Un Podcast de Radio France (7′)
Dans un contexte où la parole des victimes d’inceste se libère, les thérapies permettant de les guérir du stress post-traumatique ou de la dissociation que ces actes peuvent entraîner se multiplient. EMDR, TCC, travail sur son « enfant intérieur » ou sur son corps font partie des méthodes éprouvées.
Avec
- Coraline Hingray, professeure de psychiatrie, responsable du centre du psychotrauma de Nancy (CPN, CHRU).
Les victimes de l’inceste survivent. La libéralisation de la parole et la dénonciation des actes qu’elles ont subi enfant ont de graves répercussions psychologiques dans leurs vies d’adultes. Pour guérir du passé, des thérapies novatrices permettent d’effacer les barrières posées au fil des années entre les émotions et la raison.
Les effets psychiques de l’inceste
Pour comprendre comment les victimes peuvent se reconstruire, il faut d’abord identifier les marques que l’inceste peut laisser sur leur esprit. Ces effets psychiques sont nombreux et variés souligne Coraline Hingray professeure de psychiatrie, responsable du Centre du Psychotraumatisme de Lorraine Sud à Nancy. Se traduisant le plus souvent dans des formes de stress post-traumatique, ils peuvent aller des intrusions et réminiscences lors des rêves, à de l’hyper-vigilance, sans oublier un évitement de la sexualité ou encore des modifications de l’humeur ou de la cognition.