LNDT: @20. Un très joli témoignage de Marie au sujet de son désir d’enfant.

« Un enfant n’a jamais les parents dont il rêve. Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve ». Boris Cyrulnik « Un merveilleux malheur »

PARENTALITÉ & SCLÉROSE EN PLAQUES

de Marie Delenne, Patiente Experte. ©M.D-Mai 2021

Il y a quelques mois, ma fille et moi revisitions un pan de notre passé commun. Alors que je suis atteinte d’une SEP depuis 22 ans, elle m’a avoué que la petite fille qu’elle avait été avait eu peur, peur de me perdre, peur que je meure en raison de ma maladie. Puis, adolescente, elle avait eu à cœur de m’éviter quelques inquiétudes et tourments. En réalité, ma maladie avait parfois influé sur son comportement, nourrissant de l’anxiété et l’avait conduite certainement à refouler certaines envies. Je m’en doutais, cela avait été la réalité.

D’autre part, en rééducation, j’ai rencontré une jeune femme qui venait d’avoir un bébé et paraissait relativement isolée. Elle exprimait sa crainte : qu’un tiers aidant s’approprie son rôle de mère. Elle était en contact avec les AS de la MDPH et du centre de rééducation ainsi que de la psychologue du centre. Qui allait la soutenir à son retour à domicile ? Je l’ai orientée vers une AS de la CAF. Le chemin lui paraissait complexe. Occasion pour moi de constater ce qui manquait : une personne assurant le repérage des difficultés et en mesure de gérer le volet administratif des droits, les dossiers assurance maladie, MDPH, allocations familiales, de saisir les services sociaux de sa collectivité locale, d’examiner la question des transports, du logement… Je n’ignorais pas qu’en matière de prestations, la parentalité – et le surcoût qu’elle peut engendrer – n’était pas financée, même si certaines aides extra-légales pouvaient être accordées (Ex. pour certains matériels qui sont très onéreux : lit à ouverture latérale…). Il n’était donc pas encore prévu que les personnes en situation de handicap aient des enfants !

Voilà le point de départ de ma réflexion et de mon questionnement : les enfants ayant des parents handicapés ou malades sont-ils plus vulnérables ? La société soutient-elle ces parents et ces enfants ?

PEUT-ON ÊTRE PARENT AVEC UNE MALADIE CHRONIQUE OU UN HANDICAP ?

Quel parent est-on lorsqu’on est confronté à une maladie chronique évolutive, à un handicap ? Comment conserver cette place de parent lorsque les troubles moteurs, la fatigue intense viennent bouleverser la vie ? Comment parler de sa différence avec son enfant ? Comment donner à celui-ci si nécessaire les ressources appropriées pour affronter le regard des autres ? A noter que la loi du 11 février 2005 affirme la participation sociale et la citoyenneté des personnes en situation de handicap mais aucune aide à la parentalité n’y figure, ceci alors que la question du respect du projet de vie y est expressément inscrite.

La parentalité, terme du vocabulaire médico psycho social désigne la fonction d’être parent en y incluant des responsabilités juridiques (telle que la loi les a définies), des responsabilités morales, des responsabilités éducatives. Ce sont des manières de dire et de faire de la part des parents. Elle concerne les émotions, les affects, les pensées, les relations, l’accompagnement de l’enfant jusqu’à la sortie du réaménagement de l’adolescence. « Être parent, c’est une construction dont la dimension psychique est la plaque tournante ». Être parent, quel que soit son état de santé, c’est un désir, un choix, un engagement et pour tout le monde, c’est aussi un chemin jalonné d’obstacles, d’imprévus. Pour les parents en situation de handicap, c’est souvent  un  peu  plus  difficile  à  gérer  au  quotidien  et  ceci  pour  des  raisons  d’abord  pratiques.         En outre, le regard de la société n’est fréquemment pas dénué de préjugés. Question sous-jacente parfois entendue : « déjà pas simple de s’occuper de soi, alors comment vont-ils faire avec un enfant » ? Si ces remarques tendent à régresser, les clichés, représentations, préjugés qui pèsent sur les parents handicapés restent à vaincre.

