LNDT: @31. L’alcoolisme au féminin.

L’ALCOOLISME AU FÉMININ
Photo de Matilda Wormwood sur Pexels.com

15% des femmes de moins de 35 ans ont un usage dit « à risque » de l’alcool (30% pour les hommes). Voici donc les résultats qui ont été présentés le 17 mai 2018 lors de la troisième journée nationale de prévention des conduites addictives en milieux professionnels. C’est un pourcentage en augmentation constante. C’est aussi, et surtout, un phénomène qui touche toutes les femmes quel que soit leur milieu social et professionnel. Alors qui sont ses femmes et pourquoi, dans le secret de leur solitude, elles boivent au risque de sombrer peu à peu dans la dépendance ?

L’alcoolisme féminin existe-t-il ?

Par le Dr Claire Lewandowski

L’alcoolodépendance touche 10 % des femmes en France. Penser que la dépendance à l’alcool est différente chez la femme est une erreur. Si un homme peut être considéré comme un bon vivant lorsqu’il consomme de l’alcool en excès, les femmes doivent faire face à un tabou supplémentaire qui les renferme souvent dans la honte. Souvent perçue comme une femme facile, sale ou indécente, de nombreuses injonctions planent sur l’alcoolisme féminin.(la suite ici)

40 ans après, l’image de la femme alcoolique a-t-elle évolué ?

Une fois n’est pas coutume, l’émission de France-Inter, « L’Instant M », convie une documentariste et un médecin pour évoquer l’alcoolisme au féminin ou plutôt l’épineuse question de sa médiatisation. Comment les médias ont agi pendant si longtemps dans la perpétuation d’un tabou. Comment petit à petit, ils aident à briser le silenceTélévision, presse féminine, réseaux sociaux : comment le regard change, comment les témoignages se partagent. (La suite ici)

La particularité de l’alcoolisme chez la femme.

Entre 20 et 79 ans, environ une femme sur dix déclare consommer de l’alcool tous les jours et environ 4 sur 10, toutes les semaines. Il existe des différences sur le plan social avec les consommateurs excessifs masculins : alors que ces derniers sont plus nombreux dans les classes socioprofessionnelles défavorisées et qu’ils peuvent attaquer l’alcool dès le matin au bar, les femmes concernées occupent volontiers des postes à responsabilités et boivent seule, pour noyer leur stress. (La suite ici)

L’alcoolisme au féminin:7 livres qui brisent le tabou.

Chez la gent féminine, cette addiction s’installe de façon plus insidieuse et se développe discrètement. Piégées dans les abysses de ce liquide ensorcelant, elles préfèrent en effet rester muettes pour ne pas s’attirer les foudres. La société étouffe cette dépendance au féminin. Dans la sphère littéraire, des ouvrages coups de poing renversent les idées reçues et estompent les tabous. Des femmes ont saisi la plume pour partager leur parcours cabossé. (lire la suite ici)

Alcoolisme féminin: des dangers méconnus.

Loin des clichés, les femmes consomment aujourd’hui en France autant d’alcool que les hommes. Les voies vers la dépendance et les risques pour l’organisme sont différents de chez les hommes. Mais ces réalités sont encore peu considérées par les soignants, dénonce le Dr Karila dans un livre.(lire la suite ici)

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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