LNDT: @268. Scène de ménage

Un podcast de Radio France de 3′

Dans la scène de ménage le langage devient une arme. C’est un affrontement, une parodie de conversation où les deux protagonistes tentent d’avoir le dernier mot. La scène de ménage est-elle un épisode anodin et sans conséquence ou marque-t-elle la défaite du couple?

Scènes de ménage ?

Les scènes de ménage sont un enjeu philosophique majeur : elles peuvent déchirer les couples. La colère monte par un effet de symétrie, de mimétisme. La colère devient contagieuse et peut tout détruire. Pensons aussi aux familles : la famille est une scène de conflit, de colère. On appelle “scènes de famille” les discussions qui peuvent s’emporter, où le ressentiment à l’égard de l’un ou de l’autre l’emporte sur la discussion rationnelle, par exemple sur les désaccords politiques. Ainsi, toutes nos relations peuvent être traversées par les colères. Le mimétisme et les dangers de la colère relationnelle semblent alors fondamentaux et au cœur de nos vies. (…)

Aujourd’hui, quatrième figure tirée des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes : la scène de ménage, qui, même quand on croit se fier à nos instincts les plus inavouables n’est jamais que l’éternelle répétition d’une partition écrite sans nous il y a bien longtemps et que nous rejouons à notre façon chaque fois que le ton monte.

LNDT: @267. Pourquoi la colère est-elle relationnelle ?

Un podcast de Radio France de 3′

Comment réagir face aux injustices qui traversent nos relations les plus privées ?

Toutes les relations humaines sont menacées par un danger : la colère. Elles sont même menacées par des colères symétriques, réciproques, contagieuses. Prenons l’exemple de ce qu’on appelait, dans la vie amoureuse, les “scènes de ménage”. On appelle “ménage” la situation de ceux qui vivent ensemble. Il y a des “ménages” comme il y a des façons pour les humains de vivre-ensemble. Ce vivre-ensemble suscite parfois des colères, des scènes de ménage qui peuvent partir de motifs concrets, comme le partage des tâches, qui est une question de justice sociale. Il y a de nombreuses inégalités qui peuvent traverser les ménages : des injustices sociales entre les femmes et les hommes, entre les parents et les enfants, entre les maîtres et les domestiques…

Scènes de ménage ?

Les scènes de ménage sont un enjeu philosophique majeur : elles peuvent déchirer les couples. La colère monte par un effet de symétrie, de mimétisme. La colère devient contagieuse et peut tout détruire. Pensons aussi aux familles : la famille est une scène de conflit, de colère. On appelle “scènes de famille” les discussions qui peuvent s’emporter, où le ressentiment à l’égard de l’un ou de l’autre l’emporte sur la discussion rationnelle, par exemple sur les désaccords politiques. Ainsi, toutes nos relations peuvent être traversées par les colères. Le mimétisme et les dangers de la colère relationnelle semblent alors fondamentaux et au cœur de nos vies. (…)

LNDT: @266. Comment situer la colère dans l’éthique ?

Un podcast de Radio France de 3′

Comment situer la colère dans nos passions ? Faut-il la réguler ?

On parle parfois d’une “juste” voire d’une “sainte” colère, comme si la colère, qui pouvait nous emporter dans des mouvements dangereux, dans des violences les uns à l’égard des autres, pouvait aussi être orientée dans le sens de la justice. Il est vrai que c’est toujours risqué, et que situer cette passion de l’injustice, qui refuse ce qui s’oppose à nous dans le cadre d’une éthique et des principes, est toujours difficile. C’est pourquoi l’un des grands problèmes de l’éthique c’est de situer la place de la colère.

Qu’est-ce qu’une « colère juste » ?

Faut-il la rejeter comme une passion toujours négative, en tant qu’elle est un mouvement impulsif de résistance à ce qui nous contrarie ? Faut-il la remplacer par la raison, par des grands principes rationnels d’action ? Ou bien faut-il s’en servir comme d’un moteur pour la justice ? Et même parfois la justifier, la revendiquer, comme le fait par exemple Albert Camus dans son grand traité, L’Homme révolté, avec la conscience des risques que la colère puisse tomber du côté de l’injustice, être mal orientée par la raison ou dans ses motifs. La question de ceux dont la colère porte une action militante révolutionnaire et parfois meurtrière se pose alors : la question de la colère juste est au cœur de la philosophie morale et de l’éthique. On parle d’une “sainte colère”, d’une “colère divine”, et dans la Bible on parle même du “courroux divin”, une colère qui ne peut pas se tromper, qui devrait tomber infailliblement sur le méchant. (…)

LNDT: @265. Comment ne pas se tromper d’indignation ?

Un podcast de Radio France de 3′

Pour quelles raisons peut-on s’indigner ? Comment définir la dignité humaine universelle ?

On parle beaucoup aujourd’hui de dignité humaine, mais chacun semble mettre sous le nom de “dignité” qqch de diff. Dans certains débats de bioéthique, les deux personnes qui discutent se réclament l’une et l’autre de la dignité humaine. Pour les uns, ce sera la dignité de la personne, la dignité de la liberté, la dignité de la raison, pour les autres, ce sera la dignité de la vie elle-même, du principe de vie qui nous dépasse et est plus important que tout. Il y a donc une querelle sur la dignité difficile à trancher et qui est au cœur de l’éthique.

LNDT: @264. Pourquoi se met-on en colère ?

Un podcast de Radio France de 3′

Pourquoi la colère peut-elle parfois l’emporter sur tout le reste ?

