LNDT: @445. Est-il possible de ne pas haïr son ex ?

| Un podcast Radio France (46′)

A quelques jours de la Saint-Valentin, on s’intéresse à nos ex, parfois encore dans nos vies, pour le pire et aussi pour le meilleur ? Rester ami avec son ex, est-ce possible ou impossible ? En vérité, il existe différentes expériences et plusieurs chemins vers le deuil et la reconstruction.

Est-il possible de ne pas haïr son ex ? Peut-on vraiment se séparer sans se détester ? Pour certains, la réponse est dans la question…

Est-il possible d’appréhender son ex de façon sereine ? Evidemment quand la relation n’a pas été toxique ou violente… Rester ami avec son ex, oui mais dans quelles conditions ? Que faire de la haine quand elle subsiste ? Et puis que faire quand l’ex est un peu trop envahissant, voire plus…

LNDT: @444. Pourquoi le mal nous fascine ?

| Un podcast Radio France (46′)

On plonge dans les recoins de la psyché humaine et on se demande pourquoi les méchants dans les films, la littérature et parfois même les faits-divers, peuvent autant nous fasciner.

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Dans cette émission, on se demande pourquoi le mal nous fascine-t-il autant. Pourquoi des personnages maléfiques dans la fiction, comme Voldemort, la sorcière dans Blanche-Neige, JR dans Dallas, le serial killer de American Psycho, ou bien dans les faits divers, de Guy Georges à Jeffrey Dahmer… Pourquoi tous ces méchants nous attirent ? Raconter le mal, est-ce l’expliquer, voire le justifier ?

Qu’est-ce que cette attirance pour le mal raconte sur nous, sur la condition humaine ou la société ? Et qu’est-ce que le mal ?

LNDT: @443. André Comte-Sponville : « Le bonheur n’est pas dans l’avoir, ni dans l’être, mais dans le faire »

| Un podcast Radio France (46′)

Le philosophe André Comte-Sponville publie à 72 ans ses ultimes études, « L’opportunité de vivre » (PUF). L’occasion de revenir avec lui sur les messages des stoïciens, d’Epicure et de Montaigne.

Avec

Ne dîtes surtout pas à André Comte-Sponville qu’il est un philosophe du bonheur, ça pourrait l’affliger. Et pourtant, il est l’invité de Grand bien vous fasse ce mardi matin pour évoquer sa conception du bonheur… Ce qu’il est, ce qu’il n’est pas. L’occasion surtout de s’intéresser à une notion qui l’intéresse, la sagesse tragique, un apparent oxymore, fort utile pour traverser les turbulences anxiogène de notre temps… En compagnie du philosophe André Comte-Sponville, nous évoquerons aussi la question de la mort et du suicide qui ouvre son nouveau livre, « L’opportunité de vivre » (2025, Presses universitaires de France).

Le bonheur, une quête philosophique ancienne

Pour le philosophe Alain, « Le bonheur est une récompense qui vient à ceux qui ne l’ont pas cherchée. » Or si tous les êtres humains cherchent le bonheur, ce qui est philosophique, c’est de le chercher « dans la vérité », comme disait saint Augustin. « Pour Kant, le bonheur est un idéal, non de la raison, mais de l’imagination. Ce qui veut dire que tout le monde en rêve, c’est un idéal de l’imagination, mais personne ne sait exactement ce que c’est, ni encore moins comment l’atteindre. » André Comte-Sponville en tire que « Le bonheur n’est pas la satisfaction de tous nos désirs, la plénitude ou la satiété, parce que c’est impossible. Nos envies sont ouvertes à l’infini, notre vie est vouée à la finitude. Donc, par définition, il y aura toujours de l’insatisfaction. D’ailleurs, quand on demande aux Français, s’ils sont heureux, ils répondent à 80 %, oui. Qui peut croire que 80 % des Français sont pleinement satisfaits. »

LNDT: @442. Faut-il toujours tout se dire ? Bienfaits et dangers de la soupape émotionnelle

| Un podcast Radio France (46′)

On n’a pas dit au restaurateur que son plat était franchement mauvais. On n’a pas dit non plus à ce supérieur tout ce que l’on pense de son management toxique. Ni avoué à sa famille toutes les contrariétés engrangées pendant des années.

