LNDT: @607. Le TDAH chez l’adulte

Un podcast de Radio France (52′)

Le trouble du déficit de l’attention avec, ou sans hyperactivité… Etes-vous hyperactif ? Comment avez-vous été diagnostiqué, comment vivez-vous votre hyperactivité ?

Nous verrons quels sont les symptômes repérables ? Comment ce trouble neurologique est diagnostiqué, car il ne s’agit pas d’un trouble psychiatrique… Quels sont les traitements ?  À quoi ressemble la vie quotidienne d’un adulte hyperactif et de son entourage ?

Quelles sont les idées reçues sur le TDAH ? 

Nous attendons vos questions et vos témoignages au 01 45 24 7000, sur l’appli France Inter en utilisant le bouton Réagir et sur la page Facebook de l’émission.

LNDT: @606. TDAH, ce trouble mal compris : Comment le reconnaître et le traiter ?

Un podcast de Radio France (7′)

Le TDAH, ou trouble de l’attention avec hyperactivité, est un sujet de plus en plus discuté. Mais derrière cet acronyme, que se cache-t-il vraiment ? Emmanuel Deun, psychologue azuréen, nous aide à mieux comprendre ce trouble, ses enjeux, et les solutions pour mieux vivre avec.

Le TDAH se manifeste principalement par une difficulté à se concentrer, une impulsivité et une hyperactivité. Les personnes atteintes de ce trouble sont constamment envahies par des pensées, ce qui empêche de se poser ou de se concentrer sur une seule tâche. Ce flot d’idées incessant peut entraîner une grande fatigue mentale, parfois compensée par des comportements à risque comme la consommation de substances.

Comment se faire diagnostiquer ?

Chez les enfants, le psychologue Emmanuel Deun conseille une consultation avec un professionnel de santé (psychologue ou psychiatre) pour analyser le comportement en famille. Cette démarche permettra de distinguer un véritable trouble d’une simple difficulté d’éducation. Pour les adultes, un bilan psychologique avec un neuropsychologue est recommandé. Si le diagnostic de TDAH est confirmé, des traitements comme la Ritaline, un médicament stimulant, peuvent être envisagés, bien qu’il comporte des risques, notamment pour les enfants.

Vivre avec le TDAH : Des solutions au quotidien

En plus des traitements médicamenteux, il existe des solutions pour gérer le TDAH. Emmanuel Deun particulièrement la méditation, qui permet de poser l’esprit et d’améliorer la concentration. De plus, un mode de vie plus calme, loin de la surcharge d’informations des réseaux sociaux et des écrans, peut aider à mieux vivre avec ce trouble.

LNDT: @605. TDAH : comprendre un trouble encore méconnu mais de plus en plus diagnostiqué

Un podcast de Radio France (25′)

Le TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, est organisé autour de trois grands domaines de symptômes : les troubles de l’attention, l’hyperactivité, l’impulsivité. En France, deux millions de personnes, enfants et adultes, en souffrent.

Annaïg Lejeune est référente de l’association HyperSupers TDAH, dans le Morbihan. Ce handicap, c’est son quotidien. Son fils en souffre, le papa également, elle aussi, sa fille peut-être. « C’est cette situation personnelle qui m’a amenée à devenir bénévole de l’association. Je suis aussi orthophoniste et souvent confrontée à ce trouble du neuro-développement, encore méconnu, qui pourtant entraîne une grande souffrance au quotidien ». Informer, accompagner les familles, favoriser l’accès aux soins, l’inclusion scolaire et professionnelle, voilà les principales missions de l’association HyperSupers.

Wilfried, auditeur en Ille-et-Vilaine, a été diagnostiqué récemment « Je me suis aperçu que beaucoup de personnes en souffraient » raconte-t-il. « Mon problème, c’étaient les oublis. J’oubliais assez rapidement ce qui venait de se dire ». Laurent pour sa part est atteint de ce trouble depuis l’enfance : « C’est compliqué professionnellement, socialement et sur le plan personnel ».
Annaïg Lejeune poursuit : « Le TDAH a de nombreux troubles associés comme le trouble d’opposition avec provocation, les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les abus de substance, ou encore l’autisme. Le TDAH, c’est un problème de la circulation de la dopamine dans le cerveau. Les personnes qui en souffrent vont aller la chercher ailleurs, comme dans les drogues, les jeux d’argent. Quand on est TDAH, on est très sensible aux addictions ».

