LNDT @ 311: ATTENTION DANGER !

6 tactiques de manipulation courantes pour contrôler l’autre

La manipulation peut subtilement éroder la confiance dans toute relation. Cet article met en évidence six tactiques courantes mais efficaces que certaines personnes peuvent utiliser pour contrôler voir développer son emprise sur son ou sa partenaire. Comprendre ces tactiques aide chacun à reconnaître et à gérer les relations toxiques, favorisant ainsi des relations plus saines et plus respectueuses.

  1. Chantage émotionnel : Le chantage émotionnel est l’une des formes de manipulation les plus insidieuses. Cela implique d’utiliser la culpabilité, la peur et l’obligation de contrôler quelqu’un. Par exemple, une personne pourrait dire : « Si tu m’aimais, tu ferais ça pour moi » ou « Je ne peux pas croire que tu me ferais du mal comme ça ». Ces déclarations peuvent vous faire sentir responsable de son bonheur ou de sa détresse, vous amenant à vous conformer à ses exigences pour éviter la culpabilité ou la peur de la perdre.
  2. Éclairage au gaz : Le gaslighting est une tactique psychologique dans laquelle le manipulateur (trice) vous fait douter de vos propres perceptions et de la réalité. Une personne utilisant cette tactique pourrait nier des événements dont vous vous souvenez clairement, déformer les faits ou vous accuser d’être trop sensible ou paranoïaque. Au fil du temps, cela peut éroder votre confiance en vous et vous rendre plus dépendant de sa version de la réalité, lui donnant ainsi plus de contrôle sur vous.
  3. Jouer la victime : Jouer la victime est une tactique de manipulation dans laquelle quelqu’un se présente comme impuissant ou lésé pour gagner de la sympathie et du contrôle. Une personne pourrait exagérer ou inventer des histoires sur la façon dont d’autres l’ont maltraitée pour susciter votre pitié et votre soutien. Cela peut vous amener à vous sentir obligé de la protéger et de prendre soin d’elle, souvent au détriment de vos propres besoins et limites.
  4. Le traitement silencieux : Le traitement silencieux consiste à refuser de communiquer ou de reconnaître votre présence comme une forme de punition. Lorsqu’une personne utilise cette tactique, elle crée un déséquilibre de pouvoir en vous faisant désespérément ressentir votre besoin de son attention et de son approbation. Cela peut vous amener à vous excuser ou à céder à ses demandes, même si vous n’êtes pas en faute, juste pour mettre fin au silence inconfortable et rétablir la communication.
  5. Triangulation : La triangulation est une tactique par laquelle une personne amène un tiers dans votre relation pour créer de la jalousie, de la compétition ou de l’insécurité. Elle pourrait flirter avec quelqu’un d’autre, parler de l’intérêt d’une autre personne pour elle ou vous comparer défavorablement aux autres. Cela peut vous donner le sentiment d’être inadéquat et vous pousser à faire de grands efforts pour gagner son approbation et garder son attention concentrée sur vous.
  6. Retenir l’affection : La rétention d’affection, c’est lorsqu’une personne vous refuse délibérément l’amour, l’attention ou l’intimité physique pour vous punir ou obtenir ce qu’elle veut. En retirant votre affection, elle crée un sentiment de privation émotionnelle qui peut vous rendre plus conforme à ses souhaits. Cette tactique exploite votre désir naturel de proximité et d’approbation, vous rendant plus susceptible de vous soumettre à ses demandes pour regagner son affection. Comprendre ces subtiles tactiques de manipulation est crucial pour maintenir des relations saines et équilibrées. En reconnaissant ces comportements, vous pouvez vous protéger du contrôle et vous assurer que vos relations sont fondées sur le respect mutuel et une véritable affection. N’oubliez pas qu’une relation solide repose sur la confiance, l’honnêteté et une communication ouverte. Restez conscient, fixez des limites et donnez toujours la priorité à votre bien-être.

LNDT: @287. Les bienfaits de l’oisiveté

Un podcast de Radio France de 3′

Ce matin on évoque l’oisiveté, qui est presque de la paresse. Robert Louis Stevenson écrivait que l’oisiveté « ne consiste pas à ne rien faire, mais à faire beaucoup de choses qui échappent au dogme de la classe dominante ».

