Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @02. Le déconfinement enfin! Entre peur et libération.Quelle attitude choisir ?

Déconfinement: l’occasion de repenser ses relations au travail

Déconfinement et ambiance de travail
Autre domaine, le travail. Vous avez mis du temps à vous habituer à rester chez vous pour travailler. Pour finir, vous êtes nombreux à avoir apprécié cette nouvelle organisation dans votre travail. Vous avez même fini par y trouver des avantages à travailler seul, sans être dérangé car éloigné des collaboratrices(eurs). Travailler à votre rythme et être toujours aussi performant.
A l’abri de ces agressions, vous avez développé encore plus de compétences avec les outils numériques. C’est pourquoi, vous anticipez avec anxiété, votre retour au bureau. Il faudra y concilier votre peur d’être contaminé avec la nécessité de vous réhabituer petit à petit à votre ancienne ambiance de travail. Et vous ressentez que cela va être un chamboulement car vos nouvelles pratiques professionnelles acquises à l’occasion du virus, vous plaisent bien et rendent désuètes les anciennes. Le confinement a révélé combien votre environnement professionnel était anxiogène et « écologiquement » néfaste pour votre équilibre personnel. Il est nécessaire que quelque chose change radicalement dans le management de votre entreprise. Et c’est à cet endroit que l’on peut dire « que dans votre malheur vous avez de la chance » car la sortie du confinement pourrait s’avérer pour les chefs d’entreprises aussi, une prise de conscience de leurs résistances aux changements organisationnels. Ne serait-il pas l’occasion pour eux d’être à l’écoute de leurs collaborateurs et à vous de discuter avec votre hiérarchie pour trouver ensemble un point d’entente ? A l’évidence rien ne pourra être comme avant. Il y aura un avant puis un après COVID-19. Ce sera un changement pour tout le monde. Enfin, ce sera une manière de concilier votre façon de travailler, l’expression de vos besoins et ceux de votre entourage professionnel. Pour y arriver vous pouvez faire appel à un coach en entreprise ou bien encore d’en parler à un psychothérapeute.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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