IciOuverture dans un nouvel onglet, le site internet de l’association HyperSupers.

LNDT: @604. Le TDAH

Un podcast de Radio France (25′)

Le TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, est organisé autour de trois grands domaines de symptômes : les troubles de l’attention, l’hyperactivité, l’impulsivité. En France, deux millions de personnes, enfants et adultes, en souffrent.

Annaïg Lejeune est référente de l’association HyperSupers TDAH, dans le Morbihan. Ce handicap, c’est son quotidien. Son fils en souffre, le papa également, elle aussi, sa fille peut-être. « C’est cette situation personnelle qui m’a amenée à devenir bénévole de l’association. Je suis aussi orthophoniste et souvent confrontée à ce trouble du neuro-développement, encore méconnu, qui pourtant entraîne une grande souffrance au quotidien ». Informer, accompagner les familles, favoriser l’accès aux soins, l’inclusion scolaire et professionnelle, voilà les principales missions de l’association HyperSupers.

Wilfried, auditeur en Ille-et-Vilaine, a été diagnostiqué récemment « Je me suis aperçu que beaucoup de personnes en souffraient » raconte-t-il. « Mon problème, c’étaient les oublis. J’oubliais assez rapidement ce qui venait de se dire ». Laurent pour sa part est atteint de ce trouble depuis l’enfance : « C’est compliqué professionnellement, socialement et sur le plan personnel ».
Annaïg Lejeune poursuit : « Le TDAH a de nombreux troubles associés comme le trouble d’opposition avec provocation, les troubles anxieux, les troubles dépressifs, les abus de substance, ou encore l’autisme. Le TDAH, c’est un problème de la circulation de la dopamine dans le cerveau. Les personnes qui en souffrent vont aller la chercher ailleurs, comme dans les drogues, les jeux d’argent. Quand on est TDAH, on est très sensible aux addictions ».

IciOuverture dans un nouvel onglet, le site internet de l’association HyperSupers.

LNDT: @603. Pour quelles raisons tout le monde se croit TDAH ou intolérant au gluten ?

Un podcast de Radio France (2′)

Certaines maladies deviennent soudain « tendance » sous l’effet d’Internet, des réseaux sociaux et d’un besoin d’explication face à des symptômes flous. Attention car les autodiagnostics peuvent détourner de la véritable cause des troubles et retarder une prise en charge médicale adaptée.

Certaines maladies semblent devenir soudain « à la mode ». Il y a quelques mois, beaucoup s’autodiagnostiquaient une intolérance au glutenOuverture dans un nouvel onglet. Aujourd’hui, en ce mois de février, le TDAH — le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivitéOuverture dans un nouvel onglet — qui occupe le devant de la scène. Ce phénomène n’est pas anodin et s’explique par plusieurs mécanismes bien connus.

D’abord, lorsque l’on rencontre un problème de santé sans obtenir de réponse claire, le besoin d’explication devient pressant. Difficultés de concentration, maux de ventre persistants, fatigue inexpliquée : face à ces symptômes flous, Internet offre un accès immédiat à des listes de troubles et de maladies dans lesquelles il est facile de se reconnaître. Les réseaux sociaux amplifient encore ce mouvement, en donnant une large visibilité à des témoignages et à des contenus consacrés à ces troubles « tendance ».

Des troubles mieux connus, aux symptômes communs

Ensuite, il s’agit souvent de pathologies dont les connaissances médicales ont récemment progressé. On en parle davantage, on les identifie mieux, ce qui favorise leur médiatisation. Leurs symptômes présentent une autre particularité : ils sont fréquents, parfois peu spécifiques, et peuvent toucher un grand nombre de personnes sans cause évidente. Recevoir un diagnostic « clé en main » peut alors procurer un certain soulagement, voire le sentiment d’appartenir à une communauté qui partage les mêmes difficultés.

