a family having fun

LNDT: @176. Parents : doit-on toujours être d’accord sur l’éducation des enfants ?

Un podcast de Radio France (58′)

Grand entretien avec le pédopsychiatre Antoine Guedeney autour de la notion d’alliance parentale, malgré les conflits, les séparations et les grands bouleversements de la vie.

Avec

  • Antoine Guedeney Pédopsychiatre et psychanalyste à l’hôpital Bichat à Paris

La citation
« La plupart du temps, les enfants ne souffrent pas d’un désaccord entre les parents quand ils ne sont pas pris à partie, quand on ne les prend pas comme témoins et qu’on ne se sert pas d’eux l’un contre l’autre. Le problème n’est pas qu’il y ait des désaccords, il y en a toujours. Là où ça coince, c’est quand un conflit devient la guerre (…) Ce que j’ai pu observer, c’est des couples qui ont du mal à accepter que chacun puisse avoir une place et un rôle spécifiques ; il faudrait que les tâches soient parfaitement partagées et équitables, or pour les enfants ça n’a aucun sens. On n’est pas pareils, chacun doit jouer son rôle de façon articulée et complémentaire : on n’est pas obligé de prendre la place du père parce qu’on est le papa et inversement »,      Antoine Guedeney

Parents : doit-on toujours se mettre d’accord sur l’éducation quand on a eu des enfants ensemble ? Le sujet peut paraitre trivial, car nombreux sont les parents qui y réfléchissent.

Antoine Guedeney est pédopsychiatre, professeur émérite à l’université de Paris-Cité. Il a dirigé la policlinique Ney-Jenny Aubry, rattachée à l’hôpital Bichat à Paris, il a reçu le Grand Prix de la recherche de l’Institut de France et le René Spitz Research Award de l’Association mondiale de santé mentale du jeune enfant (WAIMH), dont il a été président.

Le sous-titre du livre que publie Antoine Guedeney chez Odile Jacob : Petit guide de l’alliance entre parents, plutôt que le titre, Du bon usage des pères, a son importance, car il est autant question des pères que des mères dans ce livre nourri par sa pratique et ses rencontres en consultation. Précisons que le propos développé tient compte de l’existence de couples homoparentaux et des parents qui élèvent seuls leurs enfants.

Comment donc s’inventer une complémentarité sans subir des rôles pré-écrits pour les pères ou les mères et sans que la domination s’invite dans la relation ? Comment être intelligents ensemble malgré les conflits et les désaccords, les disputes, les séparations, ou quand on s’est quittés depuis longtemps ? Éléments de réponse dans le cours de cet entretien qui a commencé par un rappel : quand il s’agit d’éducation, les désaccords non résolus entre parents sont délétères pour les enfants.

Publié par

MICHEL AKRICH

Je possède un parcours atypique et éclectique à forte inclinaison artistique. Aujourd’hui psychothérapeute à Avignon, la photographie est une passion qui complète parfaitement mon activité psychothérapeutique. Dans les deux cas, mes champs d’explorations sont les émotions. Tout comme pour mes patients, elles influencent ma façon d’être dans le monde et de voir le monde. Je développe un univers visuel poétique, parfois décalé et onirique très particulier. Je suggère des expériences esthétiques et existentielles avec des images volontairement floues. Ce parti pris oriente mon regard photographique et nourrit bon nombre de mes travaux où je recherche à saisir et à transmettre une atmosphère. J’ai toujours aimé expérimenter, explorer et découvrir de nouveaux sujets que j’aborde avec la même intensité, faisant à chaque fois appel à ma sensibilité ainsi qu’à ma sincérité.  L’image est comme une écriture, mon langage intime. Il est singulier, habité par le rêve, les visions et les envies. Jamais violents, mes clichés invitent à une contemplation et à une interprétation de mon imaginaire. Il me transporte dans une ambiance où fragilité, équilibre précaire, couleurs et mouvements questionnent la relation entre le visible et l’invisible. Grâce à la présence quasiment omniprésente du flou dans mon travail c’est comme un questionnement qui apparaît puis provoque, interroge et qui s’adresse à la capacité de chacun à s’émouvoir et à se laisser surprendre. Je produis des oeuvres abstraites parce que mon champs d’exploration est alors plus grand, mon imaginaire sans limite, voir même débridé. Détaché peu à peu de la technique, mon geste est plus assuré et spontané. J’explore et je crée à partir d’une émotion. D’ailleurs, je sais que je vais bientôt entreprendre un travail photographique quand je commence à me nourrir frénétiquement de photos, de lectures, de musées, de films. Lors de la fabrication, il faut que je perçoive que je rentre dans des zones nouvelles, que j’ai l’impression d’évoluer et surtout de ne pas me répéter dans mon activité. Regarder et montrer a toujours fait partie de ma démarche. Enfin, mes expositions se construisent lorsque je visionne mes clichés. À partir des formes et des dominantes de couleurs, émergent des envies qui convergent vers des idées de narrations. Ce qui est important, c’est de m’écouter et alors je suis à chaque fois étonné. Aujourd’hui, je vois en couleur, j’imagine en couleur, je rêve en couleur. Je pense la photo comme un médium dont le travail se rapproche de celui d’un peintre utilisant des pigments prononcés. Cela se traduit dans mes clichés par la présence de formes énergiques aux tons vifs. Mais pas seulement. J’expérimente de nouveaux territoires et j’explore de nouvelles parties de moi même qui m’entraînent vers un infini de possibilités créatrices, bien loin des photos imaginées lors de mon travail préparatoire et qui interroge mon rapport intime à la vie.

Laisser un commentaire