LNDT: @678. On se dit tout – Je n’aime pas être parent

Un podcast Radio France (32′)

Être parent est généralement une formidable aventure, mais pas pour tout le monde.

C’est difficile de dire qu’on n’aime pas son enfant, qu’on ne ressent rien pour lui. D’ailleurs généralement on ne dit rien. Vous n’aimez pas ce rôle de parent? ça vous dépasse? On se dit tout avec la psychologue Sophie Marinopoulos, auteur du livre « Ecoutez-moi grandir » aux éditions Les Liens qui Libèrent

LNDT: @677. Etre parent que du bonheur ou presque….

Un podcast Radio France (20′)

Le terme de parentalité renvoie à la qualité de parent, de père, de mère et des difficultés liées a cela, a des relations compliquées entre les parents et les enfants, rupture de communication parfois, que peuvent rencontrer les parents : babyblues, burn out parental, crise d’adolescence…

Décrochage scolaire…vous n’êtes pas seul(e) !

LNDT: @676. Etre parent en douceur

Un podcast Radio France (40′)

A l’occasion de la Journée de la non-violence éducative le 30 avril, nous invitons Louise Atani Torasso, psychologue et Formatrice interculturelle à Poitiers au Toit du monde pour nous donner quelques clés pour accompagner l’éducation des enfants dans la bienveillance et dans l’harmonie.

Trois idées à retenir : 

  • Attention, un parent isolé dans l’éducation de son enfant est un parent vulnérable.
  • Éduquer un enfant, c’est le sortir de son état premier de vulnérabilité, sortir de lui ses potentialités, l’aider à trouver sa place dans la société et à développer son autonomie.
  • L’enfant a besoin de repères. Éduquer, c’est être un équilibriste. Mais un funambule ne regarde pas ses pieds quand il est sur son fil, il a le regard au loin vers son but.

LNDT: @675. Pourquoi alors qu’il y a de quoi râler, et que c’est épuisant, être parent fait aussi du bien ?

Un podcast Radio France (3′)

Alors que les parents sont déjà épuisés par la rentrée, Gwénaëlle Boulet éprouve le besoin de rappeler que c’est parce les enfants apportent une dose inimaginable d’amour et de tendresse qu’ils continuent à en faire !

Une chronique « Bisounours », vraiment ?

Oui ! Exactement ! Parce que bon… en cette fin de mois de septembre qui laisse tous les parents sur les rotules, renvoyant aux oubliettes les bienfaits des vacances d’été, je me suis dit que c’était le moment de se faire une petite piqûre de mignonitude et de revenir au sens profond de notre parentalité…

Mais en toute humilité…

Non parce que quand on parle parentalité, on parle beaucoup fatigue, énervement, charge mentale, colères, burn-out, nuits moisies ou course perpétuelle contre le temps…

En fait, on râle énormément : à croire que cette folle aventure ne se résume plus qu’à une série de contraintes et de déceptions.

LNDT: @674. Elizabeth Tchoungui : « Être parent d’un enfant autiste est un combat de tous les jours »

Un podcast Radio France (7′)

L’ancienne journaliste, aujourd’hui en charge de la Fondation Orange, cosigne avec Marie-Christine Gambart, le documentaire « Autisme, mon enfant ma bataille », diffusé ce soir sur France 5.

En France, 700 000 personnes sont atteintes d’autisme. Un enfant sur 100 naît avec ce trouble. C’est le cas d’Alexandre, 12 ans, le fils d’Elizabeth Tchoungui qui avait déjà raconté son combat dans le livre Le jour où tu es né une deuxième fois. Pour le documentaire Autisme, mon enfant ma bataille, elle fait témoigner des familles qui, comme elle, se battent au quotidien pour que leur enfant ne soit pas condamné à vivre en marge de la société.

LNDT: @673. L’enfant rêvé et l’enfant réel : « être parent, c’est savoir s’adapter »

Un podcast Radio France (6′)

Quand on se projette dans le rôle de parent, on s’imagine davantage en train de faire des câlins que de crier et pourtant, force est de constater qu’être parent, c’est de voir un jour ou l’autre accepter qu’on n’est pas le parent qu’on s’était imaginé et il en est de même pour nos enfants

Quoi qu’on pense ou qu’on en dise, nous avons tous rêvé de nos enfants avant de les avoir. Nous avons inconsciemment projeté des choses sur eux, nos propres joies, comme nos envies de réparation. Et jour après jour, en grandissant, nos progénitures se détachent de cet enfant rêvé pour devenir notre enfant réel, avec ses particularités, ses intelligences et ses fragilités. Une forme de double deuil à faire. Être parent, c’est faire le double deuil du parent qu’on aurait rêvé être et de l’enfant qu’on aurait rêvé d’avoir et d’organiser un peu cette rencontre entre deux inconnus. Bien souvent, fort heureusement, le réel dépasse le rêve pour nous offrir un amour inimaginable. 