Ce phénomène est également entretenu par des acteurs qui y trouvent un intérêt économique : régimes sans gluten, méthodes pour « mieux vivre avec » un trouble de l’attention, accompagnements divers… autant d’offres qui prospèrent sur cette quête d’explications.

Reste une question essentielle : est-ce problématique de se diagnostiquer soi-même ? Une liste de symptômes, surtout lorsqu’ils sont généraux, ne constitue pas un diagnostic médical. Le risque d’erreur est réel. Et cette erreur n’est pas sans conséquences. En se persuadant d’être atteint d’un trouble que l’on n’a pas, on peut passer à côté de la véritable cause de ses difficultés, et surtout, de la possibilité de la traiter efficacement.

LNDT: @602. Comment mieux dépister le TDAH ?

Un podcast de Radio France (26′)

Désorganisation, impulsivité, troubles de l’attention : même après un diagnostic, le TDAH continue de peser sur le travail, les relations et l’estime de soi des adultes qui en souffrent. Alors, peut-on vraiment s’épanouir avec ce trouble du neurodéveloppement ?

Longtemps associé à l’enfance, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est aujourd’hui de mieux en mieux identifié chez les adultes. Désorganisation, procrastination, agitation mentale, difficultés relationnelles ou professionnelles : les manifestations peuvent lourdement peser sur le quotidien. Invités de l’émission, le pédopsychiatre Gabriel Wahl, la psychologue Caroline Chiron et l’illustrateur Olivier Laude rappellent que ce trouble du neurodéveloppement ne se résume ni à un manque de volonté ni à une simple distraction. Tous trois insistent aussi sur un point : malgré les difficultés, il est possible d’apprendre à vivre avec un TDAH et d’améliorer nettement sa qualité de vie.

Comment se manifeste le TDAH à l’âge adulte ?

Le TDAH repose sur trois grands symptômes : l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. « La définition consensuelle internationale, c’est trois dimensions : l’inattention, l’agitation, l’impulsivité », rappelle le Dr Gabriel Wahl. Chez l’adulte, l’hyperactivité physique visible dans l’enfance tend toutefois à s’atténuer, même si demeure souvent une agitation intérieure permanente. « Il peut y avoir une hyperactivité mentale avec un flot de pensées qui ne s’arrête jamais », explique Caroline Chiron.

Les adultes concernés souffrent fréquemment d’oublis, de difficultés d’organisation, de procrastination chronique, d’étourderies ou encore d’une incapacité à se détendre. Certains coupent régulièrement la parole ou peinent à attendre leur tour, signe d’une impulsivité persistante. Olivier Laude, diagnostiqué tardivement, décrit quant à lui « une peur du vide » et un besoin constant de stimulation. « Quand on a un TDAH, on vit tout plus intensément », résume-t-il. Si tout le monde peut être distrait ou anxieux ponctuellement, les spécialistes rappellent que le trouble se caractérise surtout par son intensité et son retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle, sociale et affective.

L’importance du diagnostic, des solutions pour mieux vivre avec son TDAH

Les intervenants soulignent l’intérêt d’un diagnostic, même tardif. Beaucoup d’adultes passent des années à se croire paresseux, désorganisés ou anxieux sans comprendre l’origine de leurs difficultés. « On ne soigne parfois que les conséquences du TDAH, comme l’anxiété ou la dépression, sans traiter la cause », regrette Gabriel Wahl. Pour certains patients, le diagnostic agit comme une véritable libération. Après son diagnostic, Olivier Laude explique avoir enfin compris « le fil » de sa vie et les raisons de sa procrastination ou de ses difficultés d’organisation. François Audoin raconte lui aussi avoir pris conscience de son TDAH après un épisode d’épuisement professionnel, provoqué par l’accumulation des contraintes personnelles et professionnelles qu’il ne parvenait plus à compenser.

