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LNDT: @211. Divorce : et le sexisme explose

Un podcast de Radio France de 52′

La guerre des sexes perdure-t-elle après les ruptures ? Pensions alimentaires, gardes alternées… Comment gère la Justice? C’est souvent comme ça, au début : donne moi ta main, et prend la mienne, y a plus de toi, y a plus de moi. C’est l’amour fou

Parce qu’on dit nous pour rien pour tout, ah non vraiment, c’est l’amour fou.

L’un et l’autre en lévitation, et zéro considération, pour les contraintes matérielles, ce qui est à  lui, est à elle. Ils s’aiment un peu, ils s’aiment beaucoup, à la folie puis, plus du tout. 

Le temps a fait son sale boulot. Y a eu des couacs et des accrocs. L’un et l’autre ont fait leur chemin, et ils se sont lâché la main. Ils l’ont pas voulu, l’ont pas vu, oui mais qui est cet inconnu, qui s ‘ trouve à partager mon lit, et pire il le fait toute la nuit ? 

L’étape d’après, c’est le tribunal. Ca pince le cœur et ça fait mal. Mais faut bien acter la rupture, ça fait trop longtemps que ça dure. La douleur est à la mesure, de cet amour qui s’est tiré. C’qu’on a été, on va le tuer, le salir et le torpiller. Alors on le met plus bas que terre, on parle pension alimentaire, et on s’écharpe sur l’argent, et on s’étrille sur les enfants. Mais le plus dingue, mais le plus fou, c’est que chacun redevient un. Avec ses spécificités, ses bosses et ses aspérités. Il se remet à exister, pour lui seul, pour le monde entier, c’est un individu sexué.

Invités

Sibylle Gollac,  chercheuse en sociologie au CNRS, membre du Collectif Onze et co-autrice du livre Au tribunal des couples, qui vient d’être adapté en bande dessinée par Baptiste Virot dans la collection Sociorama chez Casterman.  

Elle est également autrice, avec Céline Bessière, du Genre du capital, publié cette année à la Découverte. Elle poursuit actuellement ses recherches sur les inégalités économiques entre femmes et hommes qui se jouent dans le couple, dans la famille, et sur la place du droit, des professionnel·les du droit et de la justice dans ces inégalités. 

Guillaume Barbe Avocat au Barreau de PARIS depuis 25 ans, spécialiste en droit de la famille, ancien Secrétaire de la Conférence. 

Expert lors du Grenelle des violences conjugales Promoteur de l’arbitrage en droit de la famille 

Observateurs

Nassira El Moaddem: Journaliste et autrice de « Les Filles de Romorantin »  nous parle du rapport de mission Femme à la rue confiée à Elina Dumont par la région île de France. Ce rapport qui sortira demain montre que 37,5/ des SDF sont des femmes

Baptiste Etchegaray: journaliste culturel et documentariste, réalisateur du documentaire LA PREMIERE MARCHE qui est en salles (sur la première marche des fiertés en banlieue à St-Denis !) nous parle du film _Miss:  _Il raconte l’histoire d’un homme qui depuis tout petit rêve de devenir Miss France.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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