Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @06. Dois-je continuer ma thérapie pendant le confinement ?

Alors que le second confinement vient tout juste d’être mis en place en France, nombreux sont les patients qui se demandent s’ils pourront continuer leur thérapie comme avant. C’est aussi une question que nous nous posons en tant que psychothérapeute.

Aujourd’hui et après l’expérience du précédent confinement, nous sommes nombreux, en tant que psychothérapeutes à avoir repensé notre façon de travailler pour assurer la continuité de nos séances auprès de nos patients. Habitué à les recevoir dans mon cabinet, fort est de constater que ce que je pensais momentané, semble s’installer pour une durée indéterminée, et m’oblige à transformer mon quotidien en tant que citoyen mais aussi en tant que professionnel.

Une chose est sûre, je ne pourrai plus exercer mon métier comme avant la COVID. Il y aura un avant et un après. J’ai du me réinventer tout en assurant un accompagnement de qualité pour mes patients. Heureusement les solutions sont nombreuses et le numérique est devenu un outil indispensable dans ma pratique. Evidement il ne remplacera jamais le présentiel, mais la séance « digitale », par téléphone ou bien par Skype, participe à la continuité de la thérapie et au « bien-être » du patient dans ce contexte anxiogène et répétitif. Ces nouvelles méthodes révèlent de biens belles surprises pour le patient et son thérapeute.

Pour compléter cet article et aller plus loin dans votre réflexion sur la question, je vous invite à lire le premier article que j’ai écrit en cliquant ici et puis d’écouter l’interview de la psychanaliste Geneviève Morel, sur la Chaine du Parlement en cliquant ici.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Laisser un commentaire