Un Podcast de Radio France (16′)
Le philosophe Charles Pépin publie « Vivre avec son passé » chez Allary éditions. Il est l’invité de Léa Salamé.
Avec
Charles Pépin est bien connu des auditeurs d’Inter, qui ont pu l’écouter tout cet été avec son émission « Sous le soleil de Platon ». Il est professeur de philosophie et auteur de plusieurs ouvrages La confiance en soi, Les vertus de l’échec, qui ont tous été des best-sellers. Il publie Vivre avec son passé. Une philosophie pour aller de l’avant, son nouveau livre chez Allary éditions.
Vivre avec son passé
Pour lui, le passé n’est pas que du passé. Il continue à nous hanter à travers des regrets, des remords, de la culpabilité, des habitudes, des névroses, des goûts, des dégoûts. Et donc, la question que ça pose, c’est comment faire pour bien vivre avec ? Comment trouver la bonne distance avec ce passé ?
Charles Pépin : « La définition du passé, paradoxalement, c’est ce qui n’est pas passé. C’est ce qui demeure, ce qui persiste indéfiniment, comme le dit Bergson. Ce qui va revenir à travers des réminiscences, comme le montre Proust. Ce qui reste dans notre inconscient, comme le montre Freud. Il y a un moment de l’histoire des idées incroyables, avec Proust, Freud, Bergson au début du XXᵉ siècle, où on apprend qu’en fait, on va devoir vivre avec ce passé. Et je dirais qu’il y a deux écueils à éviter. Celui de Brel, c’est ce que j’appelle l’illusion moderniste. C’est l’idée qu’on pourrait lâcher du passé comme on lâche du lest. Tourner le dos au passé, juste s’en débarrasser d’une simple décision. Et ça ne marche pas parce que les psychologues ont montré qu’il y aura un effet retour, que plus j’ai voulu l’éviter, plus ça reviendra. »
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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