LNDT: @672. « Le Silence » de Dennis Lehane : une méditation sur ce que c’est d’être parent

Un podcast Radio France (1′)

L’écrivain Dennis Lehane signe ici l’un de ses plus beaux romans avec un extraordinaire personnage de femme : Mary Pat Fennessy, courageuse, bosseuse, cogneuse. Sa vie tourne autour de sa grande ado de fille, Jules, qui sort un soir avec des copains et ne réapparaît plus.

Il fait très chaud à Boston, en cet été 1974. La ville étouffe et la tension monte depuis qu’un juge a décidé, pour lutter contre la ségrégation raciale, que les élèves des lycées majoritairement blancs seraient scolarisés à la rentrée des classes dans des établissements majoritairement noirs, et vice versa. Et ça, ça ne passe pas dans le South End, le vieux quartier ouvrier irlandais, aussi pauvre que fier de ses racines.

Quatre-vingts secondes ce matin sur « Le Silence » de Dennis Lehane

On le retrouve sur ses terres bostoniennes après six ans de silence romanesque.

Au cœur du livre, un extraordinaire personnage de femme : Mary Pat Fennessy, courageuse, bosseuse, cogneuse. Sa vie tourne autour de sa grande ado de fille, Jules, qui sort un soir avec des copains et ne réapparaît plus. La même nuit, un jeune homme noir est percuté par un train.

Mary Pat va tout faire pour retrouver sa fille, quitte à s’affranchir des règles, toutes les règles, celles de la mafia irlandaise, celles du quartier irlandais, celles de la famille irlandaise. Elle va même sympathiser avec un flic ! Il y a « quelque chose d’irrémédiablement détruit et de totalement indestructible (…) au plus profond de cette femme ».

LNDT: @671. On cesse d’être parent à l’instant même où on le devient.

Un podcast Radio France (3′)

Un bébé ça pousse tout seul, ça rampe sur le sol, ça coule lentement à la surface de la Terre.

On ne naît pas femme on naît caillot , aubergine, poulpe, on naît violet et rouge, et mauve, et bleu, on naît de la couleur inexplicable qu’avaient les blousons des berlinois de l’est qui chevauchaient le mur au mois de novembre 1989.

C’était une telle horreur qu’on avait dû distribuer des Deutsche Mark à ces arlequins collectivistes pour qu’ils achètent en urgence des vêtements moins laids. 

Et c’est comme cela qu’un jour de printemps je m’étais retrouvé, plus maladroit qu’un Erich Honecker, avec une petite allemande de l’Est, ma première fille, entre les mains. Et j’avoue, elle me pardonnera sans doute ce détail comme l’histoire pardonnera peut-être à Honecker les morts du no man’s land, mon premier réflexe de père a été de vérifier si la fenêtre était ouverte pour savoir si je pouvais me débarrasser discrètement de la chose.

J’ai été heureusement repris assez vite par l’instinct paternel, au milieu de la nuit, faubourg Saint-Antoine, en m’effondrant en larme sur mon Vélib. Il avait enfin fallu que je me mange quelque chose et je me revois, dans ma cuisine, mi Ugolin, mi Saturne, dévorant une double mozzarella Galbani à mains nues. 

Je serais plus prévoyant le lendemain, ayant cette fois repéré les lieux où je pouvais me restaurer après minuit : l’histoire gastronomique de ma première fille serait celle du passage d’une aubergine à un sandwich subway au fromage et à la dinde goût fumée. 

Si je n’ai pas de souvenirs gastronomiques particuliers de ma deuxième fille — ce qui m’a marqué surtout, elle est née un 14 juillet, c’est plutôt que sa naissance a été instantanément saluée par le passage de la patrouille de France — c’est néanmoins un sujet sur lequel j’ai beaucoup progressé.

A chaque échographie, près des Champs-Elysées, nous avions pris l’habitude, ma compagne et moi, en attendant la naissance de notre troisième enfant, d’aller manger des burgers chez Five Guys, et la tradition en est restée : mon fils vient de naître et je sors d’une semaine à près de 1500 calories par repas, j’ai dû me lever au milieu de la nuit pour jeter mon appli Deliveroo, après avoir réalisé que si mon fils avait bien repris son poids de naissance, cela faisait déjà 5 fois que j’avais, de mon côté, multiplié le mien par deux : 3, 6, 12, 24, 48, 96. 

J’avais bien progressé, aussi, dans le domaine de la puériculture, et fini par comprendre, après les tâtonnements du premier enfant — cette impression pénible qu’un nourrisson était constitué de deux sphères indépendantes que je devais à tout prix maintenir en contact l’une avec l’autre — que le corps et la tête étaient attachés l’un à l’autre, et que tenir un bébé dans ses bras était plus facile que de jongler.

Ce que j’avais surtout fini par comprendre, c’était que les bébés relèvent bien, en leur essence dernière, de cette aubergine qui m’avait tant effrayé la première fois : un bébé ça pousse tout seul, ça rampe sur le sol, ça coule lentement à la surface de la Terre. 

J’étais là au mieux pour veiller à leur confort, mais le mystère de la vie m’échappait largement : on cesse d’être parent à l’instant même où on le devient.

On peut tout au plus s’agiter un peu pour se donner une contenance, et je ne connais pas un seul jeune père, autour de moi, qui ne s’est pas lancé, à l’instant crucial, dans des travaux herculéens. 