Plusieurs approches peuvent alors être proposées. Le traitement médicamenteux à base de méthylphénidate, utilisé notamment dans la Ritaline, peut améliorer rapidement la concentration et réduire les symptômes. Gabriel Wahl avance trois arguments en faveur de ce traitement : « ça fait 60 ans qu’on le prescrit », « il faut une semaine pour savoir ce qu’il en est » et « il ne s’agit pas d’un médicament pour guérir, mais pour agir ». En parallèle, les thérapies cognitivo-comportementales aident à développer des stratégies concrètes d’organisation. Caroline Chiron insiste quant à elle sur la psychoéducation : une démarche qui consiste à mieux comprendre son trouble pour apprendre à le gérer au quotidien ainsi que sur une bonne hygiène de vie : sommeil, activité physique et environnement structurant. Tous s’accordent enfin sur un point inattendu : « Le meilleur remède du TDAH, ce n’est pas le médicament, c’est la passion ». Trouver une activité qui stimule profondément permet souvent de mobiliser pleinement ses capacités.

La suite est à écouter…

LNDT: @601. Comment bien vivre avec son TDAH ?

Un podcast de Radio France (53′)

Désorganisation, impulsivité, troubles de l’attention : même après un diagnostic, le TDAH continue de peser sur le travail, les relations et l’estime de soi des adultes qui en souffrent. Alors, peut-on vraiment s’épanouir avec ce trouble du neurodéveloppement ?

Longtemps associé à l’enfance, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est aujourd’hui de mieux en mieux identifié chez les adultes. Désorganisation, procrastination, agitation mentale, difficultés relationnelles ou professionnelles : les manifestations peuvent lourdement peser sur le quotidien. Invités de l’émission, le pédopsychiatre Gabriel Wahl, la psychologue Caroline Chiron et l’illustrateur Olivier Laude rappellent que ce trouble du neurodéveloppement ne se résume ni à un manque de volonté ni à une simple distraction. Tous trois insistent aussi sur un point : malgré les difficultés, il est possible d’apprendre à vivre avec un TDAH et d’améliorer nettement sa qualité de vie.

Comment se manifeste le TDAH à l’âge adulte ?

Le TDAH repose sur trois grands symptômes : l’inattention, l’hyperactivité et l’impulsivité. « La définition consensuelle internationale, c’est trois dimensions : l’inattention, l’agitation, l’impulsivité », rappelle le Dr Gabriel Wahl. Chez l’adulte, l’hyperactivité physique visible dans l’enfance tend toutefois à s’atténuer, même si demeure souvent une agitation intérieure permanente. « Il peut y avoir une hyperactivité mentale avec un flot de pensées qui ne s’arrête jamais », explique Caroline Chiron.

Les adultes concernés souffrent fréquemment d’oublis, de difficultés d’organisation, de procrastination chronique, d’étourderies ou encore d’une incapacité à se détendre. Certains coupent régulièrement la parole ou peinent à attendre leur tour, signe d’une impulsivité persistante. Olivier Laude, diagnostiqué tardivement, décrit quant à lui « une peur du vide » et un besoin constant de stimulation. « Quand on a un TDAH, on vit tout plus intensément », résume-t-il. Si tout le monde peut être distrait ou anxieux ponctuellement, les spécialistes rappellent que le trouble se caractérise surtout par son intensité et son retentissement sur la vie quotidienne, professionnelle, sociale et affective.

L’importance du diagnostic, des solutions pour mieux vivre avec son TDAH

Les intervenants soulignent l’intérêt d’un diagnostic, même tardif. Beaucoup d’adultes passent des années à se croire paresseux, désorganisés ou anxieux sans comprendre l’origine de leurs difficultés. « On ne soigne parfois que les conséquences du TDAH, comme l’anxiété ou la dépression, sans traiter la cause », regrette Gabriel Wahl. Pour certains patients, le diagnostic agit comme une véritable libération. Après son diagnostic, Olivier Laude explique avoir enfin compris « le fil » de sa vie et les raisons de sa procrastination ou de ses difficultés d’organisation. François Audoin raconte lui aussi avoir pris conscience de son TDAH après un épisode d’épuisement professionnel, provoqué par l’accumulation des contraintes personnelles et professionnelles qu’il ne parvenait plus à compenser.

