LNDT: @401. Ainsi soient-elles, féminismes et religions

| Un podcast à soi (59′) – ARTE Radio Podcast

« J’ai cessé de voir Dieu comme un homme barbu sur son trône »

En lisant les versets misogynes du Coran, de la Bible et de la Torah, en écoutant les discours haineux de certaines imams, prêtres ou rabbins ou les paroles homophobes du pape, en constatant la responsabilité des religions dans les violences faites aux femmes… de nombreuses féministes estiment qu’il est impossible de concilier féminisme et religion. D’autres, au contraire, refusent de choisir entre leur foi et leurs combats pour les droits des femmes. Elles décident de lutter de l’intérieur pour « dépatriarcaliser » les croyances et les pratiques.
Comment être féministe tout en étant croyante, pratiquante ? Quelles sont les luttes des féministes religieuses ? Comment vivent-elles ? Que se réapproprient-elles ? Pourquoi, jusqu’où ? Une féministe musulmane, une femme rabbin et une bonne soeur lesbienne racontent leurs engagements dans ce 10ème épisode d’Un podcast à soi. 

Un podcast à soi par Charlotte Bienaimé, le premier mercredi du mois. 

Avec :
– Faustine, Marie et Hanna
– Delphine Horwilleur, rabbin au Mouvement Juif Libéral de France.
– Malika Hamidi, féministe musulmane et sociologue.
– Anne Soupa fondatrice du Comité de la jupe.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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