On ne plante plus des arbres, aujourd’hui, pour fêter la naissance d’un enfant, on construit des commodes et des étagères.

J’ai installé, juste avant la naissance de ma deuxième fille — je viens de remesurer —  plus de 54 mètres d’étagères de livres dans ma chambre, là-même où j’avais installé son lit : c’était comme si, elle aussi, j’avais essayé de me l’incorporer en la faisant entrer dans cette cage thoracique déguisée en cabinet de lettré.

Le papa, la couvade, le nid : je m’étais assez moqué de tout cela pour me croire immunisé.

Samedi dernier, en sortant de la maternité, impossible de résister, pourtant, en la voyant sur le trottoir. Une étagère Kallax presque neuve. 8 cases supplémentaires à poser sur le nid d’abeille de ma Kallax maxi-size de 5 x 5 cases — je suis un grand amateur d’étagères.

C’est rare, de sentir le poids de son ADN. Et bizarrement ce n’était pas en portant mon fils, qui n’en possède de toute façon que la moitié, que j’ai eu ce sentiment, mais en effectuant un pénible épaulé-jeté de ma nouvelle bibliothèque par dessus l’ancienne.

LNDT: @670. Être parent peut-il être une aventure intellectuelle ?

Un podcast Radio France (58′)

Réflexions croisées sur la parentalité et ses effets sur notre vie intellectuelle, nos manières de penser et notre vision de l’existence

Si avoir des enfants peut être une expérience intellectuelle, peu d’intellectuels et d’intellectuelles en ont parlé. Pourtant, prodiguer des soins, éduquer, échanger avec un enfant donne à penser… alors comment expliquer ce vide ? Est-ce un manque d’ailleurs ? Devrait-on valoriser la parentalité comme une fonction qui, en plus des liens affectifs et de l’amour qu’elle engendre, nous construit et nous donne du grain à moudre, et comment ?

Louise Tourret s’entretient avec ses invités : Jean Birnbaum, journaliste et essayiste, directeur du Monde des livres, auteur notamment de Seuls les enfants changent le mondeOuverture dans un nouvel onglet (Seuil, 2023), et Camille Froidevaux-Metterie, philosophe, spécialiste de la pensée féministe, autrice d’Un si gros ventre. Expériences vécues du corps enceintOuverture dans un nouvel onglet (Stock 2023) et Pleine et douceOuverture dans un nouvel onglet (Sabine Wespieser 2023).

Dans cette émission vous entendrez également la voix de Sophie Marinopoulos, psychologue clinicienne et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil solidaire et d’écoute des familles « Les pâtes au beurre ». Elle publiera en janvier 2024 Ce que les enfants nous enseignentOuverture dans un nouvel onglet aux éditions Les Liens qui Libèrent.

La citation

« Il y a quelque chose qui est en train de se réinventer aujourd’hui dans les liens avec nos enfants, quelque chose de détaché de la biologie. On est à un moment de notre histoire où on peut faire un retour sur la maternité et l’expérience de la grossesse dans une perspective féministe. Le fait qu’il y ait de plus en plus de femmes philosophes ouvre un champ de pensée sur le sujet. » Camille Froidevaux-Metterie

« Dans la tradition philosophique occidentale, l’enfant est mal traité, et quand il l’est, c’est par le manque, les déficiences, pourtant cette question est centrale, elle est au cœur de toute pensée. Il y a une puissance de révélation du nourrisson philosophe, il suffit de se promener avec un landau pour voir tout ce que ça provoque et réveille de nos joies et de nos nuits intérieures. » Jean Birnbaum

LNDT: @669. Quand est-on prêt à être parent ?

Un podcast Radio France (6′)

A la question de savoir s’il faut ou pas faire des enfants, Julien Bisson préfère botter en touche.

Trop d’arguments de part et d’autre, trop d’injonctions pour ou contre le fameux « réarmement démographique », trop de pressions mises sur les jeunes adultes, je ne vais pas en rajouter, ils ont déjà la barque suffisamment chargée – sinon peut-être rappeler qu’avant de regretter qu’on fasse moins d’enfants que par le passé, on pourrait déjà assurer celles et ceux qui souhaitent en avoir qu’ils pourront procréer, ou qu’on pourra les aider.

Maintenant, une fois que j’ai dit ça, c’est vrai que je suis frappé de voir dans mon entourage des trentenaires, souvent en couple depuis longtemps, patienter toujours un peu plus avant d’avoir des d’enfants. Et si vous leur posez la question, de façon un peu plus subtile que le terrible « alors, vous faites quoi, l’horloge biologique n’attend pas ! », eh bien je reçois des réponses sur l’état de la planète, la crainte de l’avenir, Trump qui veut s’emparer de Gaza, mais aussi cette simple phrase : « je ne me sens pas encore prêt ».

Alors je n’ai pas de solution miracle pour le réchauffement climatique ou contre l’énième dinguerie annoncée par Donald Trump, mais peut-être qu’on peut s’arrêter sur cette question : quand est-on prêt à être parent ?