LNDT: @477. Psychologie du Bien et du Mal

Un Podcast de Radio France (7′)

Avec

Laurent Bègue est professeur de psychologie sociale à l’université de Grenoble et a accepté d’appliquer sa « Psychologie du bien et du mal » à cet endroit si particulier et si touristique du quartier de Montmartre. Pour ceux qui n’y sont jamais allés, vous avez d’un côté perché sur la butte, le majestueux sacré cœur et en contre-bas, Pigalle, avec ses bars, ses salles de spectacles et ses sex-shop, qui symbolisent la débauche pour les uns et l’extase pour les autres…

Notre itinéraire est simple, nous l’avons calqué sur celui d’un touriste qui ne veut rien rater. A pied, en petit train, en couple ou en groupe ; un circuit type avec deux temps fort : la basilique et le bar « borgne ».

Un formidable terrain d’étude sur le sens que donnons aux notions de « moralité », « d’immoralité », ou encore « d’amoralité » et les petits arrangements qui en découlent.

LNDT: @476. Justice et psychologie

Un Podcast de Radio France (5′)

Quelques pas dans un couloir et voici l’accusé, qui se retrouve devant le juge. L’accusé s’appelle Pink, il est le héro principal de l’opus magnum de Pink Floyd, « le Mur ». Le procès de Pink constitue le point d’orgue de cet album conceptuel. Pink est un personnage fou. Mais sa folie trouve ses sources dans son passé : il est aliéné depuis son enfance, enfance étouffée par sa mère, aliéné ensuite par un système scolaire oppressant, aliéné de nouveau par les relations conflictuelles avec sa femme. Oppressé, il devient l’oppresseur. En lisant les conclusions d’une étude étonnante parue cet été dans la célèbre revue scientifique « Science », je me suis dit que les Pink Floyd ont très bien compris le fonctionnement de la justice: après avoir compris les raisons psychologiques de la confusion de Pink, le juge le condamne à une peine symbolique – la destruction du mur qui le sépare du monde. « Science » a étudié l’influence des facteurs psychologiques sur le comportement de 181 juges aux Etats-Unis. Figurez-vous que quand la défense met en avance le fait que l’accusé est un psychopathe, la sentence moyenne est de 14 années de prison. En revanche, si la défense essaye d’expliquer devant le juge la biologie de la psychopathie de l’accusé, eh bien, la sentence moyenne prononcée est d’une année seulement

LNDT: @475. La psychologie clinique

Un Podcast de Radio France (54′)

Avec

Peu de termes sont aussi difficiles à définir que psychologie et quand on y adjoint l’adjectif clinique, la définition devient souvent interrogation. C’est pourtant dans ce domaine essentiel de l’approche des caractères et des comportements que nous allons essayer d’entrer. Quelle est la formation d’un psychologue ? Quel est le rôle d’un psychologue ? C’est ce que nous allons voir avec nos deux invitées : Madame Michèle Montreuil et Madame Martine Blanchard.

  • Martine Blanchard,
  • Michèle Montreuil,

LNDT: @306. L’épigénétique et la transmission des traumatismes ancestraux

Un podcast de Radio France de 55′

La transmission intergénérationnelle de certains traumatismes vécus par nos ancêtres se fait, non pas seulement par la connaissance ou l’intuition que nous en avons, mais aussi par l’intermédiaire d’une empreinte, une sorte de cicatrice biologique qui se perpétue au cœur même de nos cellules.

Avec

Cette découverte fondamentale qui met à jour le lien entre ADN et mémoire ancestrale doit tout à une science encore nouvelle, l’épigénétique. En grec, épi veut dire « en plus », « au dessus ». L’épigénétique, c’est donc la science de ce qui complète la génétique. Il nous faut remonter le temps, pour un voyage au fil des générations, sur les traces des traumatismes de nos pères et de nos mères, et de leurs ascendants. Dans cette traversée, il sera question de l’ADN, de la réconciliation d’Alice et de Léa, mère et fille, toutes deux victimes d’une tragédie familiale, mais aussi de l’odeur du café et du pain grillé. L’écrivain William Faulkner nous rappelait déjà, dans son livre « De bruit et de fureur », que  » Le passé n’est jamais mort, il n’est même pas passé », réflexion qui peut faire penser à Nietzsche et son « concept » de l’éternel retour. Cette épisode montre comment ces blessures anciennes et ces secrets de famille influencent la façon dont s’expriment, ou au contraire se taisent, certaines régions de notre propre ADN, un peu comme si elles demeuraient inscrites dans une sorte de livret de famille cellulaire car l’épigénétique nous révèle que nos ancêtres, bien au-delà de leurs portraits sépia, laissent une empreinte indélébile dans la façon dont nos gènes s’expriment ou se taisent.

