Un podcast de Radio France (6′)
La professeure Diane Purper-Ouakil, spécialiste du TDAH, le trouble déficit de l’attention hyperactivité est de passage à Pau, pour sensibiliser les médecins. Des enfants qui souffrent de TDAH ne sont pas diagnostiqués, selon la professeure, invitée d’ICI Béarn Bigorre ce jeudi.
C’est un trouble assez méconnu encore : le TDAH, trouble du déficit de l’attention hyperactivité. La professeure Diane Purper-Ouakil est présidente de la société française TDAH. De passage à Pau, elle a donné plusieurs conférences pour sensibiliser les médecins au diagnostic de ce trouble. Elle était l’invitée de ICI Béarn Bigorre ce jeudi matin.
« Les premiers signes sont présents avant l’âge de 12 ans »
« Les premiers signes sont présents avant l’âge de 12 ans, explique Diane Purper-Ouakil, il s’agit de niveaux d’inattention ou d’hyperactivité et d’impulsivité qui sont plus importants que ne le voudrait l’âge de développement. » Les conséquences, sans diagnostic et sans suivi sont nombreuses : « des difficultés scolaires, chez l’adulte des difficultés concernant l’insertion sociale et professionnelle, des problèmes aussi dans les rapports affectifs », énumère la professeure.
Des enfants et des adultes non diagnostiqués
Le TDAH est difficile à diagnostiquer, « il y a probablement un certain sous-diagnostic, bien qu’on n’ait pas de chiffres en France. Mais on sait qu’il y a beaucoup de familles qui s’inquiètent et qui sont éventuellement concernées, le TDAH est souvent associé à plein d’autres difficultés« .
L’exposition aux réseaux sociaux à blâmer ?
Une étude récente pointe la relation entre TDAH et exposition aux écrans et réseaux sociaux, mais pour la professeure, ce lien de cause à effet est trompeur. « Les jeunes concernés par le TDAH peuvent avoir une certaine appétence pour le gaming par exemple, parfois les réseaux sociaux aussi, mais ça ne veut pas dire pour autant que les réseaux sociaux ou l’usage d’Internet causent le TDAH. Les premières descriptions remontent au XVIIIe siècle.«
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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