Je vous propose de vous plonger avec volupté dans les plaisirs de l’oisiveté. L’oisiveté qui nous permet de reprendre le pouvoir dans une vie tissée de milles obligations et d’activités contraignantes… L’oisiveté mal vue, vilipendée, mise à l’index par une société industrieuse et obsédée par la performance.

L’oisiveté qui rime souvent avec culpabilité… Je pense à ces retraités qui culpabilisent de ne rien faire et qui remplissent à ras-bord leurs emplois du temps de choses accablants, au lieu de se lover dans l’indolence. Je pense à ces chômeurs qui subissent une forte pression sociale à cause de leur inactivité, aux inactifs trop souvent considérés avec condescendance, à ces salariés qui rêvent de prendre leur temps pour déjeuner et faire une sieste d’au moins une heure, et qui culpabilisent à cette seule pensée…

LNDT: @286. Quand trop penser nous gâche la vie, comment sortir de nos ruminations ?

Un podcast de Radio France de 53′

Impossible d’y échapper, elles tournent en boucle dans notre tête, comme un hamster dans sa roue… Ces ruminations mentales qui nous agitent du matin au soir. Ces pensées qui nous prennent la tête…

Avec

On est foutu, on pense trop ! Telle pourrait être le refrain de cette émission. Mais ça veut dire quoi exactement, trop penser ? Pourquoi le règne des conjectures dans notre tête peut provoquer une surchauffe de l’esprit, un malaise plus ou moins diffus, une anxiété, une déprime ?

Et puis il y a toutes ces scénarios de la vie quotidienne que nous élaborons du réveil au coucher : « Et si je perdais mon emploi… », « j’aurais pu répondre ceci », « j’aurai pu faire cela ». Nous verrons tout de même quels sont les bienfaits de ces ruminations, mais aussi comment se forcer à ne plus penser à une chose finit par fonctionner, nous vous dirons comment adopter les meilleures stratégies anti-ruminations.

LNDT: @285. L’art de la paresse ou comment être improductif

Un podcast de Radio France de 50′

Peut-on défendre la paresse dans une société hyperactive ? Dans son dernier livre « Depuis toujours nous aimons les dimanches », Lydie Salvayre propose une ode à la paresse et à l’existence, un programme tout aussi politique que poétique.

Avec

La paresse est un art subtil, discret et bienfaisant. La paresse est une forme de sagesse. Une philosophie. Une invitation à peine dissimulée à la révolte, à la pensée et à la création. Lydie Salvayre en fait la démonstration implacable dans un livre insolent, poétique, amoureux, politique et rageur, « Depuis toujours nous aimons les dimanches » (Seuil). Le travail corvée s’y trouve avantageusement remplacé par le travail patience, les dimanches y sont allongés, et nous aussi.

LNDT: @284. Faut-il instaurer un droit à la paresse ?

Un podcast de Radio France de 55′

La fin des vacances est proche et pour vous motiver et accélérer votre compétitivité d’employé modèle, place au débat sur le droit à la paresse et l’oisiveté.

Avec

  • Paul Montjotin membre de l’Institut Rousseau

LNDT: @283. Faisons un effort, reposons-nous !

Un podcast de Radio France de 5′

Un récent sondage peut surprendre : 60 % des sondés indiquent préférer avoir plus de temps et gagner moins, plutôt que l’inverse. L’idée que l’on se fait du repos ne cesse de varier au cours du temps et de ses représentations. Remontons à la source !

Il semble que l’air du temps soit de repousser l’âge de la retraite passée à 62 ans en 2010, et d’allonger le temps de travail hebdomadaire, réduit à 35h en 2002 mais ajourné, modifié et amendé depuis. Et pourtant, la place que nous conférons au travail a changé, selon une note de la fondation Jean Jaurès parue en novembre. Alors que 60 % des Français considéraient le travail comme très important dans leurs vies en 1990 ce taux est tombé à 24 % en 2022. Une évolution inverse s’observe pour l’importance donnée aux loisirs, à la famille et aux amis, qui n’a cessé de s’accentuer. Effet renforcé par la pandémie ou le télétravail, l’espace et le temps alloués au « non travail » évoluent depuis de nombreuses années. Un récent sondage peut surprendre : 60 % des sondés indiquent préférer avoir plus de temps et gagner moins plutôt que l’inverse. L’idée que l’on se fait du repos ne cesse de varier au cours du temps et de ses représentations.