On ne dit pas. On n’ose pas. On retient nos mots. Jusqu’au moment où ça craque. Où un flot de phrases – plus ou moins désagréables – se déverse. On craque, oui, et ça fait du bien. On s’autorise enfin à parler. Mais quelles sont les conséquences de tout cela et comment expliquer ces craquages ? Le phénomène du craquage émotionnel, c’est ce moment où les mots, retenus trop longtemps, se déversent de manière souvent incontrôlée. Si cette libération peut procurer un soulagement immédiat, vous allez comprendre en quoi il est essentiel d’en saisir les tenants et aboutissants, ainsi que les conséquences potentielles sur votre entourage et sur vous-même.

Quand le contrôle lâche prise

D’abord, il y a le contexte qui joue un rôle déterminant dans le craquage émotionnel. Divers facteurs peuvent affaiblir notre capacité à contrôler nos paroles et nos actions, et Laurent Bègue-Shankland souligne l’importance des circonstances, qu’il s’agisse d’éléments sociaux ou non-sociaux, comme le mal-être ou les préoccupations professionnelles, des événements déclencheurs qui peuvent précipiter le craquage. Il y a donc souvent des circonstances qui vont faire qu’on va relâcher le contrôle par le simple fait d’être submergé par une émotion elle-même favorisée par des éléments de contexte qui excitent la frustration.

La colère : une émotion à canaliser

Elle est souvent au centre du processus de craquage, liée à un caractère physiologique et à une tendance à l’action, qui peut nous pousser à vouloir modifier une situation perçue comme injuste. L’enjeu principal réside dans la capacité à canaliser et à gérer cette colère, en l’observant avec curiosité plutôt qu’en la laissant nous submerger. Il est crucial de comprendre que la colère peut impacter le traitement de l’information et entraîner des risques importants. Laurent Bègue-Shanklang explique en effet que « la colère, c’est une émotion qui a une signification en termes d’évolution, on va faire changer une situation. On cherche à modifier un état que l’on considère comme étant injuste, injustifié« .

Rediscipliner notre cerveau, c’est possible

Le cortex orbitofrontal, cette zone du cerveau située à l’avant, joue un rôle essentiel dans nos prises de décisions. Cette partie du cerveau intègre des informations sensorielles, émotionnelles et intellectuelles qui nous aident à faire les bons choix. Le neuroscientifique Sébastien Bohler explique que laisser à cette zone le temps d’incubation nécessaire permet de marier émotionnel et rationnel, conscient et inconscient, pour aboutir à des décisions optimales : « c’est un intégrateur de perception corporelle, émotionnelle et intellectuelle et tout ça va converger vers cette partie du cerveau qui, quand on lui laisse la possibilité de le faire avec des temps d’incubation avant de prendre les bons choix, va livrer des choix souvent optimaux, à condition de bien justement marier l’émotionnel et le rationnel. »

Contrôle social et expression des désirs : trouver le juste équilibre

Le craquage émotionnel révèle souvent la tension constante entre le contrôle de soi imposé par les normes sociales et l’expression de nos désirs individuels. Notre cortex préfrontal réprime donc nos impulsions pour permettre la vie en société. Cependant, un interdit social trop pesant peut entraîner dissonance cognitive, stress chronique et souffrance. Il est donc préférable, selon Sébastien Bohler, de procéder à des ajustements réguliers plutôt que d’attendre que le trop-plein déborde, car « il y a des situations où l’interdit social peut peser pendant des décennies sur des personnes qui, pendant des phases de temps très longues, vont contre leurs désirs et leurs aspirations. Et là, ça peut être délétère parce que ça introduit des notions comme la dissonance cognitive. »

LNDT: @441. Pourquoi les tâches administratives nous angoissent tant ?

| Un podcast Radio France (46′)

Vous avez sans doute déjà connu ce sentiment d’oppression et d’angoisse quand vient le moment de remplir une déclaration d’impôt, de payer des factures. D’où vient cette fameuse et parfois problématique « phobie administrative » ? Éléments de réponse avec des psychologues et des auteurs.

