Un Podcast de Radio France (4′)
Pour résoudre les crimes complexes ou les crimes en série, la police judiciaire s’est adjoint les services de psychologues, et va piocher dans les méthodes anglo-saxonnes. Loin des « profilers » vus à la télé, rencontre avec des agents de l’Office central pour la répression des violences aux personnes.
Il avait analysée la dérive suicidaire de Mohamed Merah , et le mensonge de la mère de la petite Fiona, disparue à Clermont-Ferrand. Il n’est ni Madame Soleil et un « profileur » à l’américaine, même si le psychologueFlorent Gathérias veut bien reconnaître une vertu aux séries américaines:« l’avantage des séries télévisées montrant des profileurs c’est ce que cela a donné à la police française l’idée de recruter des gens qui pouvaient faire un travail de cette nature et c’est sans doute les séries qui ont permis d’ouvrir mon poste. .. Le profilage est le début de notre travail, c’est le travail le plus simple mais qui n’est pas le plus fiable, qui consiste à déterminer un profil psychologique en fonction de ce que l’on peut voir sur la scène de crime. Mais ce ne sont que des catégories, et si on ne met pas en lumière la dynamique de l’auteur, pourquoi celui-ci a fait ce qu’il a fait de cette façon-là, on tombera sur des lieux communs. Il faut pouvoir analyser plus profondément et là c’est vraiment le travail de la psycho-criminologie. Par exemple dans une affaire où un homme avait tué un petit garçon, le portrait que j’en avais fait a permis qu’un an après, quand il y a eu des faits de violence qui pouvaient évoquer la première affaire, tout de suite les policiers ont fait le lien grâce au profil. Cette compréhension permet de prioriser des pistes de recherche, d’en écarter d’autres, c’est vraiment une question d’économie et nous sommes là pour cela ».
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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