LNDT: @272. Le dispositif Mon soutien psy se renforce contre la souffrance physique

Une information de l’Assurance Maladie

Le dispositif Mon soutien Psy permet à toute personne (dès 3 ans) angoissée, déprimée ou en souffrance psychique, de bénéficier de séances d’accompagnement psychologique avec une prise en charge par l’Assurance Maladie. Créé en 2022, il a évolué depuis le 15 juin 2024.

Un accès simplifié aux psychologues

Plus besoin de passer par un médecin traitant (ou une sage-femme) pour bénéficier d’un suivi psychologique.

Davantage de séances remboursées

Le nombre de séances remboursées à 100 % par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé (mutuelles) passe de 8 à 12 par année civile et par personne. 

Une revalorisation des tarifs

Pour encourager les psychologues à rejoindre le dispositif, le tarif de la consultation psychologique passe de 30 à 50 euros. 

Un dispositif dédié aux étudiants

Les étudiants ont également leur programme : « Santé psy étudiant » qui leur permet de bénéficier de 12 séances gratuites. 

LNDT: @177. « C’est quoi l’amour, maîtresse ? » Un podcast pour plonger dans les coulisses de l’éducation sexuelle à l’école

Un podcast de Radio France (3′)

Institutrice, Lolita Rivé raconte dans son podcast comment elle a voulu mettre en place dans sa classe les cours d’éducation sexuelle obligatoires au programme. Un parcours semé d’embûche, de doutes et d’adversité. Passionnant.

« C’est quoi l’amour, maîtresse ? » est un podcast au titre poétique mais qui s’aventure sur une terrain miné, qui explore un des domaines les plus sensibles, un des sujets les plus inflammables : l’éducation à la sexualité en milieu scolaire.

Derrière le micro, Lolita Rivé, 35 ans, 10 ans de journalisme au compteur et désormais institutrice. Cette année, avec ses élèves de CE1 elle a décidé de faire des cours d’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle. Des cours qui sont censé être obligatoires depuis plus de 20 ans, à raison de trois séances chaque année, du CP à la Terminale. Elle a donc décidé d’enregistrer ces sessions, mais aussi les innombrables questions et doutes qu’elles génèrent.

La jeune enseignante savait qu’elle mettait les pieds sur un terrain sensible : les questions de sexualités, de genre, le sexisme, l’homophobie ou la prévention sont toujours des sujets délicats à aborder. Mais elle va découvrir, qu’elle est en fait entrée sur un véritable champ de bataille. Car aborder ces questions dans le cadre scolaire est loin, très loin de faire l’unanimité. Les adversaires de l’éducation sexuelle à l’école sont nombreux et parfois très virulents. Du désaccord de fond aux accusations parfois les plus violentes, le sujet est loin d’être apaisé.
Et ce que l’on découvre au fil de ce podcast signé Binge audio, c’est combien les instituteurs et les profs peuvent être laissés seuls en première ligne sur le sujet avec bien peu de formation, de cadre et de consignes claires. Ce n’est d’ailleurs par la moindre qualité de ce podcast que de proposer une documentation complète et passionnante, composant ainsi un support de ressources précieux pour tous ceux qui veulent mieux appréhender le sujet et que l’on peut consulter sur la page du podcast.

Des profs et des instituteurs laissés bien seuls face à des associations, des parents d’élèves parfois très virulents, n’hésitant pas toujours à soupçonner les pires intentions.