La déclaration d’impôt ? Envoyée à 23h55, soit cinq minutes avant la date fatidique et la majoration. La contravention ? Oubliée. Majorée. Encore oubliée. Et saisie sur salaire. Ordonnance ? Toujours pas envoyée à la mutuelle. L’abonnement à la plateforme que l’on ne regarde jamais ? Pas résilié. Trop compliqué.

Nombreux sont celles et ceux à repousser le moment de se plonger dans les démarches administratives. Peut-on pour autant parler de phobie administrative ? Ou s’agit-il seulement de procrastination ? Comment réagit notre cerveau face à cette tâche qui nous parait parfois insurmontable ? Et vous ? Êtes-vous du genre hyper organisé, ou plutôt « je laisse traîner » ?

Invités pour discuter de phobie administrative, des psychologues et auteurs de guides ou de témoignages pour en sortir, tout du moins avancer avec. Alors phobie, anxiété, procrastination ?

Ne pas ouvrir une lettre par peur de la mauvaise nouevlle

Après un tour de table dans cette émission, Yun Inada se sent moins seul, « comme premier concerné, mon bouquin est l’idée d’offrir un livre que j’aurais voulu avoir quand j’étais ado« . Lui a par exemple mis plusieurs semaines à ouvrir un courrier des impôts, craignant qu’on lui réclame de l’argent, hors il s’agissiat d’un chèque en retour d’un trop plein perçu. Ici se cache un élément au coeur de la phobie administrative : la peur des mauvaises nouvelles. L’auteur de J’y comprends rien ! – Les démarches administratives, impôts, sécu, CAF… ce livre va vous sauver, pense qu’il aura toujours cette peur des papiers et de l’administration « mais ça va mieux ».

Pas une phobie au sens psychologie, mais une réelle anxiété

Margaux Tancrède, psychologue, explique que le terme de « phobie administrative » est parlant mais très galvaudé par la société moderne. Elle précise que la phobie administrative n’est pas décrite comme phobie par la discipline, « le plus approprié serait de parler d’anxiété liées aux tâches administratives » dont la procrastination peut être conséquente, il y en aura d’autres selon les déclencheurs de chaque personne. On pourrait en sourire mais cela peut devenir un problème parfois paralysant, « c’est la perception qu’on va se faire de cette tâche qui va nous paralyser, et la paralysie est l’une des réactions face au danger« . Rappelons que trois réactions sont possibles face au danger : le combat, l’immobilité ou l’évitement.

Procrastination active ou passive ?

Les neurosciences peuvent donner des éléments de compréhension de la procrastination. Anais roux est psychologue spécialisée en neurosciences, elle explique que notre cerveau peut faire une procrastination active, celle nécessaire au temps de réflexion pour les uns, ou celle nécessaire à d’autres préférant et appréciant  travailler en urgence. On parle en revanche pour d’autres de procrastination passive : « il y a un système dans le cerveau qui, quand on fait une action, va systématiquement peser les coûts et les bénéfices« , et les procrastinateurs passifs « le cerveau a tendance à décompter plus rapidement les coûts que le bénéfice« , ceux-ci remettront alors toute tâche à demain, un lendemain qui deviendra l’aujourd’hui à son tour, et ainsi de suite. Des personnalités auront ainsi plus tendance à remettre à demain que d’autres.

Invités :

  • Yun Inada, auteur de J’y comprends rien ! – Les démarches administratives, impôts, sécu, CAF… ce livre va vous sauver (réédition Hachette, 2025)
  • Margaux Tancrède, psychologue sociale et du travail, référente et directrice de la santé mentale chez moka.care, une start up de conseils en santé mentale en entreprise
  • Camille Rozier, co-autrice du guide “Vaincre la phobie administrative grâce aux sciences comportementales”
  • Anaïs Roux, psychologue spécialisée en neurosciences cognitives. Autrice de La vie est un long stress tranquille coécrit avec Jean-François Marmion et illustré par Anne-Isabelle Lucas (Les Arènes, 2025)

LNDT: @440. Comment le théâtre peut nous aider à surmonter l’anxiété et la timidité ?

| Un podcast Radio France (46′)

On s’intéresse aux nombreuses vertus du théâtre sur la réduction de l’anxiété et du stress. Comment faire du théâtre aide à sortir de sa coquille ? Comment soigner ses blessures intérieures grâce à la pratique ou à l’écriture théâtrales ?

