Un reportage de Radio France de 59′
Entrez dans ce labyrinthe sonore de l’érotisme, par un coup de téléphone rose. Éveil du désir d’un apiculteur isolé par les bruits du quotidien d’Eva étudiante, strip-teaseuses explorant des formes sonores, oreilles érotiques, ASMR sur la toile, kare pirô au japon …
Entrez dans ce labyrinthe sonore de l’érotisme, par un coup de téléphone rose. Éveil du désir d’un apiculteur isolé par les bruits du quotidien d’Eva étudiante, strip-teaseuses explorant des formes sonores, oreilles érotiques, Asmr sur la toile, kare pirô (彼ピロー) au japon … Thésée est venu amadouer le Minotaure, le désir pulsionnel, et le mettre à genoux, au lieu de le tuer. Dans ce labyrinthe, où les échos de la plainte du Monstre côtoient la musique, les soupirs, les halètements, les cris, les souffles, les voix des survivants des 7 garçons et 7 jeunes filles envoyés chaque année en sacrifice… Ariane le guide et l’éclaire, par sa pensée.
« L’érotique est une science individuelle»* et chacun dispose de son propre labyrinthe de fantasmes et de son éventail sensoriel qui suscitent cette affection des sens. L’ouïe, comme les autres sens, est une des sources du ravissement érotique.
Et pourtant toujours point « d’écouteurisme » dans le dictionnaire.
*De l’érotisme – Robert Desnos
Avec
Audrey Dy Na & Robin Furs
Agnès Giard (Anthropologue spécialiste du Japon et auteur du blog « les 400 culs » sur libération.fr)
Astrid, Barbara, Marie, Anaïs et Daniela du Théâtre érotique « Chez Chochotte »,
Marie Lisel (Synesthète kinesthésique, hypnotiste, acousmate, exploratrice sensorielle) et Tristan Trémeau ,
Michaël Andrieu (Compositeur, musicien et professeur de Culture musicale au conservatoire d’Alençon)
Annie Le Brun (Écrivain)
Texte *« * Les Cent Vingt Journées de Sodome *» * lu par Benjamin Lazar
Les extraits de
*« Time machines » de Coil, « Il n’y a pas de rapport sexuel » * de Raphaël Siboni,*« Le donjon de Maîtresse Cindy » * de Irène Omélianenko et François Teste, *« Flux» * du collectif Four Chambers*, * *« * Cantique des Cantiques *» par Alain Bashung & Chloé Mons*, « Le Minotaure » * de Barbara*, *** « H* er » * de Spike Jonze*, « Soupirs » * de Radovan Ivšić et *« La douceur » * de Dominique A_._ *
Merci à Morgan Letessier, Andres Komatsu, Meta Tshiteya, Ciné X et Polychrome, Benjamin Lazar, à plus d’un titre, ainsi qu’au boa fumant et à l’écurie à Genève et à notre Ariane : Agnès Giard.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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