LNDT: @29. Comment bien choisir parmi l’ensemble des psychothérapies certifiées ?

Psychopraticien(ne), quésaco?

COMMENT BIEN CHOISIR ?

Pour tous et toutes les futur(e)s patient(e)s qui, submergé(e)s par les événements traumatiques de la vie, décident de commencer un travail sur soi et ne savent pas quelle méthode choisir parmi le gigantesque éventail des possibles thérapies, voici un extrait de « Ma bible des psychothérapies » de Jean-Luc Colia aux Éditions Leduc.S Pratique, qui vous permettra, tout d’abord, de découvrir ma pratique: psychothérapeute en analyse transactionnelle, puis dans un second temps les autres pratiques.

« Comme les autres professionnels (psychiatres, psychanalystes, psychologues), le psychopraticien certifié FF2P est un professionnel de la relation d’aide, dont la pratique s’exerce dans le champ de la psychothérapie (…) Mais il se différencie des autres métiers du même domaine par sa pratique particulière, définie par une méthode (…) La particularité de l’accompagnement du psychopraticien est de considérer le client comme acteur et co-créateur de son processus de changement (…) À partir de ce qui se passe dans l’ici et maintenant de la rencontre, le psychopraticien fait preuve d’une grande qualité de présence lui permettant d’être attentif à la globalité de ce que la personne lui donne à voir (…) Il s’appuie sur une formation solide et sur sa méthode spécifique, ainsi que sur son parcours thérapeutique personnel, pour permettre au client de trouver ses propres réponses, ses ressources personnelles, son potentiel, afin qu’il relance un processus de croissance, d’autonomie et de créativité (…) C’est un professionnel compétent, soucieux de l’éthique (…) Durant tout son exercice professionnel, il fera contrôler sa pratique par un autre professionnel formé à la supervision, condition indispensable à un travail de qualité (…) À cet effet, il s’engage à respecter le Code de déontologie de la FF2P. »

Les autres pratiques?

Le psychiatre

Le psychiatre est un médecin, diplômé de la faculté de médecine. De part son statut donc, il est le seul habilité à prescrire des médicaments comme les antidépresseurs ou les anxiolytiques. Son rôle principal est de proposer un accompagnement aux personnes souffrant de pathologies mentales. Il n’a pas l’obligation d’avoir lui-même suivi une psychothérapie.

Le psychologue

Un psychologue est titulaire d’un diplôme universitaire de niveau master 2 (ex DESS). Il peut se spécialiser dans plusieurs domaines : la psychologie sociale, du travail, de l’éducation, clinique etc. C’est dans le cadre de la spécialisation en psychologie clinique qu’un psychologue effectue des entretiens, des diagnostics, des bilans et des tests. Comme pour les psychiatres, les psychologues ne sont pas dans l’obligation de suivre une psychothérapie personnelle pour obtenir leur diplôme d’Etat et accompagner des patients en psychothérapie.

Le psychanalyste

Le psychanalyste est, soit un psychiatre ou un psychologue, ou soit quelqu’un qui a suivi une formation dans une école psychanalytique ou dans le cadre de l’une des sociétés de psychanalyse. Trois conditions préalables au métier de psychanalyste : l’exigence première est d’avoir complété sa propre psychanalyse, ensuite, il doit commencer à pratiquer les analyses sous le regard d’un analyste superviseur ou d’un groupe d’analystes et enfin, il doit entreprendre un travail clinique et théorique continu pour compléter sa formation. C’est une cure à long terme (entre cinq à dix ans ). Le psychanalyste ne se place pas en interaction directe avec son patient. Le patient est invité à s’étendre sur un divan et à exprimer tout ce qui arrive à sa pensée.

Le psychothérapeute

Désormais, le titre de psychothérapeute est protégé. Aujourd’hui, un psychothérapeute doit être formé à la psychopathologie clinique. Il n’est pas nécessairement spécialisé dans l’une des méthodes en psychothérapie ou en psychanalyse. Ainsi, depuis la loi d’août 2009 et le décret de mai 2010, le titre de psychothérapeute est réservé aux :

  • Psychiatres
  • Médecins qui ont effectué des stages en ce sens,
  • Psychanalystes et psychologues qui ont effectué des formations complémentaires,
  • Psychothérapeutes, qui pratiquaient déjà depuis cinq avant cette loi et qui sont passés devant une commission.

Extrait de « Ma bible des psychothérapies ». Fédération Française de Psychothérapie et Psychanalyse.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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