1975, au micro de Jacques Paugam dans « Parti Pris », la journaliste et militante féministe Benoîte Groult aborde frontalement la violence dans le couple, brisant le silence autour d’un sujet longtemps tenu à l’écart du débat public. Une parole rare et nécessaire.

Une histoire récente de l’amour

Pour conclure, l’émission « Dialogues » en 1981 propose un débat entre l’historien Jean-Louis Flandrin et le sociologue Augustin Barbara sur le thème du mariage, en rappelant que notre conception du couple amoureux est récente : jusqu’au 19ème siècle, le mariage relève avant tout d’enjeux familiaux et sociaux. Une mise en perspective essentielle pour éclairer notre conception moderne du couple.

LNDT: @623. Les hurlements de Laëtitia « dépassaient les limites » : au procès de Guillaume Bucci, la honte des proches du couple

Un podcast de Radio France (1′)

Depuis lundi, à la cour d’assises de Digne-les-Bains, s’est ouvert le procès de Guillaume Bucci. Cet homme de 51 ans comparaît pour viols et actes de torture entre 2015 et 2022 sur Laëtitia, son ex-compagne. À la barre, les proches du couple regrettent de ne pas avoir donné l’alerte.

Au deuxième jour du procès de Guillaume Bucci devant la cour d’assises de Digne-les-Bains ce mardi 19 mai, des proches du couple sont interrogés pour comprendre la relation entre l’accusé et Laëtitia, son ex-compagne, sur qui il est soupçonné d’avoir infligé des sévices, des viols pendant plusieurs années, et de l’avoir contrainte à la prostitution.

« Je souhaite qu’il soit condamné pour tout ce qu’il a fait », témoigne avec dignité le fils aîné du couple

À la barre, ils sont envahis par la gêne, la honte, ou les deux. Comme cette tatoueuse qui a gravé la plus dégradante des injures sur la partie la plus intime du corps de Laëtitia. « J’ai essayé de l’en dissuader, mais elle m’a dit qu’il fallait le faire, se souvient Lisa. Ça a été horrible pour moi, je me suis dit que je ne ferais plus jamais ça. » La honte de cette voisine qui entendait les hurlements de Laëtitia au premier étage. « Ça dépassait les limites, on devait monter le son de la télé », se souvient-elle, en regrettant elle aussi de n’avoir pas donné l’alerte.

La honte de cet ancien ami de l’accusé à qui, au beau milieu d’une soirée barbecue, Guillaume Bucci a proposé d’avoir une relation sexuelle avec Laëtitia derrière la piscine, il l’a acceptée « sans envie », précise-t-il, mais « je me suis laissé aller, j’aurais pas dû faire ça ». Face à cette honte des adultes qui n’ont rien dénoncé surgit à la barre la dignité du fils aîné de l’accusé. Il a 17 ans et se souvient de la violence et de l’emprise de son père qu’il n’a pas revu depuis son incarcération il y a quatre ans et qu’il appelle désormais « Monsieur ». « Je vais très bien », dit l’adolescent, « je souhaite qu’il soit condamné pour tout ce qu’il a fait et que tout ça soit fini ».

LNDT: @586. La bisexualité

Un podcast de Radio France (2′)

La bisexualité demeure taboue encore aujourd’hui dans notre société. Pourtant, comme le montre la journaliste Camille Teste dans “Embrasser la bisexualité” (Les renversantes), cette orientation sexuelle progresse chez les 18-30 ans. Zoom sur la bisexualité.

LNDT: @585. La bisexualité, avec Camille Teste

Un podcast de Radio France (42′)

La bisexualité demeure taboue encore aujourd’hui dans notre société. Pourtant, comme le montre la journaliste Camille Teste dans “Embrasser la bisexualité” (Les renversantes), cette orientation sexuelle progresse chez les 18-30 ans. Zoom sur la bisexualité.

Avec

  • Camille Teste, journaliste et autrice

Notre invitée est Camille Teste, journaliste, essayiste et animatrice du podcast « Encore heureux » consacré à la santé mentale, dans lequel elle interroge la place du bien-être dans notre société. Elle vient de publier Embrasser la bisexualité, aux éditions Les Renversantes, un essai dans lequel elle cherche à désinvisibiliser cette orientation sexuelle et déconstruire les stéréotypes nombreux qui lui sont associés.

LNDT: @584. Deux films pour repenser l’amour extra-conjugal

Un podcast de Radio France (4′)

La question de la santé mentale et de la dépression a été soulevée suite à une publicité controversée. Guillemette Odicino présente deux films comme des alternatives cinématographiques : ‘Le temps de l’aventure’ et ‘La leçon de piano’.

