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LNDT: @250. Dating Fatigue : entre amour et solitude

Un podcast de Radio France de 54′

Le dating fatigue, c’est ce syndrome qui frappe ceux qui passent trop de temps sur les applis de rencontres. Comment ce qui au départ devait nous faciliter la vie est-il devenu une addiction impactant notre santé mentale ?

Avec

Un changement de paradigme

Pour Eliette Abécassis, les applications de rencontre ont créé un changement de paradigme amoureux : « C’est quelque chose qui n’a probablement jamais eu lieu depuis Platon, qui, avec sa théorie de l’amour fusion où l’on cherche à rencontrer notre moitié, explique que sans elle, nous ne sommes pas complets. Aujourd’hui, le développement personnel nous dit que notre bonheur dépend de nous-même et l’autre moitié peut faire peser trop sur l’autre. Avec cette rationalisation de l’amour, on a un changement de mœurs complet. »

Les origines du dating fatigue

Comme l’explique le rédacteur en chef Cyril Lacarrière, c’est en 2016 que l’on a commencé à parler de dating fatigue avec un article : The rise of dating app fatigue, l’avènement de la fatigue des applications de rencontre. C’est un article publié sur le site de The Atlantic le 16 octobre 2016 seulement quatre ans après la naissance de Tinder et un an après son entrée en Bourse. Dès cette époque, The Atlantic écrit « Les services tels que Tinder et Hinge ne sont plus de jolis nouveaux jouets brillants. Certains utilisateurs commencent à les trouver plus frustrants qu’amusants. » C’est en France que le mot réapparaît, et on le doit à la journaliste française Judith Duportail. En mai 2021, elle publie Dating fatigue : amours et solitudes. Comment ce trop-plein de rencontres et cet océan de possibilités a fini par nous isoler ?

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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