Les êtres humains ont une caractéristique curieuse : ils peuvent « se mettre en colère », pour diverses raisons, qui peuvent sembler plus ou moins justifiées. On peut se mettre en colère pour une raison personnelle, individuelle, peut-être pour un caprice, pour quelque chose d’abusif, pour quelque chose de fictif. Les enfants se mettent en colère contre la table contre laquelle ils se sont cognés eux-mêmes. On peut aussi se mettre en colère pour un motif universel, qui semble heurter non seulement la personne individuelle, mais un principe collectif. C’est quelque chose qui pousse en nous un mouvement profond de révolte, qui semble pouvoir aller jusqu’au coeur de la politique et de l’histoire.

LNDT: @263. La colère et ses dégâts

Un podcast de Radio France de 5′

À propos de notre sujet de cette semaine, deux questions : les bénéfices de la colère sont-ils vraiment supérieurs à ses inconvénients ? Et est-il possible de changer le monde sans se mettre en colère ?

La colère ? Bof… Non, je n’arrive pas à aimer la colère. Je suis pourtant un expert en la matière : ancien colérique, et venant d’une famille de gros colériques… Mais justement, j’ai pu en observer à maintes reprises les conséquences, et mon constat est sans appel : trop de dégâts pour trop peu de bénéfices.

Petit tour d’horizon…

LNDT: @262. La colère est-elle toujours mauvaise conseillère ?

Un podcast de Radio France de 52′

Vous connaissez le proverbe : la colère serait mauvaise conseillère. Pourtant de temps en temps, ça peut faire du bien de s’enerver un bon coup… Dans grand bien vous fasse, vous pourrez piquer une grosse colère, ou au contraire rester d’un calme olympien.

On dit beaucoup de chose de la colère… mauvaise conseillère, fléau du genre humain pour reprendre les mots du philosophe Sénèque, et ce n’est pas Dark Vador qui dira le contraire, la colère, c’est surement le plus court chemin vers le côté obscur de la force. Froides ou explosives, légitimes ou illégitimes, les colères pourtant nous construisent aussi… une bonne colère de temps en temps, ça peut faire du bien ! une soupape de sécurité pour éviter l’explosion, ou alors, un puissant moteur à l’indignation. 

Dans grand bien vous fasse aujourd’hui, on laisse éclater la colère, pour peut être mieux la maitriser… 

LNDT: @261. Quels sont les véritables bienfaits de la colère ?

Un podcast de Radio France de 52′

Certaines colères peuvent nous aider à avancer dans l’existence

Le comédien Richard Bohringer a dit : « la colère ça fait vivre. Quand t’es plus en colère, t’es foutu ». Il existe une infinité de colères, comment identifier les colères saines de celles qui sont destructrices ? Explorons ensemble cette émotion que nous avons appris à réprimer depuis notre enfance, qui s’avère en fait une précieuse aide pour avancer dans la vie et améliorer nos relations avec autrui.

La colère, un signal d’alarme nécessaire

Le mot colère est emprunté au latin choléra, lui-même issu du grec kholéra, kholê signifiant bile.
Sa définition dans le Robert n’est pas plus réjouissante : violent mécontentement, accompagné d’agressivité. Notre inconscient collectif a de fait intégré cette émotion comme négative. Pourtant, la colère, si elle ne s’accompagne pas de violence, comporte des bienfaits insoupçonnés.
Sylvie Chokron, neuropsychologue, explique que lorsque nous nous mettons en colère, notre cerveau est soumis à une dichotomie : se battre ou fuir. C’est l’amygdale, cette structure de notre cerveau qui détecte le danger, qui va prendre cette décision, elle-même conditionnée par notre vécu. Il existe donc deux types de scénarios : soit nous explosons si notre mémoire identifie des épisodes plus ou moins dangereux pour nous. À l’inverse, nous arrivons à la contrôler lorsque nous sommes capables de rationaliser.

LNDT: @260. Comment dompter sa colère ?

Un podcast de Radio France de 52′

Petit mode d’emploi de la colère avec quelques questions : pourquoi la colère est-elle aussi présente dans notre vie quotidienne ? Quelles sont les raisons biologiques, psychologiques, sociales qui nous font exploser ? Comment exprimer sa colère sans perdre le contrôle ?

Coup de projecteur sur une émotion primaire parfois saine mais qui peut conduire à des comportements violents et gravement altérer notre bien-être…

La colère, mode d’emploi ce matin

Quelles sont les raisons biologiques, psychologiques, sociales qui nous font exploser ?  Est-il toujours raisonnable de se mettre en rogne ? Comment exprimer sa colère sans perdre le contrôle ? Pourquoi elle est aussi présente dans notre vie quotidienne ?  La colère est-elle devenue l’émotion qui caractérise le mieux notre époque ?

LNDT: @259. Comment se déclenchent les colères ? Comment les gérer ?

Un podcast de Radio France de 51′

Pour Aristote, la colère est nécessaire, à condition de pouvoir la dompter. Sur les réseaux, au volant, la colère semble très présente dans nos sociétés modernes. Pourquoi sommes-si prompts à nous énerver ou hausser le ton ? Comment gérer cette colère, émotion désagréable mais humaine ?

Bien évidemment, comme le remarquait ce bon vieil Aristote, « La colère est nécessaire ». On ne peut forcer aucun obstacle sans elle. Seulement « il faut prendre la colère non comme capitaine mais comme soldat« .

Le problème, c’est que la colère est devenue l’émotion contemporaine par excellence qui nous monte à la tête dans tous les domaines de la vie quotidienne et de la vie sociale. Agressions de personnels soignants, de caissière ou d’agents administratifs, invectives sur les réseaux sociaux, insultes au volant ou dans les transports en commun… Nous disjonctons tous et nous semblons incapables de nous maîtriser.