man and woman having an arguement

LNDT: @450. Chronique sur l’art du compromis…

Un Podcast de Radio France (5′)

Pour Gwénaëlle Boulet, en bonne épouse et mère de famille, le compromis est devenu pour elle une seconde peau…

Comment vous dire… D’abord, il vous savoir que si je n’avais pas un minimum intégré le concept de compromis, je vivrais encore actuellement dans une sorte de bouge dans lequel, si d’aventure je vous invitais chez moi, vous auriez bien du mal à distinguer la cuisine de la chambre, la chambre de la salle de bain et la salle de bain du salon… Oui, il fut un temps où traverser mon appartement relevait de la mission quasi impossible. Un mix entre Koh-Lanta et Intervilles (les vachettes en moins mais le loisir de s’empaler le talon sur une paire de ciseau ou de rester le pied collé dans une casserole de vieille semoule en plus). Non, vraiment. Pour dégoter mon mari, on ne peut pas dire que j’ai misé sur mon côté « fée du logis ». (ce que je m’empresse de rappeler quand on s’engueule : « c’est pas comme si j’avais menti sur la marchandise, hein ! »)

Il n’en reste pas moins que le « compromis » n’est pas toujours facile à pratiquer dans la vie de couple…

Peut-être qu’il existe des gens chez qui le sens du compromis est inné. Genre des enfants de Laurent Bergé et de Michel Barnier. Sauf que pour beaucoup d’entre nous, une fois passée la folie des débuts amoureux qui font que comme Bridget Jones, oui, au début, tu trouves ça craquant que Darcy plie son caleçon avant de faire l’amour et qu’inversement, Darcy trouve craquant le rôti de veau cramé de Bridget… une fois ce filtre de l’amour un chouille estompé, le goût pour l’altérité s’efface un peu et la nature individualiste des uns et des autres ressurgit. Chacun souhaite alors imposer à l’autre SON mode de vie.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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