Et si je me trompais ? se demande l’autrice de ce podcast au détour d’une conversation. Et c’est ce qui en fait tout l’intérêt. Quelle que soit son opinion, sa conviction, sur un sujet aussi sensible, un peu de doute et de nuance sont absolument nécessaires. Pas sûr que ce soit le cas de tous ceux qui s’expriment parfois très violemment sur le sujet…

LNDT: @176. Parents : doit-on toujours être d’accord sur l’éducation des enfants ?

Un podcast de Radio France (58′)

Grand entretien avec le pédopsychiatre Antoine Guedeney autour de la notion d’alliance parentale, malgré les conflits, les séparations et les grands bouleversements de la vie.

Avec

  • Antoine Guedeney Pédopsychiatre et psychanalyste à l’hôpital Bichat à Paris

La citation
« La plupart du temps, les enfants ne souffrent pas d’un désaccord entre les parents quand ils ne sont pas pris à partie, quand on ne les prend pas comme témoins et qu’on ne se sert pas d’eux l’un contre l’autre. Le problème n’est pas qu’il y ait des désaccords, il y en a toujours. Là où ça coince, c’est quand un conflit devient la guerre (…) Ce que j’ai pu observer, c’est des couples qui ont du mal à accepter que chacun puisse avoir une place et un rôle spécifiques ; il faudrait que les tâches soient parfaitement partagées et équitables, or pour les enfants ça n’a aucun sens. On n’est pas pareils, chacun doit jouer son rôle de façon articulée et complémentaire : on n’est pas obligé de prendre la place du père parce qu’on est le papa et inversement »,      Antoine Guedeney

Parents : doit-on toujours se mettre d’accord sur l’éducation quand on a eu des enfants ensemble ? Le sujet peut paraitre trivial, car nombreux sont les parents qui y réfléchissent.

Antoine Guedeney est pédopsychiatre, professeur émérite à l’université de Paris-Cité. Il a dirigé la policlinique Ney-Jenny Aubry, rattachée à l’hôpital Bichat à Paris, il a reçu le Grand Prix de la recherche de l’Institut de France et le René Spitz Research Award de l’Association mondiale de santé mentale du jeune enfant (WAIMH), dont il a été président.

Le sous-titre du livre que publie Antoine Guedeney chez Odile Jacob : Petit guide de l’alliance entre parents, plutôt que le titre, Du bon usage des pères, a son importance, car il est autant question des pères que des mères dans ce livre nourri par sa pratique et ses rencontres en consultation. Précisons que le propos développé tient compte de l’existence de couples homoparentaux et des parents qui élèvent seuls leurs enfants.

Comment donc s’inventer une complémentarité sans subir des rôles pré-écrits pour les pères ou les mères et sans que la domination s’invite dans la relation ? Comment être intelligents ensemble malgré les conflits et les désaccords, les disputes, les séparations, ou quand on s’est quittés depuis longtemps ? Éléments de réponse dans le cours de cet entretien qui a commencé par un rappel : quand il s’agit d’éducation, les désaccords non résolus entre parents sont délétères pour les enfants.

HST.08: LE TRIANGLE DRAMATIQUE

Expliqué par Francine Baraban

LE TRIANGLE DRAMATIQUE ou triangle de Karpman 

Ce triangle dit dramatique est une des bases de jeux psychologiques décrits en Analyse Transactionnelle. Les jeux psychologiques pouvant être dramatiques jusqu’à entraîner la mort. Ici on joue à deux mais comme dans la plupart des jeux il y a un gagnant et un perdant.  Donc il y a trois pôles dans lesquels une personne va passer successivement.

Le pôle du sauveur, celui du persécuteur et celui de la victime. Chacun de nous, en fonction de son histoire ( pour obtenir l’attention et donc l’amour de sa mère ou figure maternelle ) se situe dans un pôle : 

LE SAUVEUR

Si enfant on nous a laissé croire que nous pouvions « sauver »notre mère, de l’ennui, de la dépression, de l’immaturité, de la mésentente dans le couple etc.. Le sauveur, peut entretenir consciemment ou inconsciemment celui qu’il veut sauver dans sa posture de victime pour exister. Car le sauveur perd son influence lorsque la victime retrouve son autonomie. C’est pourquoi certains sont très enclins à vouloir sauver l’autre à tout prix.

