LNDT: @27. Le Père Noël, un si merveilleux mensonge ?

Pourquoi les parents mentent ?

Pourquoi les parents mentent ?

Une étude de 2013, publiée dans l’International Journal of Psychology montre que 98% des parents chinois et 84% des parents américains, mentent à leurs enfants. Avec un pourcentage aussi fort, nous sommes en droit de nous demander, à quoi sert le mensonge des parents ? Ces derniers déclarent mentir pour le bien de leurs enfants. Pour les rassurer, les convaincre. Ou bien encore pour les dissuader ou les persuader en utilisant parfois des mensonges qui feraient peur. En un mot, leur objectif est d’éduquer ces chérubins.  Nous avons déjà tous entendu (ou bien déjà dit à nos enfants): “Mange ta soupe parce que ca te fera grandir”, “Mange tes épinards pour être fort”, “Mange tes carottes ça te rendra aimable”, ou bien encore, “Si tu n’es pas gentil, le Père Noël t’apportera pas de cadeaux”, et de rajouter, “Si tu ne m’écoutes pas le grand méchant loup va te tirer par les pieds ce soir”. Nous avons tous, des souvenirs anciens, où enfants, nos parents contrôlaient nos comportements et nos affects par le mensonge, la tromperie.

Mais nous possédons aussi des souvenirs plus récents. Du temps où parents  à notre tour, nous avons fait usage du mensonge parentale. A la vérité nous savons tous que les mensonges parentaux n’ont rien d’éducatif. Surtout les parents qui ont subi cette pratique du « mensonge-éducatif » dans leur enfance et qui aujourd’hui l’utilisent avec leurs propres enfants. De Victimes, ils passent Persécuteurs. D’une comportement passif, ils deviennent actif. Car ces phrases sont plus que des mensonges, ce sont des menaces, des chantages, des moyens « éducatifs » culpabilisant pour arriver à leurs fins. Dans la famille, le mensonge servirait aussi à cacher un secret de famille, à dissimuler une situation avec laquelle le parent n’est pas au claire ou estimerait que la divulguer à l’enfant lui serait préjudiciable mais aussi fragiliserait l’homéostasie familiale. Comme par exemple, l’origine de la naissance de l’enfant, la mort/ disparition d’une personne de la famille, les raisons de la séparation de ses parents. Mais qu’arriverait si les enfants découvraient le “poteau rose”. Quels seraient les effets du mensonge, sur le comportement des enfants ?

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MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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