En matière de repos et de son histoire, on est tenté de regarder du côté de l’oisiveté ou de la paresse qui, sous le nom d’acédie, figurent parmi les sept péchés mortels. Il y a aussi de nombreux textes antiques. Hésiode par exemple, admoneste les paresseux, responsables selon lui de leur indigence. Mais le repos c’est autre chose, et c’est souvent, comme le dit l’expression, bien mérité. On prend une pause ou” un café bien mérité”, comme vous et comme la technique après cette matinale par exemple, on dit aussi des vacances “bien méritées”. Le repos est l’envers de la fatigue, il est le moyen de se régénérer après un effort. Il est aussi la condition de la poursuite de cet effort dans le temps. Dire ou se dire « il faut que je me repose », c’est formuler un besoin élémentaire, presque naturel.

Il y a un historien qui s’est penché sur cette « histoire du repos », c’est l’historien des sensibilités Alain Corbin, qui publiait Histoire du repos en mars 2022. Et que nous dit Corbin ? Qu’avant d’être un moyen d’éviter le burn-out, le repos est d’abord associé au repos éternel. Il passe au fil du temps du sacré vers le profane. Il se spatialise, se spécialise se légalise tout au long de la modernité.

C’est Montaigne dans ses Essais, nous sommes à la fin du XVIe siècle, qui revient plusieurs fois sur cette notion et qui l’associe avec l’idée de retrait, voire de retraite. Pour Montaigne, le repos, c’est ce moment où l’individu se dit : « c’est assez vécu pour autrui, vivons pour nous au moins ce bout de vie ». Se mettre en retrait ou en retraite implique beaucoup de choses pour le philosophe, il faut prendre congé « de toute espèce de travail« , « fuir les passions qui empêchent la tranquillité du corps et de l’âme« , abandonner toute forme d’ambition « qui est la plus contraire humeur à la retraite« , dixit Montaigne.

LNDT: @282. Le Quiet Quitting, une « tendance » qui a deux siècles ?

Un podcast de Radio France de 3′

Le « Quiet Quitting » ou La « démission silencieuse » en version française, vous allez en entendre parler ! Enquêtes, reportages, analyses, témoignages et bientôt test psycho « quel quiet quitteur êtes-vous ? » : l’expression est partout.

Et de fait ce mot clef apparu en juillet, cumule aujourd’hui près de 90 millions de vues sur la plateforme – baromètre des tendances – le réseau social TikTok.

Après la lame de fond de la « grande démission », le « Big Quit » qui concernait déjà près de 48 millions d’Américains en 2021, et plus de 500 000 démissionnaires en France au premier trimestre 2022 : voici donc la démission tranquille. Le « Quiet Quitting » ou le « Je ne me tuerai point… à la tâche ».

Pas d’heures sup, une déconnexion systématique en dehors des horaires de boulot, et le refus de s’impliquer toujours plus en risquant le burn out. Bref contre la culture de la performance faire son job et rien que son job.

Avec ces vidéos où l’on se met en scène en papotant au téléphone devant l’ordinateur, ces conflits générationnels « boomers versus glandeurs », et ces disparités entre ceux qui peuvent ralentir la cadence et les catégories socio-professionnelles (auto entrepreneurs, chauffeurs, livreurs ou autres) qui ne peuvent pas se le permettre.

Mais avant d’être à la fois un signe de changement ET une tendance aguicheuse de clics : le « quiet quitting » avait déjà pointé son nez dans la fiction. Au milieu des années 2000, la grande série sur l’absurdité du monde du travail s’appelle « The Office », et elle a popularisé le personnage de Jim qui a ses astuces pour en faire le moins possible… « Sommes-nous tous devenus des Jim ? » se demande le magazine l’ADN. Au fond, Jim est une version soft ou beige moquette d’une grande figure du refus au travail : le personnage de Bartelby au 19e siècle.

