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LNDT: @124. Adolescence : quand la réputation fait sa loi

Un podcast de 58′ de Radio France.

Conformisme, normes de genre et harcèlement, comment le poids des réputations gâche la vie des élèves

Avec

  • Margot Déage Sociologue de l’éducation et du numérique, membre du Centre d’Étude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir (CERTOP) à l’Université Toulouse – Jean Jaurès
  • Isabelle Clair Sociologue, chargée de recherche au CNRS
  • Hugues Draelants Sociologue, professeur à l’Université de Louvain

Adolescence, quand la réputation fait sa loi – un sujet d’actualité à l’heure ou les députés viennent de reculer l’âge de l’accès aux réseaux sociaux sans autorisation parentale… Conformisme, normes de genre, rumeurs et amplification par les réseaux sociaux : s’il y a bien une chose qui pèse sur la vie des adolescents, plus encore sur celle des adolescentes, et qui nourrit le harcèlement, c’est le poids des mauvaises réputations.Dans cette émission il est question d’une étude menée sur un temps long auprès d’élèves dans plusieurs collèges d’Ile-de-France. Une lecture essentielle pour toutes les personnes en contact avec des adolescents, tant leurs relations – dans la vie réelle et en ligne -, les principes de construction des bonnes et des mauvaises images au sein des groupes de pairs, y sont finement décrits et analysés. Le titre de l’étude : A l’école des mauvaises réputations (PUF, 2023). Son autrice, Margot Déage, est post-doctorante en sociologie de l’éducation au CERTOP (Centre d’Etude et de Recherche, Travail, Organisation, Pouvoir), à l’Université Toulouse-Jean Jaurès.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

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