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @19. « J’ai peur de te perdre ! ». Quand le handicap d’un des parents fait peur à l’enfant.

La SEP peut mettre à l’épreuve le couple, les proches mais aussi les enfants. Ces derniers sont sensibles à l’ambiance de la famille et sont très vite en capacités de ressentir quand quelque chose ne va pas. Alors que l’ambiance familiale se pense protectrice en ne parlant pas des problèmes de santé de l’un de ses membres, il semble qu’elle provoque tout le contraire à cause de ce silence imposé. Car dès lors qu’ils sont tenus à l’écart et qu’ils ressentent que les parents font tout pour leur cacher quelque chose, les enfants développent une anxiété forte et inconfortable pour eux mais aussi pour toute la famille. Alors faut-il leur en parler ? Si oui, quand et comment et avec quels mots ?

Un article sur le site de la société Suisse de la SEP: « Il n’est pas facile de parler de la SEP et des sentiments qui y sont associés avec les enfants… Une attitude ouverte aide les enfants à gérer la maladie. » (lire la suite)

Un article sur le site de « Mieux vivre avec la SEP »: « L’enfant est conscient qu’un événement est survenu dans la famille et cela va l’inquiéter. Il faut dédramatiser dès que possible, sinon le risque est de perdre sa confiance ou qu’il développe de fausses interprétations. Mais il est important de réfléchir au préalable aux mots que l’on va employer et se préparer à leurs questions. (lire la suite)

Un article sur le site du magazine La Croix: « (…), Pour l’enfant, avoir un parent handicapé n’est pas toujours facile à vivre. «Il va avoir tendance à protéger son parent et, à force, il peut avoir le sentiment qu’on ne s’occupe pas vraiment de lui», explique Régine Scelles, psychologue, enseignante à l’université de Tours et auteur de plusieurs livres sur les personnes handicapées. Il va devoir répondre aux questions qu’on lui pose : «Qu’est-ce qu’il a ton papa ?» et aux questions qu’il se pose : «Comment est-ce arrivé ? Est-ce qu’on peut aussi être atteint ?» Et surtout : «Est-ce que j’ai le droit d’être normal, quand mon papa est handicapé ?» «Et ces questions, souligne la psychologue, il va falloir qu’on lui laisse le droit de les poser.». » (lire la suite)

La bibliothérapie pour aider son enfant à aborder ses peurs: La bibliothérapie, vous connaissez? C’est l’art d’utiliser les livres comme outils thérapeutiques. On peut parler de bibliothérapie lorsqu’on se sert des livres d’histoires pour aider un enfant à surmonter ses peurs, ses angoisses, lors d’une période difficile, à améliorer un comportement problématique (ex. : timidité, trouble du sommeil…), à comprendre une réalité à laquelle il doit faire face. Vous pouvez utiliser le livre comme :un outil pour discuter avec votre enfant et aborder ses peurs et aussi comme un outil d’apprentissage pour lui enseigner des valeurs ou des comportements.(lire la suite)

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @18. La SEP et le désir d’enfant(s)

Un dossier complet pour casser les idées reçues et s’ouvrir à la parentalité.

Tout et n’importe quoi circule sur la possibilité (ou non) d’avoir un enfant lorsque nous sommes porteur d’un handicap. Le champ de la Sclérose En Plaque (SEP) est également victime de ces croyances. Alors, voici des références d’articles qui leur font la peau.

Sur le site Doctissimo, un article d’Annabelle Iglesias (temps de lecture, 5′): « La sclérose en plaques n’est pas un obstacle à la maternité, contrairement à ce que l’on disait aux jeunes femmes il y a encore vingt ans. Il est toutefois conseillé d’anticiper la grossesse avec son neurologue. Suivez les conseils du Pr Sandra Vukusic, neurologue ». (lire la suite)

Sur le site de Top Santé, un article de Coralie Hancock (temps de lecture, 5′): « En France, plus de 75 000 femmes souffrent de sclérose en plaques, une maladie neurodégénérative qui surgit souvent avant qu’elles aient eu un enfant. Pour certaines, la maladie apparaît comme un obstacle à la maternité. D’autres, au contraire, se sont lancées dans l’aventure. Elles témoignent. » (Lire la suite)

Sur le site de Merck-Group, une très belle et sensible campagne de 11 vidéos (Il manque le mois de juin) intitulée « la parole libérée »: 11 témoignages de femmes où tout est dit.

