| Un podcast à soi (31′) – ARTE Radio Podcast
« C’est une sorte d’esclavage avec de l’amour et beaucoup de rancœur »
Depuis deux ans, je suis maman d’un petit garçon. Je venais à peine de découvrir le féminisme lorsque j’ai su que nous allions devenir parents. Mon féminisme est donc étroitement lié à ma maternité. Car c’est peut-être en devenant mère que j’ai le plus souffert des inégalités de genre. Parce que, alors que nous étions un couple qui aspirait à devenir des parents égaux, les statistiques sur l’inégale répartition des tâches domestiques et parentales nous ont rattrapés. Parce que je me suis sentie responsable en priorité du bébé. Parce qu’à chaque Noël, je découvre avec stupéfaction les jouets : roses avec des landaux pour les filles, bleus avec des déguisements d’astronautes pour les garçons. Je me suis demandée comment nous pouvions encore en être là ? Pourquoi la maternité et la paternité sont toujours marquées par autant d’inégalités ? Comment tout cela se met en place ? Que se passe-t il lors des premiers mois de la vie de l’enfant ? Qu’attend-t on des pères et des mères en 2018 ?
Avec :
– Amandine, Anthony et Roman
Page YouTube d’Amandine sur le congé paternité :
https://www.youtube.com/channel/UC8hw52fVIV24t97csG5FVog
– Emma, blogueuse (« La charge mentale ») : https://emmaclit.com/ et autrice de la bande dessinée « Un autre regard »
– Le collectif en construction « maternités et féminisme » : collectif.fem.mat@gmail.com
– Anne-Sophie Vozari, doctorante en sociologie à l’Ehess, prépare une thèse sur le soutien à la parentalité
– Christine Delphy, sociologue : https://christinedelphy.wordpress.com/
Textes :
« La femme gelée » d’Annie Ernaux et « De la marge au centre » de Bell Hooks lus par Laure Giappiconi
Remerciements :
Emmanuelle Josse, Chantal Birman, Chloé Amar, Patrick Jean et Hélène Perivier
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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