Le « quiet quitting » existe depuis presque deux siècles ?

En un sens oui ! Inventé par Herman Melville dans une nouvelle parue en 1853, Bartleby est un clerc engagé dans une étude essentiellement pour faire des copies. Après s’être montré travailleur il va refuser une à une toute les taches qu’on lui demande avec cette formule devenue célèbre « Je préfèrerais ne pas », « I would prefer not to ». Il y a dans le même mouvement une volonté très forte (puisque Bartleby refuse) et une volonté anéantie (puisqu’il préfère ne pas). Et ça résonne fortement avec notre époque.

Hunter Kaimi l’un des jeunes chantres du « Quiet Quitting » nous dit sur TikTok que l’idée même de faire des heures sup pour s’acheter son chez soi dans un monde qui ne sera peut-être même plus vivable dans 50 ans est tout aussi scandaleuse qu’ignare.

Le « quiet quitting » est aussi le reflet d’une question très contemporaine des enjeux climatiques, qui agite ces Bartleby du 21e siècle « A quoi bon ? ».

LNDT: @281. Apprivoiser sa procrastination : l’art de faire autrement

Un podcast de Radio France de 37′

Papiers, sport, ménage, devoirs, travail, sentiments…Qu’est-ce qui nous pousse à procrastiner ? Comment vivre au mieux avec ? Écoutez Mathilde Ramadier, autrice drômoise, diplômée en psychanalyse et en philosophie.

À de rares exceptions près, nous sommes tous et toutes des procrastinateurs et procrastinatrices. Loin de chercher à nous culpabiliser, Mathilde Ramadier nous invite à considérer la procrastination comme un signal, un message venu des profondeurs de notre inconscient – un allié, peut-être. Car, à bien y réfléchir, nous avons souvent de bonnes raisons de procrastiner.

Dans son livre, Mathilde Ramadier s’appuie sur la philosophie et la psychanalyse, mais aussi sur sa propre expérience et sur les résultats de l’enquête qu’elle a menée, pour mieux comprendre les ressorts et les méandres de la procrastination.

À une époque où l’on ne supporte plus les « temps morts », la procrastination apparaît ainsi peu à peu comme un moyen de mieux se connaître, de découvrir nos blocages, mais aussi les rouages de notre volonté, et notre potentiel créatif.

Pour en savoir plus

  • Mathilde Ramadier

LNDT: @280. Pourquoi ne veut-on plus travailler ?

Un podcast de Radio France de 58′

Le travail permettrait la réalisation de notre humanité et serait au fondement même du lien social. Or, il semble que c’est précisément cette valeur travail qui est actuellement remise en question dans nos sociétés contemporaines. Va-t-on entrer dans l’ère de la fin du travail ?

Avec

Avec Philosophie consacre cette série d’émissions au « travail en crise », en partenariat avec Citéphilo . Dans ce premier épisode, Géraldine Muhlmann et ses invités se demandent : « Pourquoi ne veut-on plus travailler ? »

LNDT: @279. « Ne rien faire » une vraie compétence désormais enseignée à la fac

Un podcast de Radio France de 2′

Dans le Wisconsin, à l’Université Lawrence. Des professeurs ont mis en place une nouvelle classe qui enseigne aux étudiants comment se détendre et débrancher. C’est rapidement devenu le cours le plus populaire de l’université !

Parce que rien n’est plus difficile à faire, que rien ! Cette maxime contemporaine nous vient de Jenny Donnel artiste et penseuse américaine, qui a publié le best-seller « Comment ne rien faire », résistance oisive à l’économie de l’attention

Se retrouver à ne rien faire c’est balaise dans un monde hyper connecté, où les tauliers de la Tech’ promettent une immersion toujours plus intense dans les écrans. Du casque de réalité mixte d’Apple à celui de Mark Zuckerberg « Meta Quest Pro » présenté hier à la grand-messe annuelle « Meta Connect ».