Le teaser
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juillet
Aout
Septembre
Octobre
Novembre
Décembre

Les nouveaux dossiers thérapeutiques: @15. « Chèque psy étudiant » : comment bénéficier d’une aide psychologique gratuite.

Voici un article du 5 février 2021, du « Parisien Etudiant ». Utile et bien intéressant pour les étudiants dans cette période de pandémie de COVID-19.

Détresse, isolement… comment demander un « chèque psy » pour faire face à la crise du Covid-19. Le « chèque d’accompagnement psychologique » (CAP) pour les étudiants fragilisés par la crise, annoncé par le gouvernement le 15 janvier, est entré en vigueur depuis le 1er février. Tous les étudiants pourront obtenir cette aide pour pouvoir consulter un psychologue, un psychothérapeute ou un psychiatre

Comment demander un chèque psy étudiant ?

Les conditions du « Chèque psy » ne sont pas encore officiellement détaillées sur le site service-public mais c’est la Ministre Frédérique Vidal qui a précisé sur BFM, le lundi 1er février dernier, comment demander cette aide qui est conditionné à une visite chez un médecin universitaire ou affilié. Il ne s’agit pas d’un chèque à proprement parlé mais de séances prépayées.

« Le « Chèque psy » doit être demandé à un « médecin généraliste au sein du service de santé universitaire, soit un médecin figurant sur une liste de médecins avec lesquels les services de santé ont passé des conventions, puis on choisit dans une liste de psychologues qui ont accepté ce défi ». (Frédérique Vidal)

Nous sommes donc bien loin d’une mesure facile à mettre en oeuvre ce que le terme « Chèque psy » laissait penser. L’accès à un médecin généraliste ou conventionné étant une étape certes de contrôle préalable nécessaire mais surement difficile d’accès.

Quel budget ? Combien de séances ?

Il s’agira d’un accès à trois consultations d’une durée de 45 minutes, sans avance de frais pour éviter d’amputer le budget des étudiants.

A vous donc de contacter dans un premier temps le Service de Santé de votre université (SSU). Pour les autres étudiants (hors université) il faudra attendre plus d’infos pour savoir si vous pouvez bénéficier de cette aide.

Les autres possibilités d’aides… 

Ce chèque psy est un dispositif en plus des autres aides possibles. En attendant de pouvoir demander le « chèque psy » voici les contacts utiles : 

Les BAPU (Bureaux d’aide psychologique universitaires) sont des centres de consultation ouverts à tous les étudiants qui souhaitent une aide psychologique. Leurs équipes sont composées de psychothérapeutes (psychiatres et psychologues), d’assistants sociaux et d’un service administratif. Ces consultations sont prises en charge à 100% par la Sécurité sociale et les mutuelles, sans avance de frais. Le nombre de séances n’est pas limité, le suivi est assuré tant que l’étudiant en ressent le besoin. Plus d’infos et contacts ici

Les Nightlines : le service d’écoute nocturne pour les étudiants en détresse pour les étudiants en région parisienne mais aussi à Lyon et Lille. Cette ligne gratuite est assurée par des étudiants bénévoles de 21 heures à 2h30 du matin. Plus d’infos ici 

Consultations avec Apsytude Des consultations avec un psychologue (gratuites lorsque le Crous ou l’université / école sont en partenariat avec Apsytude. Happsy Line propose aussi des consultations individuelles avec un psychologue, mais en ligne. Plus d’infos ici

Enfin le site soutien-etudiant.info, fournit les contacts de tous les dispositifs gratuits d’aide psychologique, classés par académie ainsi que des conseils et de nombreuses lignes d’écoute.

Aussi à noter : depuis le 25 janvier, 2 repas à 1 euro au restau U sont possibles pour tous les étudiants.
Le Parisien Etudiant