Comment la pratique théâtrale apaise l’anxiété sociale ? Comment la pratique théâtrale peut aider les timides à rencontrer des inconnus ou à s’exprimer en public, l’une des terreurs les plus communément admises. Voyons par quel mécanisme monter sur une scène sous le regard des autres permet paradoxalement d’apaiser son anxiété. C’est également l’occasion ici de s’intéresser aux mécanismes d’exposition à sa phobie dans les thérapies comportementales et cognitives, et de faire le point sur ce qu’est l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale, quand l’imaginaire surjoue

La grands timides, anxieux ou phobiques sociaux ressentent un sentiment de honte à se présenter en public, le médecin psychiatre Antoine Pellissolo rappelle que la moitié sinon les deux-tiers de la population déclarent ressentir de la timidité, le fait d’être impressionné par les situations nouvelles. Le professeur explique l’anxiété sociale, cette peur du jugement de l’autre, un regard porteur de jugement négatif qui peut aller du trac à la personnalité évitante, où beaucoup de situations de la vie deviennent un problème. L’anxiété, la phobie sociale, c’est « l’impression d’être transparente, l’impression qu’on peut ne pas cacher les choses parce que tout de suite les émotions sont visibles, les arrière-pensées sont visibles, un jeu de miroir, intéressant pour le théâtre, entre ce qu’on ressent sur soi-même et ce qu’on pense sentir sur le regard de l’autre« , quelque chose dans l’imaginaire venant justement de l’image qu’on a de soi-même.

LNDT: @439. Le plaisir de transmettre derrière les fourneaux

| Un podcast Radio France (52′)

À travers la cuisine, ce sont bien plus que des recettes de familles qui se transmettent de génération en génération. Autour d’une marmite, les grands-mères livrent leurs astuces, mais souvent beaucoup plus que cela.

Dans le Grandmas Project, le réalisateur et producteur Jonas Parienté montre comment une recette de cuisine est avant tout un vecteur de transmission entre générations, qui raconte bien plus que de simples ingrédients. Dans chacun des petits films de cette collection, disponibles gratuitement sur la plateforme Grandmas Project, un ou une cinéaste et sa grand-mère se retrouvent dans une cuisine, le temps de réaliser un plat qui révèle quelque chose de leur histoire, de la culture de leur famille.

Jonas Parienté est parti de sa propre expérience avec ses grand-mères. « Je me suis rendu compte que la cuisine était le lieu et la pratique qui me permettait de les interviewer. Au-dessus de la marmite, ça devenait tout naturel. Et de cette expérience personnelle, j’ai fait un projet plus collectif. »

« Son plaisir, c’est de donner »

Lui-même a filmé sa grand-mère égyptienne, Nano, en train de préparer la molokheya, qu’il décrit comme « un ragoût, l’équivalent d’un bourguignon, mais égyptien »« La cuisine, c’est vraiment toute sa vie. Mais il y a aussi une notion de devoir. Je ne sais pas si elle adore y être par plaisir personnel, c’est juste que son plaisir, c’est de donner. Et donc, parce que c’est de là qu’elle donne, on va dire que c’est son territoire. »

C’est grâce au Grandmas Project que l’illustratrice et motion designeuse Mélody Da Fonseca décide de faire un film sur sa grand-mère espagnole, Juana. « Depuis toujours, je la dessine, je l’enregistre, je fais des photos d’elle. Là, c’était l’excuse pour garder un moment de mémoire, d’histoire, de cette dame incroyable. Ça l’a mise en lumière, ça lui a permis de raconter des choses qu’elle ne nous avait jamais dites. » Au détour de la préparation d’une tortilla de patatas, surgit ainsi ce souvenir d’enfance, quand Juana était envoyée au ruisseau, où l’on faisait les lessives, pour récupérer avec une petite cuillère, pour la cuisine, les restes d’huile flottant à la surface…

Une recette ratée peut en dire long

« Ce que j’ai adoré à travers ce projet, c’est de découvrir qu’en fonction des personnes, des familles, ce n’est pas tout le temps la même réponse », explique Jonas Parienté. Dans certains cas, « la recette est vraiment un personnage », tandis que d’autres grands-mères ne cuisinent pas beaucoup, ou pas très bien, et c’est cela qui devient le cœur du sujet. L’histoire d’une recette ratée permet de transmettre d’autres choses, « mais malgré tout, on ne perd jamais la dimension culturelle, la racine ».