Cher Ali,
Une pub a fait polémique récemment : le site de rencontres Gleeden avait placardé partout cette formule : « Contrairement à l’antidépresseur, l’amant ne coûte rien à la Sécu ». Le machin a énervé tout le monde à juste titre ! On pouvait ne pas aimer que l’adultère soit envisagé comme une solution bien-être. On pouvait être plus féministe en pensant « Ah d’accord, si les femmes sont déprimées, c’est forcément parce qu’elles sont mal baisées ! » En plus, tiens tiens, il est question d’amant : il n’ y aurait que les femmes qui sont déprimées et volages, alors que les mecs sont sages comme des images et n’achètent que de la vitamine C ? Sans parler du fait plus grave que cette pub traite la dépression et la santé mentale par-dessus la jambe… Moi, en plus de tout ça, je me suis dit « d’où c’est forcément relaxant d’avoir deux mecs ! Déjà un seul, c’est une charge mentale ! De plus, quand on a un amant, on court partout, on attrape des bus, des trains, on peut louper des marches, glisser sur le quai, ou se bousiller les cervicales en tentant une brouette moldave très coquine. Résultat : on sort sa carte vitale. Je préfère vous faire une ordonnance de deux films qui ne plaisantent pas avec l’amour extraconjugal.

Dans Le temps de l’aventure de Jérôme Bonnell, Alix, une actrice de quarante ans, croise le regard d’un homme dans un train. Elle apprend par hasard où il se rend, alors, sur un coup de tête, il s’y rend aussi. Comme de toute manière, elle n’arrive pas à joindre son compagnon, que son téléphone n’a plus de batterie et que sa carte Bleue est morte, autant aller au bout de l’aventure et passer toute la journée avec ce bel inconnu à l’hôtel. Et ? Ben, c’est tout, mais c’est beau, délicat, très burlesque par moment puisqu’elle se prend un poteau en pleine poire. Et puis cette femme est incarnée par la formidable Emmanuelle Devos, et l’amant d’un jour par Gabriel Byrne- mon dieu, pour trois secondes avec lui, je veux bien arracher toutes les pubs Gleeden avec les dents.

Des amants qui changent la vie d’une femme

Comme dans La Leçon de piano de Jane Campion, ce chef-d’œuvre de romantisme noir et ébouriffant. À cause d’un mariage forcé, Ada, mutique, est expédiée avec sa fille dans le bush néo-zélandais pour partager la vie d’un colon qui refuse de remonter de la plage où elle a accosté son bien le plus précieux et qui lui sert de voix : son piano. C’est un voisin qui le récupère…

Je pourrais vous parler des fesses d’Harvey Keitel, ah ça je pourrais vous en parler ! Vous dire que ce film montre que la sensualité peut sauver la vie d’une femme. Mais, je vais juste rappeler que La Leçon de piano fut, en 1993, la première Palme d’or de l’histoire du Festival de Cannes donnée à une réalisatrice. Reconnaître le talent des femmes, ça, je me demande si cela ne pourrait pas engendrer de sacrés économies à la Sécu…

LNDT: @583. Comment relancer le cycle du désir ?

Un podcast de Radio France (4′)

L’équilibre des relations de couples est parfois perturbé sur le plan du désir sexuel. Voici quelques conseils pour vous aider à repenser l’approche que vous vous faites de votre libido.

Voici une petite liste de conseils dressés par le psycho-sexologue et sexothérapeute Sébastien Landry et la sexologue clinicienne, psychologue, spécialisée dans le domaine des addictions Magali Croset-Calisto, au micro de Thomas Chauvineau dans l’émission « Grand bien vous fasse » :

1 – Le désir (sexuel) ne peut pas s’épanouir sans bien-être psychologique

C’est sans doute la base : le désir, en matière de sexualité, ne vient pas sur commande. Il dépend de l’état de conditionnement de votre esprit, qui peut varier d’un jour à l’autre selon d’autres priorités sociales qui viennent se greffer en amont.

Si votre esprit n’est absolument pas disposé, le désir sexuel est susceptible de manquer à l’appel : Magali Croset-Calisto explique que « la sexualité implique une harmonie de tout le corps. On peut remonter la source aux manifestations somatiques, comme le stress qui peut créer des insomnies, des problèmes de tachycardie, d’arythmie cardiaque, des grosses fatigues. La sexualité va de pair avec l’épanouissement général qui se pense à plusieurs degrés :

La réalisation de soi

Accomplir ses besoins physiologiques, ses besoins de sécurité au quotidien pour que le désir soit stimulé.

L’amour

La reconnaissance par le groupe et ses pairs

Qu’est-ce que le désir ?

