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LNDT: @123. Récits d’adolescence en musique

Un podcast de 37′ de Radio France.

À l’occasion de la fête de la musique, le Book Club reçoit Joseph d’Anvers et Samuel Benchetrit, qui livrent deux récits d’adolescence emprunts de souvenirs musicaux : de Daniel Balavoine à Nirvana, ils offrent une exploration de la culture adolescente des années 1980 et 1990.

Avec

Joseph d’Anvers est auteur-compositeur-interprète et écrivain. Les talents de Joseph d’Anvers sont multiples : formé à la Fémis, il travaille dans sa jeunesse sur des tournages, joue dans des groupes de rock, entame une carrière de boxeur… En 2005, il choisit son nom de scène en référence à la station du métro parisien Anvers. Il fait paraître un premier album (Les choses en face, 2006), et en parallèle, il écrit pour Alain Bashung, Dick Rivers ou encore Françoise Hardy. Quatre albums suivront, jusqu’au dernier, Doppelgänger, sorti en 2021.
Joseph d’Anvers est également l’auteur de 3 livres : La nuit ne viendra pas (Tengo 2010 puis Pocket 2013), Les jours incandescents, roman graphique avec Stéphane Perger (Kennes édition, 2018) et Juste une balle perdue (Rivages, 2020). Son nouveau roman vient de paraître : Un garçon ordinaire (éditions Rivages), qui suit une bande de lycéens passionnés de musique, au seuil de leur vie d’adulte, avec pour point de départ la mort de Kurt Cobain en 1994.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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