Un podcast de Radio France de 51′
Le philosophe Maxime Rovere publie « Le livre de l’amour infini – vie d’Apollonios, homme et dieu » (Flammarion). Dans ce roman-vrai qu’il a mûri 25 ans, il nous embarque, au gré des voyages du philosophe Apollonios, dans un panorama philosophique.
Philosophe, écrivain et traducteur, Maxime Rovere est principalement connu pour ses travaux sur Spinoza et sur Casanova et pour sa contribution à la littérature enfantine . Il y a vingt-cinq ans, il lit un ouvrage d’Antonin Artaud sur l’empereur romain Héliogabale dédié au philosophe Apollonios de Tyane. Intrigué, il trouve « Vie d’Apollonios de Tyane » de Philostrate d’Athènes.
Apollonios de Tyane, philosophe héritier de Pythagore, a été effacé de l’histoire et remplacé par un dénommé Jésus de Nazareth. La chrétienté s’abat sur le monde et la pensée d’Apollonios disparait. Le philosophe répand une forme de sagesse qui, pour se développer, exige de se tourner vers les autres pour grandir ensemble, sans renoncer à soi-même. « L’amour infini » signifie donc que la sagesse et la vertu n’ont pas un sens individuel mais collectif : leur expansion est illimitée.
L’histoire d’Apollonios, Maxime Rovere la raconte dans Le livre de l’amour infini – vie d’Apollonios, homme et dieu (Flammarion). Il promène ses lecteurs de Babylone jusqu’en Inde, de Rome en Egypte, puis en Nubie, aux sources du Nil. De lieu en lieu, d’initiation en initiation, avec Damis, son traducteur, devenu son ami et complice, dans un voyage spirituel autant que terrestre, Appolonios philosophe.
Le fil que l’on tire : passion ex
Et parce que l’amour de la vraie vie n’est pas toujours infini, on reçoit aujourd’hui quelqu’un qui a entrepris un voyage dans le temps à la rencontre… de ses exs !
Dans « Ex-ologie », la scénariste et documentariste Adila Bennedjaï-Zou se lance dans une enquête pour mieux se connaitre et faire connaitre la condition des célibataires d’aujourd’hui.
Régis, Antoine, Malik, elle questionne ceux qui ont compté pour elle sur les raisons de leur séparation et le regard qu’ils posent sur leur relation, et sa propre autobiographie sentimentale croise vite les récits de leur existence.
C’est tout le crédo d’Adila Bennedjaï-Zou, l’idée qu’à l’endroit de l’intime se meut les valeurs et les représentations d’une société, pour parvenir à forger une autobiographie sentimentale collective.
Un podcast original France Culture encore disponible diffusé en 5 épisodes dans Les Pieds sur Terre, produit par Adila Bennedjaï-Zou et réalisé par Clémence Gross !
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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