LE PERSÉCUTEUR

Si enfant nous avons dû « persécuter » notre mère pour obtenir la satisfaction de nos besoins comme par exemple hurler, pleurnicher, tirer sur sa jupe, ne pas dormir etc…, bref, un petit tyran.  Dans le triangle de Karpmann, la victime de l’un devient rapidement le bourreau de l’autre. Et le sauveur de l’un prend à son tour un rôle de victime. Pour nous affranchir du triangle de Karpmann, nous devons déjà bien en comprendre le fonctionnement du trio en mouvement.

LA VICTIME

Si enfant nous avons vécu de la maltraitance quelle qu’elle soit. Une maltraitance parfois sournoise et indirecte, corporelle certes mais surtout psychologique.  Or le Sauveur et le Persécuteur ne pouvant exister que parce qu’il y a une Victime vont se mettre en devoir d’en chercher une. Et la Victime va chercher son Persécuteur – victime / bourreau – et son Sauveur pour pouvoir jouer et donc exister.  A savoir que chacun va passer dans les trois pôles afin de jouer au mieux. 

La Victime pouvant persécuter et le Persécuteur pouvant être Victime. 

Idem pour le Sauveur pouvant être Persécuteur et passer Victime. 

Les Jeux

De nombreux jeux ont été nommés par Éric Berne ( créateur de l’Analyse Transactionnelle/ AT ), dans son livre « Des jeux et des hommes », tels « pauvre de moi » victime. « Cette fois je te tiens salaud » persécuteur , « Oui mais » persécuteur.  Le « oui mais » voulant dire non et « vas te faire foutre  » . Un excellent film « Oui mais » avec Gerard Jugnot nous parle de ces jeux. 

Les victimes, qui souffrent de harcèlement, ou d’abus de pouvoir sont généralement impliquées dans ce triangle dramatique. Elles ont besoin, pour s’en sortir de comprendre et d’analyser ce triangle avant de retrouver leur autonomie.  A savoir que c’est LA VICTIME QUI A LE POUVOIR . S’il n’y a plus de Victime, il n’y a plus de jeu, et donc plus de place pour le Sauveur ni le Persécuteur. 

On ne peut sauver personne. 

Chacun est responsable de sa vie et de sa santé. 

Il y a une grande différence entre vouloir sauver et aider ! …          

Francine Baraban

HST.06: Faut-il vraiment se détacher du passé ?

Un podcast de Radio France de 52′.

Comment vivre avec son passé ? Notre passé fait-il notre force pour le présent et l’avenir ? Ou bien faut-il s’en détacher pour mieux avancer ? L’écrivain et philosophe Charles Pépin tente de répondre à la question.

Dans cette actualité très anxiogène, le passé peut apparaître pour certains comme un refuge apaisant. Se souvenir des belles choses. L’odeur des beignets à la fleur d’oranger de ma grand-mère, l’odeur de la craie à l’École Saint-Nicolas de Toulouse, ce voyage en Italie et en Allemagne, en bus en camp d’ado, l’été des 16 ans, et mille autres souvenirs bienfaisants.

Et bien sûr, comme tout le monde des souvenirs plus déplaisants que l’on peut avoir la tentation de mettre sous le tapis. Pour certains d’entre vous, il s’agit de vivre avec une mémoire traumatique qui empêche de vivre pleinement le présent et qui empêche de se projeter dans le futur.

LNDT: @142. Psychogénéalogie: l’héritage de nos ancêtres

Un reportage de 53′ de Radio France

Comme l’écrivait Françoise Dolto : « Ce qui est tu à la première génération, la seconde la porte dans son corps. » Voilà tout le principe de la psychogénéalogie. Traumatismes, réparations, échecs, peut-on transporter le bagage de nos ancêtres ?

Avec Evelyne Bissone-Jeufroy, psychologue, elle a publié notamment « L’héritage invisible » chez Larousse.

La psychogénéalogie est une branche de la psychologie qui se penche non pas sur nos traumatismes, mais sur ceux de nos parents, grands-parents, voire d’ancêtres plus lointains dans notre arbre généalogique. Les expériences traumatiques de nos aïeux impacteraient notre propre psychique. Comment ? Dans quelles proportions ? Que faire pour se soulager de cet héritage psychologique parfois pesant ?