« La base de la cuisine, c’est la transmission, confirme le chef Grégory Cohen. Moi, ma grand-mère était une très mauvaise cuisinière. Et elle trouvait toujours une excuse exceptionnelle. C’était toujours beaucoup trop salé, mais elle disait que c’était parce qu’elle était amoureuse. Ou quand elle brûlait les plats, et elle disait : ‘C’est que je pensais à toi mon chéri, et d’un seul coup, j’ai oublié’. Ça fait des souvenirs exceptionnels. Que le plat soit bon ou moins réussi, en réalité, ce qui compte, c’est cet amour qu’elle nous a transmis. »

En 2024, le projet Grandmas Project est devenu un livre de recettes du monde entier, dans lequel une certaine… Eva Roque partage, photos à l’appui, les secrets de la pissaladière de la grand-mère.

  • Jonas Parienté, Grandmas Project. Transmettre en cuisine le plus délicieux patrimoine de l’humanité, Hachette Cuisine, octobre 2024

Invités

Melody Da Fonseca Fernandez, motion designeuse et illustratrice. Réalisatrice de l’épisode « La tortillas de patatas » dans la saison 2 de « Grandmas project »

Jonas Pariente, réalisateur et producteur, fondateur de l’agence Chaï Chaï. Créateur de la websérie « Grandmas Project » et auteur du livre « Grandmas Project. Transmettre en cuisine » (Hachette pratique, 2024).

LNDT: @438. Comment surmonter une fausse couche ?

| Un podcast Radio France (46′)

On estime qu’environ une grossesse sur quatre se solde par une fausse couche, 200 000 en France chaque année. Malgré l’ampleur des chiffres, l’arrêt de grossesse est bien souvent vécu dans la solitude ou l’intimité du couple et avoir de lourdes conséquences psychologiques.

Avec

Aujourd’hui, on s’intéresse aux fausses couches ou avortement spontané. Un événement traumatique, un drame intime qui touche environ 200 000 femmes par an.

Comment expliquer les non-dits, les tabous qui entourent les fausses couches ? Quelles sont les principales causes des fausses couches ? Quels sont les symptômes ? Comment faire le deuil ? Comment surmonter ce trauma psychologique  Comment l’entourage peut-il accompagner les femmes qui ont fait une fausse couche ?

Nous abordons également comment se forme un embryon et quelles sont les raisons de sa viabilité jusqu’au terme de la grossesse.

La fausse couche : un arrêt de la grossesse lié à une erreur

Danielle Hassoun, gynécologue-obstétricienne au Centre de santé du Square de la mutualité explique ce qu’il se passe en cas de fausse couche : « Les malformations, souvent d’origine chromosomique, sont la cause première des fausses couches précoces, celle d’avant le troisième mois. Les autres causes sont beaucoup plus rares et peuvent être des causes infectieuses, des malformations de l’utérus. » Ensuite, « l’utérus réagit, il y a des saignements, et dans la majorité des cas, l’embryon est expulsé. » Mais parfois, il n’y a pas d’expulsion spontanée. « Le corps va garder l’embryon. Une intervention médicale, soit médicamenteuse, soit chirurgicale avec un curetage, ou une aspiration, sera nécessaire pour que cette expulsion puisse avoir lieu… Et n’est pas la même chose par rapport au corps. », ajoute la psychologue clinicienne spécialisée en psychopathologie.

Questionner l’expression « faire une fausse couche »

Pour Mathilde Bouychou, il faudrait questionner les mots fausse couche : « Il n’y a rien de faux dans une fausse couche. Tout est vrai. Ce qui est perdu est réel, même si c’est difficilement définissable. » Et la dessinatrice Mathilde Lemiesle, autrice de la bande dessinée Fausse couche vraie question, ajoute : « On parle de faire une fausse couche, mais ne devrait-on pas parler de subir une fausse couche ? »

