Un podcast de Radio France de 52′
Certaines colères peuvent nous aider à avancer dans l’existence
Le comédien Richard Bohringer a dit : « la colère ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu ». Il existe une infinité de colères, comment identifier les colères saines de celles qui sont destructrices ? Explorons ensemble cette émotion que nous avons appris à réprimer depuis notre enfance, qui s’avère en fait une précieuse aide pour avancer dans la vie et améliorer nos relations avec autrui.
La colère, un signal d’alarme nécessaire
Le mot colère est emprunté au latin choléra, lui-même issu du grec kholéra, kholê signifiant bile.
Sa définition dans le Robert n’est pas plus réjouissante : violent mécontentement, accompagné d’agressivité. Notre inconscient collectif a de fait intégré cette émotion comme négative. Pourtant, la colère, si elle ne s’accompagne pas de violence, comporte des bienfaits insoupçonnés.
Sylvie Chokron, neuropsychologue, explique que lorsque nous nous mettons en colère, notre cerveau est soumis à une dichotomie : se battre ou fuir. C’est l’amygdale, cette structure de notre cerveau qui détecte le danger, qui va prendre cette décision, elle-même conditionnée par notre vécu. Il existe donc deux types de scénarios : soit nous explosons si notre mémoire identifie des épisodes plus ou moins dangereux pour nous. À l’inverse, nous arrivons à la contrôler lorsque nous sommes capables de rationaliser.