couple holding hands with red heart balloon

LNDT: @66. Épisode 6/8 : Le Cœur gros.

Survivre à la douleur si violente du chagrin d’amour et à une telle détresse émotionnelle, est-ce possible ?

Un podcast de Radio France de 28′

Les histoires d’amour finissent mal, en général, on ne cesse de nous le chanter, comme s’il s’agissait d’une situation anodine, d’un micro-évènement de notre existence dont on se remettrait d’un claquement de doigts.

Et pourtant, la rupture amoureuse nous plonge dans un état de désespoir dont on ne se remet parfois jamais. On le Cœur gros, cœur brisé, cœur en miettes, la douleur du chagrin d’amour est si violente qu’elle nous plonge dans une telle détresse émotionnelle dont on se demande même si on y survivra.

D’ailleurs, le médecin sexologue, Damien Mascret, explique qu’avoir le cœur brisé n’est pas qu’une expression : “On a découvert au Japon que le cœur pouvait être brisé. Alors pas au sens physique du terme, mais néanmoins pas loin. Parce qu’il peut effectivement, sous l’effet de la tristesse, du stress considérable que représente notamment une rupture ou la perte de l’être aimé, le cœur peut se modifier.”

Par ailleurs, il explique : “Dans le chagrin d’amour, il y a une chimie du cerveau qui est très perturbée, qui est en souffrance parce qu’il y a une sensation de manque. C’est-à-dire que subitement, on prive le cerveau de son produit, de sa drogue. L’amour est comme une drogue pour le cerveau”, c’est pourquoi, continue-t-il, “le chagrin d’amour fait mal, au sens presque physique du terme. Cette fois-ci, le corps est lui aussi impliqué, même s’il n’y a jamais de séparation stricte, évidemment, entre l’esprit et le corps. On a chimiquement un violent sevrage qui se produit dans le cerveau.”

Un documentaire d’Ovidie, réalisé par Julie Beressi

HST.01-Qu’est ce que l’hypersensibilité ?

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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