LNDT: @606. TDAH, ce trouble mal compris : Comment le reconnaître et le traiter ?

Un podcast de Radio France (7′)

Le TDAH, ou trouble de l’attention avec hyperactivité, est un sujet de plus en plus discuté. Mais derrière cet acronyme, que se cache-t-il vraiment ? Emmanuel Deun, psychologue azuréen, nous aide à mieux comprendre ce trouble, ses enjeux, et les solutions pour mieux vivre avec.

Le TDAH se manifeste principalement par une difficulté à se concentrer, une impulsivité et une hyperactivité. Les personnes atteintes de ce trouble sont constamment envahies par des pensées, ce qui empêche de se poser ou de se concentrer sur une seule tâche. Ce flot d’idées incessant peut entraîner une grande fatigue mentale, parfois compensée par des comportements à risque comme la consommation de substances.

Comment se faire diagnostiquer ?

Chez les enfants, le psychologue Emmanuel Deun conseille une consultation avec un professionnel de santé (psychologue ou psychiatre) pour analyser le comportement en famille. Cette démarche permettra de distinguer un véritable trouble d’une simple difficulté d’éducation. Pour les adultes, un bilan psychologique avec un neuropsychologue est recommandé. Si le diagnostic de TDAH est confirmé, des traitements comme la Ritaline, un médicament stimulant, peuvent être envisagés, bien qu’il comporte des risques, notamment pour les enfants.

Vivre avec le TDAH : Des solutions au quotidien

En plus des traitements médicamenteux, il existe des solutions pour gérer le TDAH. Emmanuel Deun particulièrement la méditation, qui permet de poser l’esprit et d’améliorer la concentration. De plus, un mode de vie plus calme, loin de la surcharge d’informations des réseaux sociaux et des écrans, peut aider à mieux vivre avec ce trouble.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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