Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @12. Inceste: la force du silence familiale.

L’inceste nouveau phénomène de société ? Des voix s’élèvent depuis la parution du livre « FAMILIA GRANDE » de Camille KOUCHNER. Un @Metoinceste voit le jour et avec lui des centaines de témoignages – voir bientôt des milliers – de victimes se mettent à parler. Une voix qui se fait entendre et qui ouvre la voie (voix) pour d’autres restées si longtemps silencieuses… ou jamais écoutées.

Camille Kouchner est devenue, par son écriture, la porte parole des victimes de l’inceste. Elle a écrit un récit qui sauve des vies de l’indifférence. Avant elle, d’autres se sont élevées pour exprimer leur malaise de victime. Mais ont-elles été entendu ?

À l’évidence NON ! La négligence, l’ignorance même dont ont fait preuve les autorités, la justice et les médias à l’égard de cet « assassinat de l’enfance » est elle le fait d’une société, qui sacrifie, sur l’autel des valeurs et de l’unité familiale, sa jeunesse fragile et vulnérable ? Cette famille aussi, sensée protéger en son sein ses enfants et leur avenir. Cette structure supposée donner du cadre. Celui qui éduque, qui donne des repères, qui donne des valeurs et avec lesquelles nous vivons et grandissons. Ce cadre encore qui influence notre avenir d’adulte. Alors, dites moi quel est le cadre que communique cet adulte à l’enfant qu’il abuse ? Qui plus est dans le giron familiale. Cette famille qui, par son silence, tue pour la deuxième fois l’enfant qu’elle devrait protéger. Le silence semble bien gardé ! Pour combien de temps encore ?

Aujourd’hui les langues se délient et pour participer à casser le silence, et pour comprendre ce qui « fait encore taire les victimes de violences sexuelles« , je vous partage les merveilleux podcasts de Charlotte PUDLOWSKY du site « louie média » qui donnent un fabuleux éclairage sur la fabrique du silence autour de l’inceste. Pour l’écouter il vous suffit de cliquer ici.

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MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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