Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @05. Le Groupe d’Analyse des Pratiques Professionnelles (GA2P).

Comment ça se passe ?

Aidé par un une personne habituée à l’encadrement du travail collectif, chaque participant du groupe va pouvoir, s’il le souhaite, partager son expérience professionnelle en évoquant ce qui se passe pour lui au travail. Son engagement, ses limites, les difficultés rencontrées, ses doutes, son découragement. Le GA2P est un espace-temps où chacun à sa manière participe à l’expérience de l’autre. Dans ce contexte, les objectifs de l’intervention de l’analyste des pratiques professionnelles sont d’aider le groupe à trouver ses propres solutions aux difficultés rencontrées dans la pratique de son travail et ainsi de transformer en expériences formatrices des événements dysfonctionnels. C’est aussi d’aider les équipes à se réinventer, parfois même à tempérer leurs relations au sein de l’équipe pour faire émerger une/des solution(s) équitable(s) pour tous. Pour cela, il garantit le cadre des échanges pour que chacun se sente suffisamment sécure et puisse parler en toute franchise dans une ambiance génératrice de solutions adéquates à tous.

Quand mettre en place un GA2P ?

Quand vous constatez que votre équipe est en difficulté dans certaines situations avec les usagers. Ou bien encore, quand l’absence d’appartenance de certains professionnels au sein du groupe provoque un manque de cohésion et que cela porte atteinte à son efficacité à l’égard des usagers. Enfin quand vous avez le souhait de créer une volonté de transformation, de changement, par un engagement adéquat et réfléchi de vos collaborateurs.

Des bénéfices pour qui ?

Pour l’usager tout d’abord, car échanger avec ses collègues sur les difficultés que chacun rencontre dans sa pratique professionnelle permet de développer des capacités et aussi des pratiques nouvelles dans son travail comme une meilleure prise en compte des besoins de l’usager. Ces échanges entre collaborateurs sont la base d’un « savoir faire » et d’un « savoir être » qui profitent indubitablement aux usagers. Enfin, pour le professionnel, car en participant à la dynamique du groupe GA2P, il y développe des compétences relationnelles, comme le dialogue, l’écoute et le feed-back entre participants. Cet espace temps permet à chacun de se sentir soutenu, reconnu et légitimé en tant que professionnel. En les invitants à réfléchir à soi, à sa façon de s’impliquer dans son activité, ces espaces de paroles donnent aux participants du sens à leur travail ainsi que le sentiment d’appartenir à une profession solidaire.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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