Plusieurs approches peuvent alors être proposées. Le traitement médicamenteux à base de méthylphénidate, utilisé notamment dans la Ritaline, peut améliorer rapidement la concentration et réduire les symptômes. Gabriel Wahl avance trois arguments en faveur de ce traitement : « ça fait 60 ans qu’on le prescrit », « il faut une semaine pour savoir ce qu’il en est » et « il ne s’agit pas d’un médicament pour guérir, mais pour agir ». En parallèle, les thérapies cognitivo-comportementales aident à développer des stratégies concrètes d’organisation. Caroline Chiron insiste quant à elle sur la psychoéducation : une démarche qui consiste à mieux comprendre son trouble pour apprendre à le gérer au quotidien ainsi que sur une bonne hygiène de vie : sommeil, activité physique et environnement structurant. Tous s’accordent enfin sur un point inattendu : « Le meilleur remède du TDAH, ce n’est pas le médicament, c’est la passion ». Trouver une activité qui stimule profondément permet souvent de mobiliser pleinement ses capacités.

La suite est à écouter…

LNDT: @600. Izia, 8 ans : « Même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres »

Un podcast de Radio France (3′)

C’est un handicap dit « invisible ». Le TDAH, trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité. Il concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes. Ce jeudi est la journée internationale consacrée à ce syndrome. Rencontre à Amiens avec Izia, 8 ans, et sa maman Nora, toutes les deux atteintes.

« Le TDAH, c’est une maladie qui peut nous rendre stressé, en colère et triste ». Izya, 8 ans, a écrit un petit texte pour définir ce qu’est le trouble de l’attention avec hyperactivité. Chez elle, ce TDAH, qui concerne 5% des enfants français et 2,5% des adultes, soit 2 millions de personnes, se manifeste notamment par des « impatiences » : « Je voulais aller à la piscine, mais mon père m’a dit non, alors j’ai fait une petite crise », raconte par exemple la jeune fille. Mais, « même si on a un TDAH, on est toujours comme les autres ! »

« On est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins »

C’est toute la famille amiénoise qui est concernée par le TDAH. Les deux frères d’Izya, 17 et 12 ans, sont eux aussi atteints, comme leur maman, Nora : « C’est la TDAH family ! », sourit la mère de famille âgée de 49 ans. « Une maison TDAH, ce n’est pas souvent très bien rangé. C’est rangé une heure ! ». La maman doit continuellement se battre pour la prise en charge médicale : « Ça fait deux ans que j’envoie des mails et que je me présente en neuro-pédiatrie au CHU d’Amiens. Nous, on est parents, un peu éducateurs, mais pas médecins. » Une prise en charge qui a un coût financier important pour la famille.

Nora aimerait que l’État consacre plus de moyens pour la prise en charge médicale et éducative des TDAH. Mais aussi que le regard change sur la maladie : « Il faut ouvrir son esprit, essayer de ne pas juger sans connaître la situation de l’autre et s’ouvrir à tous ces handicaps invisibles. »

LNDT: @599. Dissociation : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est la Dissociation »

Une vidéo simple de compréhension

Qu’est-ce que la dissociation ?

    Une vidéo simple sur la dissociation. Les troubles dissociatifs impliquent les éléments suivants : Une sensation de détachement de soi et/ou de son environnement (trouble de la dépersonnalisation/déréalisation) Une incapacité à se souvenir d’informations personnelles importantes, souvent associée à un traumatisme ou un stress (amnésie dissociative)

    LNDT: @598. TDAH : « Je vais vous expliquer simplement ce qu’est le TDAH »

    Une vidéo simple de compréhension

    Qu’est-ce que le TDAH ?

    Le TDAH, qu’est-ce que c’est ?

