monochrome photo of people crossing a bridge

LNDT: @558. Bisexualité : une identité sexuelle à part

Un podcsat de Radio France (3′)

À partir de quel moment une personne se définit-elle comme bisexuel(le) ? La réponse est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît, comme le démontre une nouvelle étude de l’Ined, basée sur des données collectées en 2015 auprès de 27 268 adultes de toutes orientations sexuelles.

L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a publié mercredi 13 novembre une vaste enquête sur la sexualité des Français. « L’âge d’entrée dans la sexualité (…) a, pour la première fois depuis plusieurs décennies, commencé à augmenter à partir du milieu des années 2000 », expose Nathalie Bajos, sociologue et directrice de recherche à l’Inserm, jeudi sur franceinfo. Selon l’enquête de l’Inserm, il est aujourd’hui de 18,2 ans pour les femmes et de 17,7 ans pour les hommes.

Pour certaines personnes, le simple fait de ressentir de l’attirance pour des hommes et pour des femmes les amène à se définir comme « bi », quand bien même ils n’auraient pas eu de relations sexuelles avec des hommes et des femmes. Seuls 2,2% des femmes et 1,6% des hommes interrogés ont déjà eu des relations avec partenaires des deux sexes, alors que respectivement 3,4% et 2,0% se considèrent « bi ».

Toutefois, on peut être attiré, voire même avoir des relations sexuelles avec des hommes et des femmes, sans s’identifier comme bisexuel. Parmi les personnes attirées par les deux sexes, 65 % des femmes et de 45 % des hommes se définissent comme hétérosexuels. Parmi celles qui ont eu des partenaires des deux sexes, la moitié des femmes et un tiers des hommes se déclarent « hétéro ».

Selon les chercheurs, ces données montrent que les définitions classiques de la bisexualité ne rendent pas compte « des différences de valeur que les individus donnent à leurs expériences sexuelles ».

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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