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LNDT: @350. Série: dernières nouvelles du sexe – Épisode 5/13 : Brunch partouze ou le sexe à plusieurs

Un podcast de 30′ de Radio France

Par Carole Bailly. Stephen, informaticien issu d’une famille tradi, organise chez lui des “brunchs partouze” planifiés avec un logiciel adhoc. Les participant.e.s y signent une charte encadrant leur consentement. On y découvre que la sexualité des hétéros est devenue inventive.

Dans cette série « Dernières nouvelles du sexe » des Pieds sur Terre, on découvre des témoignages intimistes sur la sexualité d’aujourd’hui, à l’aune d’une nouvelle enquête scientifique de l’Inserm qui pointe du doigt les changements de pratiques des Français. Ce nouvel épisode explore celles qui se vivent à plusieurs.

Stephen a grandi dans un milieu où les questions de sexualité et de relations amoureuses ne sont pas abordées. Sa première relation sérieuse dure six ans, suivie d’un mariage qui ne l’épanouit pas. Au festival Burning Man, dans le désert du Nevada, Stephen découvre une manière plus spontanée et authentique de se connecter aux autres. Cette expérience agit comme un électrochoc : à son retour en France, il décide de mettre fin à son mariage.

« Il y avait un tel décalage entre ce que j’avais vécu là-bas et mon retour en France… Je me suis dit que ce n’était plus possible. »

C’est avec sa compagne actuelle, Sophie, que Stephen explore de nouvelles formes de sexualité. Ensemble, ils fréquentent des clubs libertins et des saunas échangistes. Mais l’arrivée de la Covid met fin à ces pratiques. À la fin du confinement, un couple d’amis leur suggère d’organiser leurs propres soirées libertines chez eux : Stephen et Sophie se lancent dans ce projet en organisant dans un premier temps des apéros, puis avec le couvre-feu, également des brunchs libertins en pleine journée. “Il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir finalement passer un bon moment, que ce soit en journée ou en soirée. C’est très conventionnel. D’ailleurs, les personnes âgées l’ont bien compris, ils organisent des thés dansants !

Ces brunchs sont soigneusement encadrés par une charte axée sur le consentement et la bienveillance. Stephen insiste sur l’importance de laisser place à la spontanéité et à l’enthousiasme, en évitant par exemple de montrer à l’avance les profils des participants, afin de favoriser des rencontres authentiques.

« Une partouze, ce n’est pas forcément glauque. C’est juste un moment où l’on passe un bon moment ensemble, une envie assez sérieuse d’expérimenter le fait d’être très nombreux et un peu noyés dans la masse. »

Alexia, 35 ans, rêve depuis longtemps d’explorer la sexualité de groupe. Après qu’une amie lui a parlé d’un couple organisant ce type d’évènement, elle décide d’y participer seule, bien que l’idée l’intimide. Poussée par son esprit aventureux, elle choisit de se lancer malgré ses doutes. “Ce qui m’inquiétait, c’était plus l’attitude des gens, le respect, le consentement.

Arrivée sur place, Alexia découvre une ambiance conviviale et bienveillante. Le lieu est agréable, les invités apportent à boire et à manger, et les conversations fluides permettent de briser la glace. Progressivement, l’ambiance évolue et devient plus intime lorsqu’une participante propose des jeux sensoriels. “J’ai juste besoin de fondre. De m’abandonner, de lâcher le contrôle, d’être prise en charge.

« C’est comme si on n’avait plus vraiment de limites de corps. »

Alexia décrit l’expérience comme une immersion sensorielle et émotionnelle. Elle vit des moments intenses avec plusieurs personnes, dont une femme avec qui elle développe une connexion douce et inattendue. L’acceptation des corps variés et la liberté de chacun de s’exprimer rendent l’expérience particulièrement enrichissante. “Il y a des femmes girondes, des femmes très minces et j’ai l’impression que tout le monde est très à l’aise avec son corps. C’est ok d’être pliée en deux, d’avoir un bourrelet, c’est ok d’avoir des vergetures.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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