Laurie Laufer examine les questions suscitées par le genre, et par le trouble suscité par la difficile question de ce que l’on appelle l’identité sexuelle.
Avec
- Laurie Laufer Pyschanalyste
Dans la vie quotidienne comme sur le divan, de nouveaux mots apparaissent, avec lesquels tout le monde n’est pas toujours familier. Cette question du genre, c’est-à-dire des questionnements, entre autres, sur les notions de féminin et de masculin, sont au cœur d’une des questions actuelles dans l’exercice de la psychanalyse. On le voit dans les débats publics, les questions de genre ne se limitent pas au champ de la psychanalyse. Et les psychanalystes sont très divisés sur ces questions qui dépassent les questions de sexualité.
Au tout début du XXeme siècle, au début de ses travaux, Freud a développé une réflexion théorique, avec son ami Wilhem Fliess, sur la question de ce qu’il nomme la « bisexualité psychique » . Il écrit : « Notre libido à tous hésite normalement la vie durant entre l’objet masculin et féminin ». Il faut entendre le terme de bisexualité dans le sens, non pas de pratiques sexuelles ou d’une identité sexuelle mais dans le sens où chacun des individus est animé de dispositions féminines et masculines. Cette question du genre, fait de mouvements, de perception de soi, de catégories normatives, d’évolution sociale suscite aussi des brouillages : Judith Butler, la philosophe américaine parle de « trouble dans le genre » pour précisément souligner les tensions entre les normes sociales et les façons individuelles de vivre, de se vivre, de s’identifier.
Un podcast de 30′ de Radio France.
Publié par
MICHEL AKRICH
Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde.
Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.
L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre.
Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche.
Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné.
Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.
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