Les fausses couches bien que fréquentes, demeurent un sujet tabou

Danielle Hassoun : « Sur 100 grossesses qui commencent, 25 qui arrivent à terme. » Des chiffres qui exercent une pression sociale sur les femmes qui gardent le secret sur leur grossesse avant qu’elle ne soit confirmée. Pour Mathilde Bouychou,« On peut dire que la fausse couche est banale au sens de fréquente, mais pas au sens de ce qui vous arrive. Rien n’est jamais banal et même si ce n’est pas toujours un drame, l’arrêt involontaire d’une grossesse reste comme une cicatrice. » Mathilde Lemiesle, qui a subi quatre fausses couche, explique : « Comme souvent, on n’a pas dit qu’on était enceinte, quand l’arrêt involontaire de la grossesse survient, c’est le double silence. » Conséquence : le tabou qui entoure la fausse couche conduit à l’ignorance. Mathilde Lemiesle : « Je ne savais rien et quand ça m’est arrivé, je suis tombé des nues. Et médicalement aussi, j’ignorais ce qui allait se passer. Tout a été une découverte. »

Accompagnement médical et soutien de l’entourage : des clés pour la guérison

Pour Mathilde Lemiesle, la fausse couche est « une épreuve va marquer profondément à la fois émotionnellement, psychiquement les femmes dans leur corps. » Même si tout le monde ne vit pas la fausse de façon dramatique, l’accompagnement, tant médical que psychologique, est essentiel pour les femmes qui y sont confrontées. La docteure Hassoun rappelle l’importance d’un suivi approprié, à la fois pour apaiser la douleur physique et pour accompagner la guérison émotionnelle. Le soutien de l’entourage joue également un rôle crucial. Mais il doit être bienveillant, sans minimiser la douleur, il ne doit pas offrir de conseils non sollicités. Les proches doivent apprendre à écouter, à compatir et à reconnaître l’ampleur du traumatisme vécu par la femme concernée.

LNDT: @437. Comment surmonter psychologiquement la crise internationale que nous traversons ?

| Un podcast Radio France (46′)

À l’occasion de la journée spéciale de France Inter consacrée au nouveau désordre mondial, Grand bien vous fasse donne des clés pour surmonter le stress et l’anxiété qui nous accaparent face à une actualité anxiogène et l’incertitude du monde. Sans pour autant se voiler la face.

Avec

Comment surmonter psychologiquement l’impact de la crise internationale que nous traversons ? Peur de la guerre, peur de lendemains qui déchantent, peur que nos démocraties européennes ne résistent pas aux coups de boutoir de l’impérialisme trumpien et de l’autocratie poutinienne ? Comment faire face, alors que nous sommes de plus en plus nombreux à avoir l’impression de vivre dans une dystopie, cette représentation pessimiste du futur ?

« Le jeune public, que ce soit dans le cinéma ou la littérature, a toujours lu de la dystopie, a toujours aimé cette forme de science-fiction, observe la journaliste de Télérama, Guillemette Odicino. Avant, c’était peut-être une manière de ne pas y croire. La sidération vient du fait que des choses qu’on estimait absolument impossibles, que nos parents nous ont appris comme le pire du pire, qui ne reviendrait pas, et bien, ça revient… »

La confusion entre le bien et le mal

La philosophe Laurence Devillairs dénonce un « confusionnisme »  anxiogène : « La confusion du vrai et du faux a mené à la confusion du bien et du mal. Pour lutter contre ce confusionnisme, il est très important de nommer très précisément les choses pour les dénoncer et pour agir ». Mais aussi, ajoute-t-elle, de ne pas être dans la caricature ni dans la réaction permanente aux positions que l’on prête au « camp adverse ». « Le confusionnisme naît quand on ne pense plus, mais qu’on dresse des barricades. Quand il n’y a que de la croyance, il n’y a plus d’intelligence. »

Elle souligne néanmoins un bénéfice de la situation actuelle : « Le fossé des générations est moins important. Il y a quelque chose qui nous rapproche, c’est l’envie de surmonter la peur, d’agir et de comprendre. Je trouve qu’on n’a jamais été aussi proches les uns des autres, quel que soit l’âge qu’on a. »

Conseils pratiques face à l’anxiété

Cette confusion produit de l’anxiété car elle génère de l’insécurité, explique la psychiatre Aurélia Schneider. Pour la surmonter, elle avance trois recommandations : « Premier point : l’information, il faut la choisir et choisir le moment où on la reçoit. Le deuxième point, c’est qu’il faut continuer d’agir dans son quotidien. L’action que chacun peut avoir dans son métier, dans ses relations sociales, est fondamentale. » Troisième conseil : « Le soir, demandez-vous ce qui vous a fait plaisir trois fois dans la journée ».