Le Robert nous dit que « c’est la tendance consciente et suscitée par quelqu’un au plaisir sexuel« . Toutes les sciences humaines de la philosophie à la psychologie, en passant par la psychanalyse, la sexologie s’y sont intéressé. En philosophie, c’est une affaire d’émotions, en psychanalyse, c’est ce qui nous maintient en vie et en sexologie, c’est ce qui nous maintient en vie à la fois individuellement et mutuellement au sein du couple, ce qui va définir le couple sentimental.

LNDT: @582. SEXUALITÉ et LIBIDO – 8 conseils pour stimuler votre désir

Un podcast de Radio France (4′)

L’équilibre des relations de couples est parfois perturbé sur le plan du désir sexuel. Voici quelques conseils pour vous aider à repenser l’approche que vous vous faites de votre libido.

Voici une petite liste de conseils dressés par le psycho-sexologue et sexothérapeute Sébastien Landry et la sexologue clinicienne, psychologue, spécialisée dans le domaine des addictions Magali Croset-Calisto, au micro de Thomas Chauvineau dans l’émission « Grand bien vous fasse » :

1 – Le désir (sexuel) ne peut pas s’épanouir sans bien-être psychologique

C’est sans doute la base : le désir, en matière de sexualité, ne vient pas sur commande. Il dépend de l’état de conditionnement de votre esprit, qui peut varier d’un jour à l’autre selon d’autres priorités sociales qui viennent se greffer en amont.

Si votre esprit n’est absolument pas disposé, le désir sexuel est susceptible de manquer à l’appel : Magali Croset-Calisto explique que « la sexualité implique une harmonie de tout le corps. On peut remonter la source aux manifestations somatiques, comme le stress qui peut créer des insomnies, des problèmes de tachycardie, d’arythmie cardiaque, des grosses fatigues. La sexualité va de pair avec l’épanouissement général qui se pense à plusieurs degrés :

La réalisation de soi

Accomplir ses besoins physiologiques, ses besoins de sécurité au quotidien pour que le désir soit stimulé.

L’amour

La reconnaissance par le groupe et ses pairs

LNDT: @581. Sexualité : comment « retrouver les ailes du désir » ?

Un podcast de Radio France (53′)

Quelle est la mécanique du désir ? Quels sont les facteurs qui l’entravent ? Comment expliquer une baisse du désir sexuel sans que ne pré-existe une psychopathologie ou une difficulté physique ? Comment éviter la culpabilité de ne pas ou ne plus désirer ? Vos questions sur les pathologies du plaisir et du désir.

Les pathologies du désir et du plaisir  

Quelle est la mécanique du désir ? Quels sont les facteurs qui l’entravent ? Comment expliquer une baisse du désir sexuel sans que ne pré-existe une psychopathologie ou une difficulté physique ? Comment éviter la culpabilité de ne pas ou ne plus désirer ? Et comment « retrouver les ailes du désir » ? 

LNDT: @580. Comment comprendre et stimuler notre cerveau érotique ?

Un podcast de Radio France (53′)

Les découvertes neuroscientifiques s’accordent pour dire que l’organe sexuel le plus puissant ne se situe pas entre nos jambes, mais bien entre nos deux oreilles. Le cerveau agirait comme un chef d’orchestre de nos désirs et de notre jouissance, stimulant nos parties érogènes et nos organes sexuels.

Mais concrètement comment ça fonctionne ? Qu’est-ce qu’on appelle le cerveau érotique ? Quelle est la différence entre celui de la femme et celui de l’homme ? Et dans quels cas ce cerveau érotique peut-il être sujet à certains troubles, et comment y faire face ? Quelles sont les pratiques qui pourraient stimuler au quotidien et en douceur notre cerveau érotique ?

LNDT: @579. Le « sexe positif », consentement et féminisme au cœur des relations sexuelles

Un podcast de Radio France (44′)

Avec le « sexe positif », le consentement et la parole des femmes, et avec elle le « non », sont au cœur des relations sexuelles, qu’il s’agisse de relations de couple ou d’un soir. Discussion avec Ludivine Demol Defe, universitaire spécialiste de la consommation pornographique chez les jeunes.

L’invitée, Ludi Demol Defe, explique que le choix est au cœur de la philosophie « sex positif ». « Il existe une vision où le sexe est considéré uniquement comme un outil de procréation, voire pour certains courants féministes, comme un outil de domination masculine, et le mouvement sexe positif, qu’on peut aussi appeler philosophie, est une façon d’entrevoir le sexe et la sexualité comme quelque chose pouvant être épanouissant et où on a le choix. »