Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @34. ANXIÉTÉ: un dossier complet pour petits et grands.(Part-1)

Guerre en Ukraine, coronavirus et sa crise sanitaire, migrations importantes de population, dérèglement climatique, effondrement de la biodiversité, catastrophes naturelles. Les médias nous délivrent, au présent et pour notre futur, une catastrophe par jour. Et ce depuis quelques années. Si pour eux cela semble être une course au titre le plus accrocheur, pour nous, citoyens du monde, c’est se trouver face à une triste réalité planétaire. Celle d’un avenir sombre et incertain.

C’est alors que j’ai vu arriver dans mon cabinet de psychothérapie des patients présentant des troubles anxieux d’un type nouveau. Le motif de leur visite ? La peur de l’avenir. Et tout particulièrement d’un avenir sombre et incertain annoncé régulièrement par les médias. Pour ces patients, se projeter dans un tel futur était tout simplement effrayant, anxiogène, désespérant, voir même totalement impossible.

Chez les enfants, comme chez les adultes, l’anxiété prend souvent la forme de peurs qui nous envahissent et nuisent à notre quotidien. Troubles, et parfois même, perte du sommeil, des pertes d’appétit, des changements d’humeurs inexpliqués (colère ou des pleurs incontrôlables). L’enfant peut même refuser d’aller à l’école. Alors que faire, quoi faire et enfin comment faire ?

La première partie de ce dossier va traiter de l’anxiété chez l’enfant avant de se consacrer aux adultes en Part-2 qui sera en ligne dès la semaine prochaine. Un dossier complet, à lire et à regarder, seul et/ou en famille, pour mieux comprendre les effets de l’anxiété.

Comment aider son enfant ? (Part-1)

Il voit des dangers partout. Il s’inquiète sans raison et imagine le pire de toute situation. Chaque tâche à accomplir lui apparait comme une montagne et il a peur de l’échec. Il a peur du noir ou des monstres (vers 18 mois), peur des sorcières (entre 2 et 4 ans), peur de se faire kidnapper, peur du médecin, (à partir de 5 ans). Puis un peu plus tard dans l’âge il peut être envahie par des peurs sociales, comme la peur d’être mis à l’écart dans la cour à l’école ou bien de faire l’objet de moqueries. Si vous reconnaissez au moins une de ses descriptions chez votre enfant, ce dossier vous permettra d’aborder l’anxiété avec lui, d’une façon simple et imagée. L’anxiété a ses raison d’être et est à entendre comme des messages.

Que faire pour aider son enfant ? Et bien avant tout, l’accueillir et lui parler pour l’aider à mettre des mots sur ce qui l’effraie. Premiere étape qui lui permettra d’exprimer puis de faire face à ses émotions, avant d’apprendre à les maîtriser. Ensuite, dédramatisez son ressenti en lui racontant avec calme et assurance, que vous aussi, petit, vous ressentiez de la peur pour les mêmes raisons que lui. Votre calme et votre assurance le rassureront. Aidez-le à prendre le contrôle sur ce qui l’effraie en passant à l’action en partageant avec lui ces vidéos et ces lectures dans un premier temps. Si le problème persiste prenez contact avec le cabinet de psychologie d’Avignon et nous pourrons en parler

Anxiété: les lectures utiles pour les enfants

Pour les 6-12 ans, il y a « Incroyable Moi maitrise son anxiété », paru aux éditions Midi Trente et co-écrit par Nathalie Couture et Geneviève Marcotte.

Pour les ados, il y a « Alex », faisant partie de la nouvelle collection des éditions Midi Trente « Perso », qui aborde de manière sensible et concrète la réalité des jeunes anxieux. 

« Il était une fois… 24 contes thérapeutiques pour endormir et rassurer son enfant ». Avec ces 24 contes thérapeutiques, Gilles Diederichs propose une approche innovante de la petite histoire du soir à lire: l’enfant participe activement, ce qui renforce le lien avec les parents. 

Anxiété: les vidéos pour les petits

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Laisser un commentaire