Un podcast de 55′ de Radio France.
Dans le domaine de l’enfance, les psychanalystes se sont s’imposés également en pédiatrie hospitalière. La richesse des apports réciproques de la psychanalyse et de la médecine aide pour comprendre l’être humain. Caroline Eliacheff pour évoquer ces liens et ces apports réciproques de la psychanalyse et de la médecine, explore une forme de maltraitance rare et mal connue : il s’agit du mystérieux syndrome de Münchausen et de sa variante dite « par procuration ». Cette maltraitance a ceci de particulier qu’elle entraîne les médecins à devenir eux-mêmes maltraitants.
C’est en 1951 dans The British Medical Journal, sous la plume d’un médecin anglais, Richard Asher, qu’est décrit pour la première fois le « syndrome de Münchausen ». Ce sont des patients qui créent de toutes pièces leurs symptômes entraînant, à leur demande insistante, interventions médicales et soins répétitifs. Et l’une des « variantes » de ce syndrome dit par procuration poussent des mères à rendre leur enfant malade, l’utilise pour s’entourer d’une équipe médicale amicale et rassurante et demande toujours plus d’explorations.
Bibliographie :
- Ascher R., « Munchausen’s syndrom », Lancet, 1, 1951, 339-341
- Decherf.G. : Syndrome de Münchhausen par procuration (SMPP) ou la symbolisation transgénérationnelle par procuration (STPP) . Le Divan familial 2001/2 (N° 7), pp 167-178
- Fenelon G., le syndrome de Munchausen, PUF
- Meadow R., « :Munchausen syndrom by proxy », Arch.Dis. child., 57, pp. 92-98
- Raimbault G. : « Qui ne voit que la grâce », entretiens avec Anna Feissel-Leibovici, Payot, 2005
- Sédat, J. : La haine dans la construction de la psyché, Adolescence 2015/2 pp.331-340
- Suarez Labat H., « Syndrome de Munchausen par procuration et attaques du cadre institutionnel », Groupal , Vol.9
- Talbot M., « The bad noter », The New Yorker, August 9 et 16 2004
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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