LNDT: @65. Épisode 5/8 : Entre nous c’était chimique.
À quand remonte l’amour dans l’histoire de l’humanité ? Trouve-t-il son origine dans la chimie du cerveau ? À moins qu’il ne s’agisse que d’une pure construction sociale…
Un podcast de Radio France de 28′
S’aimait-on au temps des cavernes ? Ou a-t-on attendu la sédentarisation pour que naisse le sentiment amoureux ? Notre envie de faire couple ne serait-il qu’un comportement primitif ? Notre amour ne serait-il que le fruit d’une bête stratégie évolutionniste de perpétuation de l’espèce ?
C’est en tout cas, ce que pense la neurobiologiste Lucy Vincent : “D’un point de vue neurobiologique, l’amour est un comportement spécifique qui a été mis en place par l’évolution pour assurer la survie de l’espèce”. Pour elle, l’amour, “est un phénomène lié aux processus qui ont été mis en place par l’évolution pour s’assurer vraiment de manière très ferme que les deux partenaires sexuels restent ensemble le temps nécessaire pour la reproduction et jusqu’au début d’autonomie du petit être humain”.
Mais pour Catherine Vidal, également neurobiologiste, le vécu individuel d’une personne est probablement plus important que le rôle des hormones : “Le coup de foudre est complètement construit psychologiquement et socialement. Cognitivement, ce n’est pas une décharge d’hormones qui va faire que notre attention se porte sur telle ou telle personne, mais c’est le résultat de tout un contexte lié à l’individu, aussi bien à sa vie intime qu’à la façon dont il s’inscrit dans la société”.
Dans cet épisode, Ovidie se demande donc à quand remonte l’amour dans l’histoire de l’humanité et s’il trouve son origine dans la chimie du cerveau. À moins qu’il ne s’agisse que d’une pure construction sociale…
Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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