« Un adulte sur 20, dans notre entourage a subi des violences sexuelles intra familiales dans son enfance » selon la sociologue Alice Debauche. L’inceste est la plus grande trahison à laquelle une personne peut faire face durant sa vie.
Selon une étude américaine réalisée en 2014 (étude ACE) plus les traumatismes dans l’enfance s’accumulent et plus les conséquences à l’âge adulte sont graves. L’inceste étant un acte souvent répété, les conséquences sont à la fois psychologiques et physiques et peuvent apparaître dans la suite de sa vie. La peur des gens, le sentiment de devoir constamment se protéger, perdre confiance dans son entourage proche ou éloigné. À la suite d’un tel évènement, la victime a bien souvent le sentiment que ses proches ne pourraient pas la croire et décide de garder le secret. Ce qui altère, bien évidemment, son bien être tout au long de sa vie. Elle pourrait vivre avec de la tristesse, ou bien se couper de ses émotions. Son mal être est compréhensible. Un membre de sa famille a commis des gestes incestueux sur elle ! Le seul coupable, et à 100%, c’est celui qui l’a agressé sexuellement. Mais comment vivre avec cet évènement ?
Comment vivre après un tel évènement ? Est-ce vraiment possible ? La première réaction pour de nombreuse victime est de se taire. D’ailleurs, « Qui pourrait me croire ? ». Il y a, également, la possibilité du déni. Puis un jour, c’est toute une vie qui s’effondre, « Les souvenirs remontent à la surface sans prévenir » et c’est une catastrophe.
La personne qui, dans son enfance, a vécu un inceste ne peut rien changer à l’horrible trahison dont elle a fait l’objet par le passé. Mais elle peut changer le rapport qu’elle entretient avec cet évènement, modifier les conséquences sur le cours de sa vie, reconsidérer les relations avec son entourage et tout particulièrement avec le reste de sa famille.
C’est, accompagnée d’une aide psychologique et avec du temps, que la victime d’inceste va pouvoir engager des changements personnels. Ce temps si précieux est nécessaire pour reconnaitre et surmonter le traumatisme, pour reconnaitre et exprimer ses émotions, et raviver l’espoir.
Et si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, je vous propose de lire l’article de Yann Thompson de France Info.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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