LNDT: @440. Comment le théâtre peut nous aider à surmonter l’anxiété et la timidité ?

| Un podcast Radio France (46′)

On s’intéresse aux nombreuses vertus du théâtre sur la réduction de l’anxiété et du stress. Comment faire du théâtre aide à sortir de sa coquille ? Comment soigner ses blessures intérieures grâce à la pratique ou à l’écriture théâtrales ?

Comment la pratique théâtrale apaise l’anxiété sociale ? Comment la pratique théâtrale peut aider les timides à rencontrer des inconnus ou à s’exprimer en public, l’une des terreurs les plus communément admises. Voyons par quel mécanisme monter sur une scène sous le regard des autres permet paradoxalement d’apaiser son anxiété. C’est également l’occasion ici de s’intéresser aux mécanismes d’exposition à sa phobie dans les thérapies comportementales et cognitives, et de faire le point sur ce qu’est l’anxiété sociale.

L’anxiété sociale, quand l’imaginaire surjoue

La grands timides, anxieux ou phobiques sociaux ressentent un sentiment de honte à se présenter en public, le médecin psychiatre Antoine Pellissolo rappelle que la moitié sinon les deux-tiers de la population déclarent ressentir de la timidité, le fait d’être impressionné par les situations nouvelles. Le professeur explique l’anxiété sociale, cette peur du jugement de l’autre, un regard porteur de jugement négatif qui peut aller du trac à la personnalité évitante, où beaucoup de situations de la vie deviennent un problème. L’anxiété, la phobie sociale, c’est « l’impression d’être transparente, l’impression qu’on peut ne pas cacher les choses parce que tout de suite les émotions sont visibles, les arrière-pensées sont visibles, un jeu de miroir, intéressant pour le théâtre, entre ce qu’on ressent sur soi-même et ce qu’on pense sentir sur le regard de l’autre« , quelque chose dans l’imaginaire venant justement de l’image qu’on a de soi-même.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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