mother and son hugging

LNDT: @325. « Séparation, les enfants d’abord » : la justice filmée à hauteur d’enfants

Un podcast de Radio France de 3′

Ce documentaire diffusé sur France 5 propose une immersion précieuse au tribunal de Créteil, pour montrer comment les professionnels de justice sanctuarisent la parole des enfants dans des procédures de divorces ou de séparations belliqueuses. Un film émouvant et utile.

Des parents qui se séparent, c’est d’une banalité confondante. Mais parfois, la garde des enfants est au cœur d’une bataille judiciaire qui peut devenir moche. La journaliste Delphine Cinier a obtenu l’autorisation exceptionnelle de filmer au tribunal de Créteil. Son documentaire est diffusé sur France 5 le mardi 25 février, dans l’émission de Marina Carrère d’Encausse : « Séparation, les enfants d’abord ». 

Le tribunal de Créteil fut l’un des premiers en France, il y a plus de vingt ans, à offrir aux mineurs la défense d’un avocat pour s’exprimer devant le juge. Ici, les juges aux affaires familiales, les avocats et les travailleurs sociaux se sont unis pour sanctuariser la parole de l’enfant. Et ces professionnels de la justice ont donc accepté des caméras dans les coulisses des audiences, pour donner à entendre les souffrances vécues par les enfants dont les parents se déchirent. Voici par exemple une juge aux affaires familiales, Delphine Thouillon. Elle reçoit dans son bureau Ninon, 11 ans, accompagnée de son avocate. On voit le visage de la juge, mais pas celui de la petite fille, qui est filmée de dos.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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