      Le TDAH expliqué simplement avec deux tournevis… Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est défini par des symptômes d’inattention associés ou non à des symptômes d’hyperactivité motrice et d’impulsivité. Il apparaît pendant l’enfance. Ses causes restent, à ce jour, inconnues.(Source: Ameli.fr)

      Le TDAH, un trouble du neurodéveloppement

      Le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble du neurodéveloppement, caractérisé par l’association de trois symptômes dont l’intensité et la manifestation varient selon chaque personne :

      • un déficit de l’attention (incapacité à maintenir son attention, à terminer une tâche, oublis fréquents…) ;
      • une hyperactivité motrice (agitation incessante, incapacité à rester en place) ;
      • une impulsivité (difficulté à attendre, tendance à interrompre les activités des autres).

      Selon les enfants, l’un ou deux symptômes peuvent prédominer, mais le plus souvent, les trois symptômes sont associés.

      On ne peut parler de TDAH que si les symptômes :

      • surviennent au cours de l’enfance, avant l’âge de 12 ans ;
      • présentent un caractère persistant (plus de 6 mois) ;
      • retentissent sur les apprentissages scolaires, les relations sociales et la qualité de vie et constituent un véritable handicap pour l’enfant.

      Le TDAH est-il fréquent ?

      Le TDAH concerne 5 % des moins de 18 ans et 3 % des adultes. Le TDAH présent chez l’enfant persiste à l’adolescence et à l’âge adulte.

      Il semble deux fois plus fréquent chez les garçons.Toutefois, le trouble est probablement sous-estimé chez les filles, pour lesquelles les symptômes sont moins visibles. En effet, les filles, moins hyperactives, ont plutôt des troubles de l’attention, plus difficiles à repérer.

      Qu’est-ce qu’un trouble du neurodéveloppement ?

      Le développement de l’enfant recouvre l’ensemble des performances qu’il développe au fur et à mesure qu’il grandit grâce à son activité cérébrale et en interaction avec son environnement (famille, crèche, école…).

      Pour apprécier le développement neurologique d’un enfant, on évalue ses acquisitions (langage oral, motricité, mémoire, raisonnement…) et ses apprentissages scolaires (langage écrit, calcul, dessin…). On évalue également son intelligence qui est l’ensemble de ses capacités à s’adapter à son environnement.

      Pour parler de trouble du neurodéveloppement, il faut observer :

      • un retard du développement (retard des acquisitions et des apprentissages scolaires) ;
      • des répercussions de ce retard dans les milieux de vie (école, famille) ;
      • un début dans l’enfance ;
      • l’impossibilité d’expliquer ce trouble par une autre cause comme un déficit de l’audition, un milieu familial peu stimulant.

      Les troubles du neurodéveloppement comportent :

      • les troubles du développement intellectuel avec limitation plus ou moins importante de la capacité à comprendre une information nouvelle ou complexe et à apprendre de nouvelles compétences ;
      • les troubles du langage oral comme la dysphasie : ils peuvent concerner la compréhension et/ou l’expression orale ;
      • les troubles de la coordination motrice (dyspraxie) avec des difficultés visibles dans l’acquisition et l’exécution des actions motrices entraînant lenteur, imprécision et maladresse. Peut également être associé à un trouble du graphisme (dysgraphie) ;
      • les troubles des apprentissages concernant la lecture et l’orthographe (dyslexie, dysorthographie) ou les mathématiques (dyscalculie) ;
      • le trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) avec difficultés de concentration, impulsivité et agitation ;
      • les troubles du spectre de l’autisme : ils entraînent des difficultés dans les interactions sociales, la communication et des comportements répétitifs ou des intérêts restreints ou envahissants ;
      • les tics (contractions convulsives, involontaires et répétitives de certains muscles, particulièrement du visage) et le syndrome de Gilles de la Tourette : maladie à composante génétique se traduisant par la survenue de tics brefs, intermittents se traduisant par des mouvements (tics moteurs) ou des vocalisations (tics sonores).

      Ces troubles peuvent être associés entre eux chez un même enfant.

      Pour en savoir plus sur le repérage précoce des troubles du neurodéveloppement, rendez-vous sur le site Agir tôt : huit courts films d’animation illustrent chacun un signe d’alerte simple. 

      Pour en savoir plus sur le handicap intellectuel, consulter la fiche Qu’est-ce qu’un trouble du développement intellectuel ? sur le site CléPsy