portrait of a pretty woman in black and white

LNDT: @130. No Sex

Un documentaire de 52′ de Arté TV France.

Subie ou volontaire, l’abstinence suscite dans nos sociétés hypersexualisées l’incompréhension et la gêne. Des hommes et des femmes, en couple ou célibataires, témoignent. « Il y a une grande violence dans la façon dont la société traite les gens qui, par choix ou par… malédiction, n’ont pas de sexe dans leur vie« , relève Chantal, 60 ans, qui a décidé un beau jour de « tirer le rideau« . Reconnaissant avoir parfois eu envie « de se supprimer », François, 47 ans, ne comprend pas pourquoi il a déjà traversé deux périodes de désert sexuel : « Là, cela fait sept ans. C’est extrême quand même ! » Après avoir été violée par un homme rencontré sur Tinder, Léna, 27 ans, s’est sentie « vide de sens« . « Comme le sexe et les corps ont commencé à me dégoûter, le mien et ceux des autres, je ne me suis pas vraiment dit très clairement : tiens, je vais arrêter le sexe. C’est un peu comme une question de survie« , explique-t-elle. Tombé dans la spirale du chemsex, qui associe drogues chimiques et rapports sexuels frénétiques, Loïc, homo de 29 ans, n’a pas eu d’autre choix pour se libérer de sa toxicomanie : « Pour arrêter la drogue, j’ai dû arrêter le sexe. Si je continue à consommer, je vais crever.«  En couple, Sophie, 28 ans, reconnaît avoir souffert lorsque « le sexe a fini par disparaître de [leur] vie, petit à petit« . Revendiquant leur asexualité, Coralie, 26 ans, et Jérémie, 29 ans, s’aiment… chastement : « On est comme ça, on ne l’a pas choisi« , explique la jeune femme, tandis que son compagnon trouve « étrange que l’on arrive à concevoir le sexe sans amour, mais pas l’amour sans le sexe« .

Tabou : NO SEX
Jamais dans l’histoire du monde occidental le sexe n’a été autant vécu et pratiqué librement. Mais un tabou demeure : qu’en est-il de celles et ceux qui n’ont pas ou plus de rapports charnels ? De quelle façon s’en accommodent-ils ? Avec franchise et souvent émotion, sept hommes et femmes livrent les raisons de leur abstinence, volontaire ou subie, la manière dont ils la vivent et les réflexions qu’elle leur inspire. Des témoignages forts qui interrogent notre identité, nos désirs profonds et le poids des injonctions sociales, qui font de l’activité sexuelle à la fois la norme et la clé d’une existence réussie.

Réalisation de Didier CrosPays (FranceAnnée 2022)

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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