LNDT: @611. TDAH : demain, tous hyperactifs ?

Un podcast de Radio France (59′)

Qu’est-ce que le TDAH ? Quels sont les caractéristiques et les critères diagnostiques de ce trouble ? Quelles sont les régions cérébrales impliquées ? Existe-t-il des traitements médicamenteux ? Ce trouble est-il associé à nos nouveaux modes de vie ? En clair, demain serons-nous tous hyperactifs ?

Avec

  • Charlotte Van Den DriesschePsychiatre et doctorante au Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques au département d’études cognitives de l’Ecole Normale Supérieure
  • Diane Purper-OuakilProfesseure des Universités, chercheuse INSERM, cheffe du Service de médecine psychologique de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Saint-Eloi au CHU de Montpellier

Le trouble du déficit de l’attention, avec ou sans hyperactivité, surnommé TDAH, est un trouble neurodéveloppemental qui fait l’objet d’un certain nombre de préjugés, mais qui reste encore mal connu.

Si le TDAH concerne en premier lieu les enfants, les adultes aussi sont touchés par ce trouble auquel s’attèlent les chercheurs en quête d’explications sur les causes du syndrome, mais aussi de nouveaux modes de traitement.

Pour bien comprendre ce syndrome il semble aujourd’hui nécessaire de déconstruire plusieurs idées reçues qui selon un document de la Fédération mondiale du TDAHOuverture dans un nouvel onglet : « stigmatisent les personnes touchées (…) et retardent le traitement. »

« TDAH : demain, tous hyperactifs ?« , c’est la question épineuse qui est la nôtre pour l’heure qui vient. Bienvenue dans « La Méthode scientifique” ! 

Et pour parler de ces TDAH nous avons le plaisir de recevoir, Charlotte Van Den Driessche, psychiatre et doctorante au Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistiques au département d’études cognitives de l’Ecole Normale Supérieure, et Diane Purper-Ouakil, professeure des Universités, chercheuse INSERM, cheffe du Service de médecine psychologique de l’enfant et de l’adolescent à l’Hôpital Saint-Eloi au CHU de Montpellier.

Le reportage du jour

Certains biais peuvent exister dans le diagnostic précoce de TDAH, comme l’âge de rentrée à l’école. Selon le mois de naissance, quelle est la probabilité de persistance d’un TDAH chez un individu ? Reportage au sein de l’unité PsyCo de l’université Paris Nanterre, avec Charlotte Pinabiaux, maîtresse de Conférences en Neuropsychologie et co-auteur d’une étude prospective pour tenter de répondre à cette questionOuverture dans un nouvel onglet.  Par Céline Loozen :

Pour aller plus loin

Retrouvez le threadOuverture dans un nouvel onglet de l’émission du jour sur le fil twitter de La Méthode Scientifique !

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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