LNDT: @600. Izia, 8 ans : « Même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres »

Un podcast de Radio France (3′)

C’est un handicap dit « invisible ». Le TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes. Ce jeudi est la journée internationale consacrée à ce syndrome. Rencontre à Amiens avec Izia, 8 ans, et sa maman Nora, toutes les deux atteintes.

« Le TDAH, c’est une maladie qui peut nous rendre stressé, en colère et triste ». Izya, 8 ans, a écrit un petit texte pour définir ce qu’est le trouble de l’attention avec hyperactivité. Chez elle, ce TDAH, qui concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes, soit 2 millions de personnes, se manifeste notamment par des « impatiences » : « Je voulais aller à la piscine, mais mon père m’a dit non, alors j’ai fait une petite crise », raconte par exemple la jeune fille. Mais, « même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres ! »

« On est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins »

C’est toute la famille amiénoise qui est concernée par le TDAH. Les deux frères d’Izya, 17 et 12 ans, sont eux aussi atteints, comme leur maman, Nora : « C’est la TDAH family ! », sourit la mère de famille âgée de 49 ans. « Une maison TDAH, ce n’est pas souvent très bien rangé. C’est rangé une heure ! ». La maman doit continuellement se battre pour la prise en charge médicale : « Ça fait deux ans que j’envoie des mails et que je me présente en neuro-pédiatrie au CHU d’Amiens. Nous, on est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins. » Une prise en charge qui a un coût financier important pour la famille.

Nora aimerait que l’État consacre plus de moyens pour la prise en charge médicale et éducative des TDAH. Mais aussi que le regard change sur la maladie : « Il faut ouvrir son esprit, essayer de ne pas juger sans connaître la situation de l’autre et s’ouvrir à tous ces handicaps invisibles. »

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MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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