topless woman closing her eyes

LNDT: @161. L’orgasme est-il vraiment obligatoire pour être heureux au lit ?

Un reportage de Radio France de 51′

L’injonction à la performance de la jouissance sexuelle peut inhiber le désir et provoquer de l’anxiété sexuelle.

Une étude IFOP de février 2022 consacrée à l’harmonie sexuelle au sein du couple nous apprenait que la simulation constituait une pratique de plus en plus répandue chez les femmes interrogées. Près des deux tiers, 62 % des Françaises admettent avoir déjà feint d’atteindre l’orgasme dans leur vie, une proportion qui a quasiment doublé en 25 ans.

Toujours selon l’IFOP, la volonté de dissimuler un manque d’harmonie sexuelle au sein du couple a déjà poussé une femme sur trois à mentir à son conjoint qui posait une question du type « T’as joui ? ».

Sur la simulation, une étude anglaise publiée en 2023 montre qu’un tiers des 3 700 participants hommes britanniques âgés de 18 à 65 ans simulent presque toujours et 42 % déclarent le faire de temps en temps. 30 % de ces hommes interrogés se sentent stressés par le sexe. Aussi, ce sont les hommes de la génération Z, nés entre 1997 et 2010, qui simuleraient le plus. 41 % d’entre eux font semblant essentiellement pour ne pas blesser leur partenaire.

Avec

Cécilia Commo psychanalyste, sexologue et thérapeute de couple.
Elle assure la prise en charge des couples et des adultes qui rencontrent des difficultés dans leur vie personnelle, leur vie sentimentale et/ou sexuelle dans son cabinet à Paris.
📖 Le couple parfait n’existe pas, Éloge de l’imperfection amoureuse – Flammarion 2022

Philippe Brenot, psychiatre, anthropologue et thérapeute de couple, il dirige les enseignements de Sexologie et Sexualité Humaine à l’université de Paris Cité et préside l’Observatoire International du Couple. Ses recherches concernent l’anthropologie, la physiologie sexuelle et le couple.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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