Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @03. Consultations à distance.
Consultation à distance, pour quoi, pour qui ?
LE BOOM DE LA CONSULTATION À DISTANCE
Consultation à distance pour quoi ?
Les RAISONS de me consulter à distance sont les mêmes que ceux qui poussent à me consulter en cabinet. Problèmes familiaux, affectifs, relationnels, perte de confiance, dépression, burn-out, deuil à réaliser, situation anxiogènes… De ce côté là, rien n’a changé. Ce que je remarque, c’est que LE CONTENU de la consultation à distance, par téléphone, Skype, ou E-mail est parfois DIFFÉRENT et cela même avec des patients habitués au face à face du cabinet. Certains de mes patients abordent des sujets ou bien des zones de leur intimité qu’ils n’ont jamais osé aborder en cabinet. C’est un point nouveau que je constate et que j’explore dans ma NOUVELLE RELATION AVEC LE PATIENT. Avec la téléconsultation, d’autres pistes dans la relations patient / thérapeute sont à investiguer. L’ABSENCE CORPORELLE dans la consultation est un élément nouveau pour moi et dans le cas d’une consultation par téléphone, de prendre conscience de ce que ma VOIX (timbre, sonorité, rythme des mots) peut transmettre au patient à l’autre bout, et réciproquement.
Consultation à distance pour qui ?
Ce procédé de consultation a ouvert l’accès à mon cabinet à une NOUVELLE CLIENTELE. Les premières personnes qui bénéficient de la consultation à distance sont les PERSONNES À MOBILITÉ RÉDUITE (PMR), handicapés, blessés ou personnes âgées pour qui un simple déplacement dans les transports en commun est synonyme de chemin de croix. Je pense aussi aux personnes AGORAPHOBES, pour qui prendre le téléphone ou l’ordinateur pour une séance est beaucoup plus facile que d’affronter à chaque rendez-vous, les causes de leur peur. Et aussi, les HABITANTS DES PETITES VILLES DE PROVINCE, qui souhaitent consulter, dans L’ANONYMAT. Enfin, mes PATIENTS qui désirent continuer leur thérapie malgré un éloignement momentané ou bien permanent après un déménagement.
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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