Un Podcast de Radio France (30′)
Le 13 novembre 2015, les commandos terroristes ont fait 130 morts. Blessé et traumatisé des milliers de personnes. Parmi eux : des enfants. Certains se trouvaient à l’intérieur même du Bataclan. Lola, la plus jeune victime tuée, avait 17 ans. Louis, le plus jeune spectateur, en avait à peine 5.
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Plus largement, cette nuit-là, plus de 1300 enfants selon les chiffres de l’office national des combattants et victimes de guerre, ont perdu un parent, un oncle, une grand-mère, un cousin. D’autres, les ont vu revenir vivants, mais traumatisés et à jamais différents. Alors comment ont-ils grandi après et avec le 13 Novembre ?
Thelma, petite brune aux yeux immenses, qui sort de son cours de gym, a 9 ans. Elle n’était donc pas née lorsque son père, Matthieu Giroud, a été assassiné dans la salle du Bataclan. Elle n’est plus très sûre du travail qu’il faisait. Mais a accroché une ribambelles de photos de lui dans sa chambre. “Mes copines savent jamais si elles doivent en parler avec moi ou si elles vont me faire de la peine. Et moi, je ne sais pas ce que je préfère : qu’elles en parlent ou pas”.
Circé, elle, aimerait pouvoir en parler à d’autres enfants concernés. “J’aimerais bien savoir quelle est leur vision ? Est-ce qu’ils vont bien avec ça ? Est-ce qu’ils ont des traces comme des traumatismes?” Car cette adolescente de 13 ans, dont la maman est revenue profondément traumatisée du Bataclan, a elle-même des séquelles de ces attentats : anxiété, peur des bruits de pétards …
Pour Louis, les séquelles ont longtemps été des cauchemars, la peur de la foule, les bruits forts. Mais aujourd’hui, il se sent bien assure-t-il. Pourtant Louis avait cinq ans en novembre 2015 et il était lui-même au concert des Eagles of Death Metal, un casque antibruit sur les oreilles. Avec lui, sa mère Elsa Delplace et sa grand-mère Patricia San Martin, toutes deux assassinées ce soir-là. Louis a été retrouvé par un policier, sous un corps inanimé. “Je me souviens qu’il y avait un policier qui est venu me chercher. Je me souviens de ça, mais sinon je n’ai pas trop de souvenirs”, confie-t-il.
D’autres étaient adolescents au moment des attentats. C’est le cas de Sami et Maxime, 13 ans tous les deux. Sami a perdu sa maman, Marie Dalloz, en terrasse de la Belle équipe. Mais aussi cinq membres de la bande d’amis de Marie, très présente dans leur quotidien.
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Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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