Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @03. Consultations à distance.

Psychothérapeute « on line »

LE BOOM DE LA CONSULTATION À DISTANCE

Chronologie

Avant le COVID-19, des NUMÉROS DE TÉLÉPHONE spéciaux existaient pour une écoute anonyme. Ces numéros répondaient à un besoin spécifique et soudain de vouloir parler anonymement, de souhaiter partager son désarroi, ses pertes de repères et son humeur du moment. Ces échanges pouvaient s’avérer utiles pour un SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE aussi urgent que momentané. Puis L’ORDINATEUR est arrivé et avec lui l’avènement des NOUVELLES TECHNOLOGIES dans notre quotidien. Le milieu de la thérapie c’est lentement réinventée. La THÉRAPIE PAR « CHAT », pour dialoguer par écrit, en direct. Puis la THÉRAPIE PAR MAIL, où le patient envoie un courrier électronique, auquel le psy répond le jour de la séance.
Jusqu’ici, aucun professionnel français n’aurait parié sur une utilisation massive et régulière des applications de VISIOCONFÉRENCE, des MAILS et du TÉLÉPHONE PORTABLE pour un travail psychothérapeutique prolongé. Aujourd’hui, après 55 jours de confinement la TÉLÉCONSULTATION est passée en un éclair, de timide expérience à pratique confirmée. «NÉCESSITÉ FAISANT LOI ! ».

Des avantages pour tous ?

Et malgré tout, C’est en FRANCE que la résistance fut forte, où patients et psychothérapeutes hésitaient à intégrer ces nouvelles pratiques thérapeutiques. Ils s’en méfiaient. Par méconnaissance de l’outil informatique ou bien par fidélité à l’image traditionnelle de la psychothérapie qui voulait que les consultations se passent en présentielle, sur un fauteuil ou divan ?
Je le constate sans cesse dans mon cabinet, la vie apporte bien souvent son lot de surprises. Et je l’avoue, la présence du virus a transformé radicalement ma pratique professionnelle. Après avoir vérifié que ces modifications satisfaisaient au CODE DE DÉONTOLOGIE de ma profession, et que L’INTIMITÉ ainsi que la CONFIDENTIALITÉ de mes échanges avec mes patients étaient préservées, mes résistances aux changements sont tombées rapidement. En fait, en quelques jours seulement. Adieu les méconnaissances. Au revoir les croyances. Depuis quelques jours, cette pratique m’apporte au quotidien, une vraie SOUPLESSE dans l’organisation des consultations et un suivi sans interruption dans la thérapie de mes patients. C’est donc en l’utilisant que mon intérêt pour cette pratique s’est progressivement révélé.
Pour le patient, cette nouvelle manière de me consulter, peut être à certains égards profitable. Fini les transports bondés, l’attente dans les bouchons, et trouver une place dans son emploi du temps. Aujourd’hui, DEPUIS CHEZ LUI, il peut me consulter. Il suffit d’un ordinateur ou d’un téléphone, d’une bonne connexion internet puis de s’assurer qu’il ne sera PAS DÉRANGÉ et que LA CONFIDENTIALITÉ de nos échanges sera préservée. C’est aux dires de certains un « CONFORT IMPORTANT».
Si en 2020, la téléconsultation semble faire l’effet d’une RÉVÉLATION, depuis les contraintes imposées par cette période de pandémie, elle est aux ÉTATS-UNIS et au CANADA, observée et utilisée depuis le début des ANNÉES 2000, et est reconnue comme une pratique de psychothérapie à part entière. A ce titre, la téléconsultation fait l’objet d’ÉVALUATIONS en ligne, et en anglais, sur le site entre autre de l’International Society for Mental Health Online, « ATA Unveils New Practice Guidelines for Online Mental Health Services » ( L’ATA dévoile de nouveaux guides de pratique pour les services de santé mentale en ligne). Ces informations sont pour moi, une source de réflexions et d’anticipations de l’avenir. C’est aussi un moyen d’évoluer avec son temps.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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