Guillemette Odicino, elle, conseille de voir ou de revoir certains films qui font étonnamment écho à l’actualité, et peuvent aider à mieux l’affronter. Comme Bienvenue à Gattaca, d’Andrew Niccol, dans lequel « la résistance humaine l’emporte contre un système de perfection totalitaire ». Ou Harvey Milk, de Gus Van Sant, l’histoire du premier élu ouvertement gay de l’histoire américaine, qui va commencer à militer seul avant d’attirer autour de lui une véritable révolution. « Un leader qui prouve à quel point le courage individuel peut devenir un courage collectif. Ça fait un bien, je ne vous dis pas ! »

Invités

  • Laurence Devillairs, docteure et agrégée de philosophie, habilitée à diriger des recherches à Sorbonne Université. Dernier livre : La Splendeur du monde (Stock 2024)
  • Aurélie Huz, maîtresse de conférence en littérature française à l’université Paris-Nanterre, spécialiste de la science-fiction et des cultures médiatiques
  • Aurélia Schneider, psychiatre spécialisée dans les thérapies comportementales et cognitives, ancienne interne des hôpitaux de Paris. Auteure de La charge mentale des femmes… et celle des hommes (Larousse, 2018)
  • Guillemette Odicino, journaliste et cheffe de rubrique cinéma à Télérama, chroniqueuse sur France Inter

La chronique « Les Français, mode d’emploi » de Jean-Laurent Cassely

HST.16: Un site complet pour répondre à toutes vos questions sur la sexualité

« Vous avez des interrogations par rapport à votre sexualité, à la contraception, à l’IVG, au dépistage ? »

un article de étudiant.gouv.fr

Sommaire

Vous vous interrogez sur votre sexualité ?

Le site On s’exprime

Comme il n’est pas toujours facile d’en parler, On s’exprime est là pour répondre aux questions que vous pouvez vous poser. Des infections sexuellement transmissibles (IST), jusqu’au plaisir et aux sentiments, On s’exprime fait le tour de la question, vidéos, dicos, et quiz à l’appui. Et pour aller plus loin, vous y trouverez également des adresses d’autres sites et des numéros de téléphone.

Le site questionsexualite.fr

Édité par Santé publique France, questionsexualite.fr explore en détail toutes les questions liées à la sexualité : orientation sexuelle, consentement, contraception, infections sexuellement transmissibles… Une partie du site est par ailleurs dédiée aux discriminations liées à la sexualité ainsi qu’aux violences sexistes et sexuelles.

Le site Sexualités info santé

Site d’information sur la santé sexuelle, les sexualités, la prévention et la contraception, Sexualites-info-sante.fr a pour objectif de soutenir, d’orienter les personnes vers les services adaptés à leurs besoins. Le site offre un numéro gratuit (0800 840 800) où une équipe formée aux spécificités de la santé sexuelle propose une écoute adaptée et bienveillante qui prend en compte votre vécu, votre vie sociale et relationnelle, votre santé et votre bien-être. Le site Sexualités info santé dispose également d’un « LiveChat » et d’un mail pour poser ses questions. Il répertorie et localise sur une carte les dispositifs de proximité : associations, professionnels de santé, réseaux, services administratifs, soins, etc. 

Quelle contraception pour vous ?

Votre contraception est personnelle et doit s’adapter à vos besoins. Il est important de vous renseigner sur chacune d’entre elle (avantages, inconvénients, effets secondaires, fonctionnement…).

Il existe différents moyens de contraception : préservatif externe ou interne, pilule contraceptive, stérilet (DIU) cuivre ou hormonal, implant contraceptif, patch contraceptif, diaphragme contraceptif, progestatif injectable…

Quels sont les avantages et contraintes des différents moyens de contraception ? Que faire en cas d’oubli de pilule, de préservatif ou de rupture de préservatif ? Que faire en cas de grossesse ? Voici le genre de sujets abordés par 2 sites indépendants de l’industrie pharmaceutique